mercredi 28 mars 2012

600 milliards

Il y avait le film, "300". Et maintenant le pamphlet. "600". Écrit par Antoine Peillon, journaliste, le frère de qui vous savez. Il ne s'agit pas de spartiates bodybuildés mais de milliards d'euros. Ceux qui manquent cruellement à la France, ceux de l'évasion fiscale organisée depuis plusieurs décennies. 600 milliards correspondant environ à dix pour cent du patrimoine français. Tout le monde (police, fisc, renseignements) sait et savait, personne n'agit. Et pendant ce temps, on nous bassine avec le trou de la Sécu... Livre courageux, solide enquête. De quoi occuper votre week-end.
C'était la chronique des choses qui fâchent et qui vont finir par mettre les cochons de payeurs vraiment en colère si ça continue comme ça...

jeudi 22 mars 2012

Attention, culture(s) !

A la Comme Fou - un extrait par là, une allusion par ici - nous encourageons à notre façon la culture. La poésie du quotidien parsème nos échanges, entre allitération et maximes détournées. Cultivez, les ami(e)s. Comme ces Bordelais qui font pousser des plans de cannabis dans leur jardin.
Notre pouvoir d'achat baissant mois après mois, une tendance apparaît clairement : la culture personnelle remplace petit à petit la grande distribution. Un alcool de prunes de derrière les fagots, les plants de tomates gonflés à l'engrais naturel... Le troc est aussi en train de redevenir à la mode : tu me fais la vidange et je te tapisse ton salon. Le savoir faire est à l'honneur, mes ami(e)s. Il faut le faire savoir.
Alors, si à la Comme Fou, nous devions construire la société idéale, Francis Bacon le matin au petit déjeuner et bootleg le soir au coin du feu, quelle serait votre contribution ?

lundi 19 mars 2012

Une seule couleur

En rugby comme en politique. Des goûts et des couleurs. Il y a le noir, porté en chemise. Le noir Marine. Je sais, c'est pas joli au teint mais parfois ça gagne. Malheureusement. Mais certains Français ont apprécié l'Occupation du terrain. Il y a le bleu. C'est pas terrible terrible. Du fond de grand écran pour les meetings : vous remarquerez que tout le monde, ou presque, en met. Ils ont un demi de mêlée, les Bleus, à la Fouroux. Nicolas Furax qu'il s'appelle. Avatar avorton du grand Jacques. On parle du rose, comme au Stade Français de Max, comme au Racing du Showbiz. Sauf que ce rose-là manque de punch. C'est un peu mou des pattes de devant. Dommage. Pas de souffle, non plus. François mais en version Chamalow. Le vert, aussi. C'est joli. Mais ça joue dans tous les sens, sans esprit d'équipe. L'orange maintenant et ça attaque au centre. Une hérésie. Parce que plus personne ne passe au centre, désormais. Et puis le Pays de Galles a remporté le Grand Chelem, samedi. Le rouge a dominé ce week-end. Le Rouge Bastille. De belles prises de bal du dimanche. Mélanchon on ne connait pas son prénom mais il vient de se faire un non.

mardi 13 mars 2012

J'ai la Galles

Vous je ne sais pas mais moi j'aurais bien aimé être un Gallois. Naître avec un ballon de rugby dans les mains, élevé avec de la Guinness dans le biberon, avoir Barry John comme voisin et des chants à apprendre pour le dimanche. J'aurais aussi inventé la ligne de trois-quarts moderne en déplaçant un joueur du pack au centre du terrain, histoire d'avoir quatre attaquants au lieu de trois (cf trois-quarts). Mes amis et moi aurions dominé le rugby de la fin du XIXème siècle, puis celui des années 70. J'aurais dans ma chambre une photo dédicacée de Barry John et de Gareth Edwards (non, ça c'est déjà fait), et puis en 2005 et en 2008, nous aurions fêté les Grands Chelems pendant une semaine (je ne sais pas s'ils ont la RTT à Cardiff, je vais me renseigner).
Un lointain cousin, Owen Roe, a exporté au pays basque le jeu de passes il y a de cela très longtemps. Il a un peu ramé mais l'Aviron y a beaucoup gagné. Le genre a fait florès, et c'est même devenu un style "à la Française". J'ai cru voir qu'avec le temps la manière avait disparu. Mais chez nous, elle est encore vivace. On appelle ça le Hwyl. Et samedi, il y aura du Hwyl plein le Millennium. Des chants et de la Guinness, Barry John en tribune officielle et des trois-quarts rouge partout. Ah, mes ancêtres les Gallois...

vendredi 2 mars 2012

Raie publique

L'heure est grave. La République et la démocratie sont en danger. Marine Le Pen ne va pas pouvoir se présenter aux élections présidentielles. C'est pourquoi la Comme Fou brise le silence dans lequel elle avait décidé de se murer jusqu'à la fin du Tournoi (en voilà une compétition qui mérite le détour avec une élection au cinquième tour, le 17 mars, à Cardiff).
Le Front National, héritier de l'Action française, nourri par La Cagoule, plongé dans Maurras, le Front national anti-républicain hurlant son " tous pourris" pour évoquer les politiciens de la Cinquième, Le Front national, donc, ne recueille pas assez de signatures des maires de France. Etonnant ?
A force de critiquer la démocratie, voilà Le Pen fille obligée de faire un appel aux élus à la télévision en prime-time (elle est bonne fille, la télévision publique). L'arroseuse arrosée. Il lui manque quarante huit signatures. Vous, je ne sais pas mais moi, je n'ai pas envie de pleurer. On ne peut pas passer trente ans, père et fille, à dénigrer la vie politique française sans se prendre un jour les pieds dans la harangue.
Arpenter le trottoir de la République pour récolter un fond, ça porte un nom.