mardi 28 octobre 2008

D'art et d'essais

Un OVNI qui passe dans le ciel des publications et marque les esprits. Un travail d'artistes, une oeuvre d'artisans. De faiseur d'image - Thomas Bianchin - et de sculpteur de texte - Christian Jean. Ruck'n'roll aux éditions Cielstudio est immanquable. Impardonnable celui qui n'ira pas le commander chez son libraire préféré. Un livre libre de toute continguence autre que sa vie propre, maquette ébouriffante. Hors des circuits traditionnels de grande distribution. Nous devions en parler lors de Mardi Rugby Club du 4 novembre, sur L'Equipe.tv : c'est raté. Ce sera mardi prochain...

vendredi 24 octobre 2008

Pour Dick on s'interroge

Exposition de la famille PEGG rue Lesdiguières, cette semaine, et rencontre pas si fortuite avec Dick Sébastien, rocker des Alpes, fameux au point d'avoir pris la Bastille, enfin presque. Disons plutôt une des rues adjacentes. Sait-on qu'entre les Alpes et Lesdiguières la filiation ovale est d'importance historique ? Et pour commencer, qui est donc ce Dick Sébastien ? Ce slip d'envergure lui appartient-il vraiment ? Reste à savoir, pour finir, quel message vital a voulu imprimer ici l'artiste ? Autant de questions essentielles auxquelles il nous faut répondre sans plus attendre.

samedi 18 octobre 2008

PEGG lancé à l'étage





























Proche Bastille, Door Studio accueille à l'étage PEGG, collectif d'artistes. Expression décalée, jouissive, ludique. Noir et blanc. Pierre Escot (my bro) associe Xavier, Marie, Guillaume, Hubert et Alain, leur laissant entière liberté. Ton sur ton. Impression d'unité, de flux vibrant éclaté aux murs, au plafond. Pied au plancher. Beaucoup à voir, pas grand chose à boire, mais beaucoup à dire. A rire aussi. Sérieux s'abstenir. Vous avez jusqu'au 25 octobre pour laisser ici votre empreinte.

jeudi 16 octobre 2008

Prenez à Bastille !

Pour vous aérer les neurones, prenez le métro jusqu'à Bastille, trouvez la rue Lesdiguières (qui n'existe pas qu'à Grenoble) et poussez jusqu'au Door Studios. Vous avez du 18 au 25 octobre - à l'heure de la sieste puis de l'apéro - pour apprécier une exposition parmi les plus délirantes - PEGG n°2 - catalogue d'artistes conçu par Pierre Escot (my bro) et dispatché sur deux cents mètres carrés où il est question de portraits-robots filtrés au traducteur automatique, d'automates passés aux rayons X, de têtes de culs et de chaises reproduites; de slips aussi, culottes et caleçons dazibao. Délire salvateur en ces temps difficiles.

samedi 11 octobre 2008

Les meilleures sont courtes

Il fait partie des artistes du décalage en bout de lignes. Ose des relances culottées. Déblogue régulièrement. Sur "rugbymane". Allez-y ! Publie aussi. "Short Stories" chez Atlantica, éditeur basco-béarnais. A commander chez votre meilleur libraire. Vingt nouvelles à hauteur comme une passe dans le tempo, vingt façons de relier les êtres et le jeu. Et des rebonds, forcément, parce que ce ballon, comme la vie, ne tourne pas rond. Benoit Jeantet possède un style qui lui est propre. Une rareté. Il tord les mots, leurs sons, leurs formes ; multiplie les sens. C'est court mais ça se savoure. Comme un essai de Blanco qu'on repasserait au ralenti pour prolonger.

jeudi 9 octobre 2008

J. M. G. L. C.

Prix Nobel de Littérature. C'est tombé à l'instant. En Suédois. Enorme. Alors tout est permis. Dites-le à "La Ronde", dressez le "Procès Verbal", "La Fièvre" nous prend telle "Le Déluge". C'est "L'Extase Matérielle", "Géants" dans le "Désert" des écrits et du "Livre de Fuites". Le Clezio "Chercheur d'Or" a trouvé la pépite : un million d'euros et des poussières. Pour un critique du matérialisme, le comble. Comblé. Va les donner aux oeuvres à n'en pas douter. Perso, le mec qui écrit à la première ligne : "Il monte dans la vieille Ford pour aller rejoindre Anne" est davantage caramélisé que Nobélisé. Votre avis ?

mercredi 8 octobre 2008

Histoire d'A.

