lundi 8 février 2016

Plaisir d'offrir

Gonflé, ce week-end passé à suivre les rebonds de ballons. C'est un métier mais aussi une passion avouée. France-Italie tout d'abord au Stade de France verrouillé comme tour de ruck. Pour la première fois vécu à la façon supporteur, arrivée aux abords à l'heure de l'apéro entre amis et parler de ce match comme de l'opportunité d'une rencontre. Le XV de France s'est trouvé un buteur et un ouvreur sous le même maillot dix. Un ailier hors normes aussi. Et une victoire inespérée. C'est déjà ça. Même si vous pensez, de la Comme Fou, que l'équipe de France battra ensuite l'Irlande et l'Ecosse sans coup férir.
 
Puis vint Irlande-Galles, certainement le meilleur de la première journée de ce Tournoi post-Mondial, affrontement sans répit, les temps forts succédant aux belles occasions. Score de parité et vraiment pas nul. Puis déboula Marseille-PSG pour vite se réduire à de petits pas et des grands ponts, parfait pour relancer le dimanche avant le Super Bowl.
 
Et là, pas de bol, une finale fermée sous un ciel dégagé, parole à la défense, quaterbacks démontés, et des "flags" - l'arbitrage vidéo américain - jetés par dizaines. Autant d'arrêts de jeu bien utiles pour faire le plein de pizzas, de bières, de doritos et de cidre, de gâteau et de vin sud-africain. Bref, le Tigre sait recevoir. Il est six heures du mat' et je vais me coucher, ami(e)s, en savourant cette légèreté de l'existence rythmée de buts, de passes et d'essais sur fond d'amitié. 

jeudi 28 janvier 2016

Sept extra !

Antoine, Le Tigre, Ritchie, Vince, Seb, Léon et Chris raidis pour Rio et les J.-O. Bien sûr à 7... Trente-troisième Crazy Ruck, donc, et c'est Ritchie qui toussait, docteur, dites. Quant à la cervelle, ma foi, il y en avait partout. Mais pas dans les assiettes. Du foie, plutôt.

Chris a remarquablement placé Nietzsche dans l'intervalle en fin de match, Léon nous a épaté avec ses sept travaux d'Hercule de la plume alerte, Seb venait de perdre son oncle Jean - grand journaliste de sports devant l'éternel (cf. son dico chez Bordas) - et nous sommes tous passés au rouge à sa mémoire; Vince avait sorti le cigare de président, Le Tigre a testé notre culture ovale et Antoine a donné du temps de jeu effectif à cette agape de belle tenue.

Les livres avaient cours (c'est devenu notre marque pages), les options furent immédiates : coups de cœur, coups gagnants. Des envols sereins portaient haut dans le ciel vers nos Indes, nos horizons, nos projets, philosophies de vie, enchaînements chics, désirs intacts, anecdotes jaillissantes d'un Crazy Ruck fluide et saignant.

Bien sûr, nous avons décerné le prix Novès de litres et ratures, en évaluant les chances de victoires tricolores dans ce Six nations. Elles vont de une à trois, selon... Ah si, j'ai relevé un en-avant montois qui fait tache. Promesse de se revoir jeudi 24 mars, midi, Chez Henri ou au Al-Dar, selon, pour débriefer le Tournoi. D'ici là, bons matches.

lundi 25 janvier 2016

Intelligence situationnelle

A la fin des années 90, Pierre Villepreux, alors entraîneur adjoint du XV de France, avait évoqué "l'intelligence situationnelle" lors d'une séance du côté de Bagnères-de-Bigorre, là où les coéquipiers de Saint-André tentaient de trouver des solutions aux problèmes posés. Outre que celui qui a conduit les Tricolores au fiasco que l'on sait en octobre dernier aurait mieux fait de s'inspirer des conseils de son ainé plutôt que de s'en gausser à l'époque, le cerveau revient à la mode.
 
Jeudi, lors du Crazy Ruck chez Henri, je ne sais pas si nous allons commander de la cervelle mais à coup sûr nous allons parler de la méthode toulousaine, évoquer Novès en bleu et surtout l'énorme bourde du sieur Parra. Quand Novès parle de treillis militaire pour imager l'esprit de corps qui devra prévaloir d'entrée de Tournoi, Parra ferait bien de se greffer un peu de moelle.
 
Tout le monde a vu Clermont-Bordeaux ? L'allant des Girondins, qui n'avaient pas froid aux yeux ni aux doigts, et des Clermontois congelés. Allez, c'est Bardy ! Les Jaunards ont le carton jaune donneur et bien peu de lucidité. Morgan Parra, ci-devant demi de mêlée du XV de France, vient de perdre sa place en éliminant son club. Il fallait jouer comme un pied, il ne l'a pas fait. Et il est forfait par là-même où il a péché : la cheville gauche. Remplacé par un drôle d'oiseau du nom de Serin. Le XV de France y gagne en égalité d'âme.
 
Le cerveau : premier et plus important muscle du sportif. Qui plus est dans un sport qui se targue d'être "un jeu d'échecs joué à toute allure". Dixit qui, hein ? Allez, je vous laisse chercher. Et à jeudi midi pour ceux qui veulent prendre l'apéro au Café de la place. Parra, lui, a choisi les échecs. C'est ce qui s'appelle se faire damier le point.