
Franchement, ça me défrise ! Il n'y a de considération que pour les puissants, les riches et les têtes de gondole. Il avait pris soixante jours. Point barre. Sans doute les arbitres français sont nuls, mais ils ont été formidables en finale de Coupe d'Europe. Et leur niveau est largement supérieur à celui d'un Chabal en équipe de France qui, lui, est franchement en dessous de tout. Soixante jours et basta. Rooooh. Mais que s'est-il donc dit, que s'est-il donc passé mardi midi pour qu'il recouvre la liberté et retrouve le terrain, juste à temps pour prendre le train, direction Marseille ? Un petit arrangement de grosse ficelles entre amis comme (seul ?) le rugby sait si bien les conconcter. Zéro crédibilité. Les fameuses valeurs qui font la gloire de ce jeu ? Explosées en vol. Interrogé, Fabien Galthié, coach de Montpellier, adversaire de samedi, lâche : "Sans commentaires". Mais à la Comme Fou, c'est plutôt l'inverse... Vous n'éviterez pas d'en dire trop, hein ?

Dans ce marasme social et politique - la barbe ! -, un rayon de poésie pure. La sortie de "Décompte zéro", aux éditions Derrière La Salle de Bains. Un texte intense, tranchant, unique, étonnant ; une écriture neuve. Signé Pierre Escot. Oui, j'ai un frère et pas qu'un petit. "Décompte zéro", c'est une belle entreprise en bonne compagnie : Burroughs, Ferlinghetti, Onfray, Ginsberg, Holmes, Bulteau. Des pépites au milieu de joyaux. C'est d'un raffiné rare. Ca nous sort du bazar ambiant, de la petite vérole et des mauvais rebonds. 

