lundi 13 avril 2015

Let's délire

La FFR lance l'appel du 25 juin. Il faut sauver le soldat bleu. Et pour cela envisager, même si c'est imparfait, l'avenir au présent. Je suis allé me renseigner à la Poste de chez moi : une lettre recommandée avec accusée de réception coûte 5 euros. On l'a écrit un peu plus bas. Imaginez un peu, pour 5 euros, tout ce qu'il est donc possible de faire. Ce petit billet, c'est le meilleur rapport qualité-prix ovale, je vous l'assure. Et je sais que personne ne va se priver d'envoyer du courrier rue Jean de Montaigu à Marcoussis, adressé au bureau présidentiel. Alors, pourquoi pas vous, ami(e)s de la Comme Fou ? Pourquoi ne rédigeriez-vous pas, chacun, un plan de jeu et un projet de staff technique, ici, sur ce blog ? Sans dec ?! Vincent Moscato va le faire ! Robbie Deans va le faire ! Fabien Galthié l'a sans doute déjà fait ! Freddy Bellini aussi... Peut-être même Jean Dujardin, pour occuper les espaces bleus... Allez, ne soyez pas timides : j'attends vos idées, vos projets, vos élucubrations, votre génie pour faire avancer la machine XV de France et la lancer jusque dans les étoiles. Qui peut faire mieux que PSA ? Visiblement tout le monde, hein ? Mais qui a assez de ressources pour propulser le rugby français dans la galaxie ? Mes ami(e)s, soyez com, soyez fou, soyez comme fou. J'ai hâte de vous lire. Vous avez jusqu'au 25 avril. En attendant, let's délire...

jeudi 26 mars 2015

Six livres sur la balance

Une image vaut mille mots. Certes. Mais quand mille mots s'échangent à la minute, les heures deviennent des secondes et le temps passe sans nous décevoir. Jeudi, c'était crazy, vingt-neuvième ruck en sol majeur, parfois hors de portée. Antoine, Ritchie, Vince, Seb, Basile et Benoit réunis (une bonne habitude) autour de mets choisis et de pots du Lyonnais, d'os et de moelle, chez Henri, notre bistrot préféré. D'où nous ne partons jamais très tôt. L'invité surprise étant resté en Corse, nous n'avons pas manqué néanmoins de convoquer le meilleur de la littérature, du cinéma et le pire de la politique, qui n'a pas besoin de nous pour s'afficher au département des horreurs. Un peu de rugby mais pas trop, nous en avons eu assez. Puis nous avons prolongé ces retrouvailles un peu plus loin, au bon rebond des connivences et des confidences. Côté ouvert... Je crois savoir que chacun dévore désormais son cadeau, qui est aussi le don de l'amitié. Il faut savoir lire entre les lignes et ce partage à plus d'un titre met du coeur aux ouvrages. Manquaient quelques amis choisis. Une pensée vers eux. En attendant le prochain regroupement.

dimanche 15 mars 2015

Rome tonique

Ce n'est pas ma boisson favorite mais il faut avouer qu'un peu d'accent tonique sous la pluie de Rome n'est pas pour me déplaire. Du moment que le jeu ne reste pas devant, il peut y commencer. D'ailleurs, c'est souvent ainsi : il faut s'en mêler pour qu'avance un projet. Une fois de plus, le rôle du pilier droit s'est avéré crucial. Le législateur a beau vouloir déviriliser cette phase qu'il juste anachronique et dangereuse, si peu spectaculaire et chronophage, il se fourre le doigt dans le fondement du jeu. Quand une équipe bafouille son rugby, relâche les ballons, se perd un peu dans ses lignes, rien ne vaut une bonne poussée pour recadrer l’ensemble. C’est finalement Jacques Fouroux qui avait raison. «Mêlée ! Mêlée !» hurlait-il à ses joueurs durant les entraînements sur le terrain boueux, ou gorgé d’eau après l’apéro, du château Ricard, séances de joug souvent terminées à la nuit tombée, sous les chênes. Qui n’étaient pas de télévision, à cette époque-là... Voilà où nous en sommes aujourd’hui : à nous extasier pour une relance de Spedding, un roulé-moulé de Bastareaud au pied des poteaux pour l’essai du gros score, sdes mêlées qui explosent l’adversaire. Jacques, si tu regardes ce blog, un peu d’indulgence, s’il te plaît ! Longtemps, toi et moi, nous avons bataillé parce que je pensais qu’une attaque de génie valait dix mêlées à la postérité. Dimanche, à Rome, il n’en a fallu que trois, de mêlées, pour briser les cuisses italiennes, changer la face de match jusque là médiocre, redonner confiance aux petits Bleus qui sont en deuxième division mondiale et densifier le score. Est-ce le début - enfin - d’une aventure ? Est-ce seulement ponctuel ? Et surtout, sera-ce suffisant samedi prochain à Twickenham ? Tu en penses quoi, toi ?