dimanche 27 mai 2012

Vit à vie

Ce qu'il y a de bien avec les politiques, pour paraphraser Audiard, c'est qu'ils osent tout et c'est même d'ailleurs à cela qu'on les reconnait si facilement. Pas de pudeur, aucune occasion ratée. Il faut être sur la photo, faire le buzz, se donner en spectacle, rameuter et ratisser large. Ainsi Lady Sego parachutée à La Rochelle pour tenter (c'est pas gagné) de décrocher le perchoir de l'Assemblée nationale n'hésite pas à poser avec un carabin turgescent qui fêtait sur la place du Marché l'enterrement de sa vie de garçon devant les étals de concombres et de carottes (pas rapées, les carottes...).
Je sais d'avance que la Comme Fou va se délecter de ce cliché et j'attends avec impatience vos commentaires assaisonnés...

dimanche 13 mai 2012

En phase finale

Bien sûr, il y a le remake. Castres-Montpellier, en bleu et blanc. Sorte de déjà vu. Avec Teulet qui enquille et Trinh-Duc qui surfe. Bien sûr, il y a la guerre des étoiles : Toulon-Racing à Mayol ! Allo, allo, Giteau, Wilko, Steyn et El Mago sur un bateau et qui tombe en rade ? Mais moi le match qui commence déjà à me passionner, peut-être même davantage que le duel qui vient de passer entre Hollande et Sarko, il va se dérouler dans le nord. Et ça va taper fort. Vous voyez bien de quoi je veux parler : Le Pen contre Mélanchon. Ou plutôt l'inverse, car c'est l'homme au maillot rouge qui monte défier, en challenger, la prêtresse blonde des chemises brunes. Il en faut du courage et de la conviction pour relever le gant face à la dame de plomb. Ce match-là se joue pour la démocratie entre deux extrêmes. L'un attaque à gauche quand l'autre déborde à droite: face-à-face, ils ne peuvent que s'affronter. Le perdant, et c'est tout l'enjeu des urnes, sera décrédibilisé et balancé sur la lune; le gagnant relancé. Il y va donc de notre avenir : une France sociale, encore plus marqué à gauche qu'elle ne l'est depuis le 6 mai, ou un pays droitier. La main tendue ou le bras levé. Une sorte de lutte finale qui va nous en dire davantage sur nous même, dans une région de corons touchée par la corruption et le chômage. Un vrai grand match de phase finale. En juin. Pour savoir à quel stade la France se situe.

jeudi 10 mai 2012

Crazy Ruck en Seine

Nous en sommes donc au dix-huitième Crazy Ruck, déjà... Autant dire, en ce qui nous concerne, que l'affinité laisse place à l'amitié.
Au pied de la grande bibliothèque François Mitterrand, nous n'avons pas parlé littérature comme d'habitude mais cinéma, portant nos regards vers le MK2 où passaient Margin Call et Dark Shadows. Le choix s'est porté sur le huis clos à Wall Street, après un débat passionné. Etaient présents Benoit, Antoine, Frédéric, Gilles, Séb, Le Tigre, Pierre et Ritchie. Sur la photo, signée Frédéric, vous apercevez un bout d'Antoine, puis Pierre, Benoit, Gilles, Séb et le Tigre... Nous avions, comme décidé, apporté chacun un DVD à offrir. Choix hétéroclite : Mars Attack, Bronco Apache, Killing Bono, Artemisia, La mer à l'aube, Society, Good Morning England et La ligue des gentlemen extraordinaires, long métrage au titre parfaitement choisi notre l'assemblée. Ceux qui n'étaient pas là, je vous laisse deviner qui a hérité de quoi. Nous avons surtout décidé de créer l'association des amis du musée du rugby français, qui va voir très rapidement le jour et dont Frédéric, à l'unanimité, a déjà été élu président. De président, il en fut un peu question, l'Internationale finissant par résonner dans le hall du complexe cinématographique... Soleil, agape, cadeau, cinoche, tout pour passer un bon moment, ponctué par une balade digestive au-dessus de la Seine. "C'était bien, c'était chouette, avec Aurore et, surtout, avec vous tous..." écrit Gilles. C'est ainsi que j'ai appris que la passerelle en question était l'oeuvre de Dietmar Feichtinger. Nous avons bien vu qu'elle était baptisée "Simone de Beauvoir"... "C'est amusant lorsque l'on sait le mépris qu'elle nourissait à l'encontre des ingénieurs et les vacheries qu'elle écrivit sur eux, genre :"Ce n'est pas un hasard,si pour nous l'ingénieur représentait l'adversaire privilégié; il emprisonne la vie dans le fer et le ciment. Il va droit devant lui, aveugle, insensible, aussi sûr de soi que de son équation et prenant impitoyablement les moyens pour des fins" (in "La Force de l'âge"). Heureusement que ce bon Feichtinger n'est pas qu'ingénieur, mais aussi architecte : sa passerelle et sa cambrure sont d'une grâce et d'une élégance rares, traçant dans le ciel une très raffinée calligraphie..!" nous apprend Gilles, intarissable. Au fait, interroge Francisco, C'est quand le prochain Crazy Ruck ?

lundi 7 mai 2012

D'un François l'autre

Une heure du matin, François Hollande est remonté de Tulle pour s'exprimer place de la Bastille. Il parle de justice et d'Europe, de fierté et de générosité, la voix cassée. Il embrasse ses compagnes, l'ancienne et la nouvelle. Ce 7 mai au matin, le nouveau président de la République rejoint trente et un ans plus tôt un autre François, Mitterrand celui-là, la pluie et l'orage en moins. Il refuse la fatalité qui veut que la crise nous oblige à l'austérité, parle d'un espoir pour les autres peuples. La France pourrait redevenir le phare des nations qu'elle a été. Personnellement, je n'imaginais pas ce François-là dans les pas de Tonton. Je me suis trompé. Il commence fort. Maintenant, reste à savoir -nous sommes curieux à la Comme Fou - qui sera où. Une certitude, Vincent Peillon à l'Education. Vous avez des pistes ?