mercredi 27 avril 2011

L'électro nique




Il fallait bien un jour que ça arrive. Créé de toutes pièces par les médias électroniques, la tête de gondole préférée de la ménagère de moins de cinquante ans s'est fait niquer par le clavier. Trois phrases dans un Journal du Dimanche et quinze jours de mise au ban. On meurt pas où on péche. Juste retour des choses. Complétement imbibé par la théorie du complot chère à son paranoïaque d'entraîneur francilien, Caveman retourne dans sa grotte. J'y trouve quelque chose d'assez jubilatoire, finalement. C'est même la parfaite parabole. Les médias fabriquent Chabal, et il se détruit dans les médias. Drôle de société que la nôtre, drôle de rugby. Comme le dit le philosophe Albaladejo: "Le rugby a suivi l'évolution de la société. Le contraire eut été préférable."Ca doit vous inspirer, non ?

mardi 26 avril 2011

Tir de barrage

Et si la Comme Fou reprenait le ballon ovale au bon rebond de la dernière journée de championnat pour imaginer quelles seront les clubs rugueux en lice pour les barrages si peu pacifiques au moment de conclure une saison de Top 14 particulièrement relevée, indécise et populaire, joute lancée à distance entre Biarritz et Bayonne, frontale entre Montpellier et Toulon, en imaginant que le Stade Français puisse vaincre le Racing à Charléty, juste pour le plaisir, comme ça, pour la beauté du geste, et la grimace de Berbizier qui finit par être aussi drôle que le nez rouge de Bozzo le clown tellement s'en est grotesque ?

Alors, Toulon, Biarritz, Bayonne ou Montpellier ?

samedi 16 avril 2011

Une ville debout



Retour de la Grosse Pomme, bien juteuse, pas facile à croquer, mieux vaut des petits morceaux. Poussièreuse, au sens propre. Bruyante comme inimaginable. Bien droite, tendue, raide quoi... Gigantesque. Une semaine les pieds en feu, à marcher de long en large, un jour plein soleil le lendemain froid, vent et pluie, de Central Park North à Brooklyn Heights, une sacrée balade, de l'O.N.U à Dame Liberté, de Bach à la famille Addams, contraste, foisonnement, rupture, bouillonnement, ambiance cool, no stress... en revanche, grosse déception dans Chinatown et Little Italy, surfaits, mais bonne surprise sur Times Square et Battery Park. Des Pollock, Kline, Warhol comme s'il en pleuvait, au Met et au MoMa. Au final, plein la gueule !

mardi 5 avril 2011

Avril, c'est débile


Fuite radioactive en mer et dans le ciel depuis Fuckyoushima, au Japon, du coup le nuage passe et repasse chaque semaine au-dessus de nos têtes, mais personne n'en parle, c'est plus assez tendance.

La France est en guerre en Lybie, certes, mais elle vient d'entrer aussi en conflit en Côte d'Ivoire. Question : ça fait combien de temps que la France n'était pas entrée deux fois en guerre dans le même mois ?

Houellebecq arrête d'écrire, et c'est une bonne nouvelle, pour se lancer en politique en traitant les "écologistes" de "collabos", et ça c'est aussi subtil que sa prose grise.

Martine Aubry présente le programme du P.S. et elle, contrairement à Houellebecq, on préférerait qu'elle écrive un roman. En fait, tout bien pensé, non. Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée.

Pour finir (on espère) l'U.M.P. tient absolument à organiser un débat de deux heures pour faire fondre la laïcité dans le communautarisme.

Je ne sais pas comment vous ressentez ça, mais j'ai l'impression qu'avril va être débile.

vendredi 1 avril 2011

Bleu et blanc


Nous étions tous (presque, n'est-ce pas Benoit ?) en bleu et blanc, couleurs du CA Périgeux, et à l'heure (presque tous, n'est-pas Le Tigre ?), chevaliers de la table rectangulaire. Et nous avons fermé le restaurant. Z'ont même pas osés nous mettre dehors. Antoine, Matthieu, Séb, Frédéric et Juanito encadraient Jacky Adole, pacha du Al Dar. Des anecdotes sur le temps jadis, aussi savoureuses que les mets commandés par Le Tigre, en v.o., des dédicaces comme s'il en pleuvait, Frédéric qui est venu avec un semi-remorque de livres rares, des discours, des toasts (à ta santé, Gilles !), le vin coulait à flot, Antoine dans l'émotion, Séb déchainé comme jamais, bref, un grand, un très grand Crazy Ruck ! Et puis ensuite, un, puis deux, puis trois cafés en terrasse sur Saint-Michel, on regarde l'heure, oh putaing, 19h, déjà... Alors retour à Orléans pour une omelette aux lardons et un p'tit coup de vin de Carcassonne... Prochain invité ? Jean Trillo est partant !