Ce samedi 6 octobre 2007, il est installé derrière l'en-but français en première période, autant dire qu'il va tout voir du premier essai, celui de McAlister et pourtant ne voit rien. Les yeux embués par les larmes. Quelques heures plus tôt, son épouse lui annoncait qu'elle le quittait pour un autre. Dans son petit carré d'herbe, assis sur sa boîte d'objectifs, il déteste la vie, sa vie, photographe de sports par monts et par maux. Toujours parti, jamais là. Il n'a plus rien à quoi, à qui se rattacher que ce match qui lui parait si étrange, si étranger. Il lance seul un pari fou : si la France emporte ce qu'elle doit perdre à cent contre un, sans aucun doute sa femme lui reviendra un jour prochain. Alors ce quart de finale, forcément, il ne peut pas le voir, le sentir, ni le vivre comme nous. McAlister marque devant lui. Son malheur n'est pas le nôtre. Il pleure. Impossible de distinguer les joueurs. Ils sont flous. Ses yeux ne voient que le gouffre qui s'ouvre devant son coeur. Carter marque au pied. Son désespoir touche le fond d'un abîme. Et soudain l'expulsion, comme le pus sort d'une plaie béante, Beauxis ajoute un but et Dusautoir transperce les All Blacks si gris. Je l'appellerai A. Ses larmes sèchent et rougissent ses paupières. Ce match, pour A., est un acte d'amour, une quête, un message immanent qu'il doit interprêter. Et Jauzion se laisse tomber à ses pieds. De loin il a vu, le premier, Michalak percer. A cet instant précis il s'imagine, A., que sa vie reprendra. Demain, ou plus tard, il ne sait pas. La France mène. Et puis la France va l'emporter. Lui aussi. Quelque part où rêvent d'un amour ceux que la vie laisse, transis.

lundi 6 octobre 2008

Sous un toit brûlant

C'était hier et c'est si loin. Un an, qu'est-ce donc ? Le temps de se retourner, à peine. Mais personne ne regarde en arrière vers Cardiff, ce 6 octobre 2007, sous ce Millennium clos. Marseillaise contre Haka, bleus nuit et all grey face à face dans un même boyau. Un match d'épaules et de cartons, d'illusions, qui semblait oublié. Sans commémorations. Personne n'y regarde de près, sauf quelques amis au coeur pur. Restera donc un livre sur les étagères du souvenir pour la gloire de Jauzion et de Dusautoir, celle d'un pack et de Michalak, nos cris à la lune pour un dégagement d'Elissalde en tribune, pour Vincent Clerc et une idée du French Flair qui perdure.

dimanche 5 octobre 2008

Encré à bon port

C'était samedi entre chien et loup autour d'un petit Chablis. Voisins, collègues, éditeur, amis embarqués dans une lointaine banlieue palaisienne. Stéfano, Anita, Cornelia, Jean-Charles, Pascale, Jean-Marc, Alain, Jaya, Philippe, Nathalie, Laurence, Claude, Robin, Agathe, Valérie, Jacques, Marilou, Rosalie, Christian, Martine, Patrice, Hugues, Corinne, Marie, Michel, Isabelle, Franck, Nemer, Sébastien, Alexandra... Chaleur, saveur, soutien et joie. Vos attentions et pensées... Florilège délicat de mots déposés à l'instant de repartir vers d'autres horizons. Par vous "Jour de gloire" est lancé. Je ne pouvais rêver plus belle entrée emmêlée. Abrazo a todos.

vendredi 3 octobre 2008

Cette nuit transfigurée

14 juillet 1979 à l'Eden Park, demi-finale de 1987 face à l'Australie, essai du bout du monde d'Auckland 1994, Twickenham 1999 contre les All Blacks et... aucune trace de ce quart de finale à Cardiff.
Le 6 octobre 2007, quinze de France terrassaient la Nouvelle-Zélande, ses représentants d'ovale et tout le pays.
Un an de passé. Et cette date semble avoir été oubliée.
"Jour de Gloire" rend hommage aux héros de ce soir épique. Mais où est-il situé dans votre panthéon tricolore ?