Jeu de mains, jeu de Toulousains... Voilà bien un slogan qui est en train de voler en éclats. Aujourd'hui, pour voir du rugby, il faut se rendre, à coup sûr, du côté de Clermont et de Montpellier. Pierre Villepreux, le vulgarisateur de la méthode instaurée par Robert Bru, elle-même trouvée à la source de René Deleplace, le Spinoza du rugby, m'avait précisé, en 1985 (déjà) : "Le score n'est que le résultat de la performance. Il faut penser uniquement à la qualité de notre jeu, et le reste vient tout seul ensuite."
Il faut croire que cette philosophie, contrairement à celle du vieux Baruch, n'a pas passé l'écueil du temps, en ce qui concerne le rugby le cap du professionnalisme, des résultats à tout prix, du pragmatisme, du réalisme, de l'efficacité, bref de tous les poncifs qu'on nous sert dans les conférences de presse d'après-match, dos au panneau des sponsors qui semblent être les seuls partenaires dont on se soucie.
Toulouse éliminé de la H-Cup (comme en 2001, 2002 et 2007), Toulouse seulement (?) troisième du Top 14, c'est la fin du mythe ?



