samedi 18 juin 2016

Rennes d'un jour

 
Roazhon Park de Rennes, autant dire un pléonasme aussi emballant que Stade de France en France. Et on se demande bien ce que Park signifie en breton. Rien. Stade s'écrit Sportva ou Neuze. C'est plus joli, neuze, non ? Roazhon Neuz, ça aurait de la gueule. Bref. Pelouse billard, tribunes mode Mayol, normal c'est Rolland Courbis qui entraîne le Stade Rennais. Et là arrivent les Héraultais.
 
De loin, sans mes lunettes, je confonds Thibaut Privat et François Steyn. Vous dire le gabarit du Bok. J'avais oublié à quel point il est massif. Et souple comme un verre de lampe. Pendant que je discute chiffons avec Mourad Boudjellal et journalisme avec Abdel Benazzi, il chope trois ballons et s'amuse à balancer trois drops de cinquante mètres. En coin. En haut des barres. Et deux au milieu. Impressionnant.
 
Le pack de Montpellier, c'est celui de Toulon les années passées. Passe Demetri Catrakilis, trapu, et tout sourire. Je l'arrête : les préposés du Roazhon Neuz n'ont pas descendu le drapeau de la Grèce, rapport au match de football féminin qui s'y est déroulé. Voilà pourquoi la photo. Ca l'a fait marrer. C'est encore sympa le rugby pro. Et il est allé immédiatement se faire mousser auprès de ses coéquipiers, hilares. 
 
Une heure plus tard passe Steffon Armitage. Tout petit. Mais alors vraiment format poche. Une boule. Les Clermontois transpiraient le stress et les Racingmen la confiance. Facile à écrire après, mais pourtant vrai. Vous avouer que Rennes, c'était sympa, comme un retour aux sources de la Soule. Sauf qu'il n'y avait pas beaucoup de supporteurs. Ils seront à Barcelone. Moi pas.
 
Et  puis il y a eu les matches, j'oubliais. Clermont-Racing ? Folie. Comme ces constructions exotiques dans un jardin manucuré. L'un de ces moments qui vous réconcilie avec le Flop 14 devenu vraiment top pour l'occasion. Même Toulon-Montpellier a été épique. Cela dit, ça piquait. Comme si vous y étiez...

jeudi 2 juin 2016

Balle au show

Il pleuvait. Impossible de sortir sans risques six sportifs (Ritchie, Seb, Benoit, Christophe, Nemer, Antoine) sur un play-ground en stabilisé pour un match de basket. Les déliés contre les pleins, les touffus vs les chauves ? Une prochaine fois... Au soleil. Pourtant, Le Tigre était venu - le retard est une ponctualité libanaise - mais en tenue, grosse balle orange en main. Il était bien le seul à y croire. Ah non, Benoit avait apporté le short de l'ASPTT Paris, bleu et rouge, comme les couleurs de Grenoble, subtile attention en direction de Sylvie.

Nous avons fait pleuvoir l'apéro, pineau des Charentes, Pastis et Ricard : c'était l'été indoor. Tandis que dehors, ça tombait fort, ça attaquait épais dans le salon. Saucisse sèche de l'Aveyron au roquefort, chipolatas sans chipoter, merguez de compétition, le tout (soleil rouge) sur du Chinon bio, du Puisseguin Saint-Emilion puis un vin millésimé (2002) de la vallée de la Bekaa qui relançait en profondeur, tannique, puissant, typé.

Il fut question d'Henri Mioch et de Walter - le seul, l'unique - du festival de Cannes et de Jean-Paul Belmondo, de Vincent Lindon (qui pourrait jouer troisième-ligne aile) et de Jeannot Salut, de Jimi Hendrix et d'ondes gravitationnelles, de Sixto Rodriguez et de Montpellier (pour le lien sud-africain), de Vincent Clerc (beaucoup, passionnément) et de Mourad Boudjellal, de Christian "le Prince" Montaignac et d'Henri Garcia, pour enchaîner sur Denis Lalanne et les Hussards qui poussent à droite.

Vous l'avez compris, une rencontre "six pack" bien plus ovale que mains au panier. Entourés de tableaux de maîtres, nous sommes entrés dans le Monet-time sans discours par un Château Giscours 2000 en recevant Dévédés et BluRay cadeaux sans décoder from Seb le généreux, tout en évoquant Emile Borel. La probabilité d'un essai en fin de match restait à la discrétion de Benoit : préface ou pas ? Finalement, oui. Il ouvrira le "je" pour l'ouvrage d'Antoine et de Nemer. A sortir prochainement. Sur le rugby, bien entendu. Mais pas que.

samedi 21 mai 2016

Elisa en planches


La fille de mon copain Julien a écrit et mis en scène une pièce de théatre intitulée "Cymbalta, anti-dépresseur de référence". Elle s'appelle Elisa. Je ne la connais pas. Mais je connais son papa. NOus avons travaillé ensemble à la rubrique rugby de L'Equipe entre 1990 et 2000. J'ai surtout apprécié sa passion pour le cinéma, et du meilleur. Samedi 21 mai à Ivry au Théâtre El Duende, à 20h30, avait lieu la première de trois représentations. Les deux suivantes ? Mercredi 1er et vendredi 3 juin (à 19h) au Théâtre de la Reine Blanche à Paris, dans le 18ème.
Il est question de cinq femmes en manque d'amour mais pas de vie et deux hommes, dont un absent... Réunis mais pas par hasard. L'occasion de soutenir Elisa. Qui devrait obtenir de nouvelles dates sur Paris à la rentrée prochaine. Lui donner assez d'énergie pour relever ce superbe défi. Papa moi même je peux imaginer que ce Julien ressent à cet instant.  
Je le sais très fier, tout d'abord parce que sa fille est allée au bout de sa passion pour le théâtre, qui l’accompagne depuis son enfance. Mais fier aussi de la grande qualité de son travail. Tous les amis de Julien vont croiser fort les doigts pour que cette grande première soit le début d’une belle aventure pour elle.
Ami(s) de la Comme Fou, si vous ne pouvez pas vous rendre à Evry ni dans le dix-huitième, je sais que vous ferez passer cette information, vous en parlerez autour de vous, vous partagerez via les réseaux, vos réseaux. Comme d'autres papas, Julien oeuvre pour que sa fille, Elisa, artiste, puisse vivre pleinement ses passions, ses envies. Puisse vivre sa vie, tout simplement. 
Je n'y suis pas ce samedi. Mais j'y serai le mercredi 1er juin, dans le 18ème. Qui sera avec moi à La Reine Blanche ?