La proposition est passée (presque) inaperçue, à savoir interdire le plaquage dans les écoles anglaises qui pratiquent le rugby comme activité sportive au motif que les enfants ne sont pas encadrés par des professionnels avertis des techniques particulières de ce jeu. Protection de l'enfance, comme avec la mêlée qu'il est interdit de pousser dans certaines catégories d'âge.
Au fil du temps et de certains impératifs économico-médiatiques, le rugby, de tous les sports collectifs de balle, est celui qui a la plus changé son règlement et sa pratique depuis sa création, en 1823, au collège de Rugby. On ne parlera pas de son ancêtre, la Soule, bagarre générale entre deux villages, le parvis des églises faisant office d'en-but.
L'ascenseur en touche, la passe en avant à condition que le mouvement des mains soit en arrière, le jeu au sol favorisant la conservation de la balle au détriment de sa vie, le nombre de joueurs (de 22 à 15), l'arbitrage (des capitaines-directeurs de jeu à l'arbitrage vidéo), le nombre de remplaçants (aucun et aujourd'hui huit, dont deux - les piliers - ad lib), sans oublier les points, l'essai passant de un à cinq : tout évolue.
Qu'en penser ? A vous de me le dire ! Modernité ou soumission ? Vitalité ou régression ? Tous les ans, est-il utile de repenser ce jeu ? Un arbitre international me commentait, il y a peu, les règles nouvellement en vigueur et celles à venir, au point que j'avais fini par ne plus savoir de quoi il me parlait et lui par s'emmêler. Le plus difficile, dans l'époque que nous traversons, est bien d'y trouver de l'épique.
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vendredi 4 mars 2016
dimanche 13 décembre 2015
Allez, les verres !
Dimanche, j'ai pris une décision d'importance. En changeant d'un seul coup de paradigme, je me suis reconnu un nouvel optimisme. Sans doute parce que j'ai trouvé finalement ce que je cherchais depuis tellement longtemps...
En cette période politique troublée comme le fond de bouteille d'une mauvaise piquette, j'ai décidé de revenir aux fondamentaux. Me voilà dopé à l'EPO : eau, pastis, olives. Pas de quoi battre des records, néanmoins, mais assez pour éviter de me retrouver dans la gruppetto et d'arriver trop tard.
Dans ce remugle sans idées, sans projets, j'ai choisi ce que je crois être le meilleur parti, celui de notre amitié. Je glissé mon bulletin sur le zinc. J'ai pris mes jambes à mon coude et levé les derniers doutes : voilà, c'est décidé, je vote pour les verres.
Allez, remplissez-les de gaité. Je vote le vin, et même tous les vins du mois s'il le faut, et personne ne pourra m'en in-pichet. Retrouvons-nous autour des verres, c'est notre salut public, notre bon comité. Mettons-nous au goulot joyeusement. En y plongeant nous trouverons la lumière qui fait défaut ailleurs. In vino veritas. Léon (auteur choc du "Dictionnaire chic du vin", à lire avant que la lie, etc...), à la tienne ! Et donc à la nôtre !
dimanche 15 mars 2015
Rome tonique
Ce n'est pas ma boisson favorite mais il faut avouer qu'un peu d'accent tonique sous la pluie de Rome n'est pas pour me déplaire. Du moment que le jeu ne reste pas devant, il peut y commencer. D'ailleurs, c'est souvent ainsi : il faut s'en mêler pour qu'avance un projet. Une fois de plus, le rôle du pilier droit s'est avéré crucial. Le législateur a beau vouloir déviriliser cette phase qu'il juste anachronique et dangereuse, si peu spectaculaire et chronophage, il se fourre le doigt dans le fondement du jeu. Quand une équipe bafouille son rugby, relâche les ballons, se perd un peu dans ses lignes, rien ne vaut une bonne poussée pour recadrer l’ensemble. C’est finalement Jacques Fouroux qui avait raison. «Mêlée ! Mêlée !» hurlait-il à ses joueurs durant les entraînements sur le terrain boueux, ou gorgé d’eau après l’apéro, du château Ricard, séances de joug souvent terminées à la nuit tombée, sous les chênes. Qui n’étaient pas de télévision, à cette époque-là... Voilà où nous en sommes aujourd’hui : à nous extasier pour une relance de Spedding, un roulé-moulé de Bastareaud au pied des poteaux pour l’essai du gros score, sdes mêlées qui explosent l’adversaire. Jacques, si tu regardes ce blog, un peu d’indulgence, s’il te plaît ! Longtemps, toi et moi, nous avons bataillé parce que je pensais qu’une attaque de génie valait dix mêlées à la postérité. Dimanche, à Rome, il n’en a fallu que trois, de mêlées, pour briser les cuisses italiennes, changer la face de match jusque là médiocre, redonner confiance aux petits Bleus qui sont en deuxième division mondiale et densifier le score. Est-ce le début - enfin - d’une aventure ? Est-ce seulement ponctuel ? Et surtout, sera-ce suffisant samedi prochain à Twickenham ? Tu en penses quoi, toi ?
jeudi 12 novembre 2009
Play, boss !

Tout a déjà été dit mais nous pouvons essayer d'y ajouter quelques coups de folie... Grabuge sur ligne d'avantage, défi frontal en mêlée, utilisation de la règle à la limite et même au-delà, des coups de pieds "dans la boite" sans papier cadeau. France-Afrique du sud ou le choc entre les Tricolores et Arc-en-ciel, Coqs versus Boks. Dans l'arène de Toulouse. Avons-nous une chance ? Plusieurs ? De quel côté la balance penchera-t-elle ? Et pourquoi ? Allez, lâchez-vous, avant le coup d'envoi. Nous sommes à moins d'une heure, maintenant...
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