samedi 23 juillet 2016

Vous êtes radiés

Franchement, vous n'y avez pas pensé ? Nous sommes en guerre, considérons-le. Un état soi-disant religieux non reconnu mais plutôt totalement délinquant s'attaque à tous ceux qui ne vivent sur son sol et ne partagent pas sa loi, laquelle provient de façon détournée et criminelle d'un livre pas plus sanglant qu'un roman de Stephen King et somme toute présentable.

Considérons que nous sommes victimes d'une croisade inversée, d'Est en Ouest, une cinquième colonne de terroristes se mêlant aux populations déplacées (mais pas que) en demande d'asile pour porter en Occident le fer, le feu, les balles, les pare-chocs et les haches. L'Histoire appelle ça un retour de service le long de la ligne. Et ça fait mal quand on n'a pas bien préparé sa montée au filet.

Alors quoi ? Bagarre générale jusque dans les tribunes ? Retour à l'ère de la radiation ? Grande semaine du nettoyage ? Eradication par l'atome ? Hiroshima mon amour ? Faire tomber Fallouja et Mossoul, et pas par paquets de cent cinquante djihadistes, comme c'est le cas actuellement ? C'est possible et ça ne se discutait pas en 1945. Depuis,  j'espère qu'on a fait des progrès.

Le projet final des terroristes est de nous soumettre à leur obscurantisme. Notre défi consiste à ne pas tomber dans leur piège, celui de la violence retournée et multipliée par mille. De ne pas revenir en arrière. De ne pas céder à la tentation du talion. C'est parfois difficile, c'est souvent frustrant mais c'est vital. Sinon, nous aurons perdu tout ce que nous avons mis soixante-dix ans à gagner.

samedi 16 juillet 2016

Hymne à l'avis

"Fureur et mystère", donc. Sur la plage. Faut être un peu maso, non ? Surtout en vacances. Pas assez d'en finir avec les derniers penseurs du prochain dictionnaire, en association avec Christophe, qu'il me faut lire cette somme poétique à la fois tendre et douloureuse, dans laquelle René Char "dénonce et fustige la petitesse (du devenir de l'homme...), en proie (à) une vision noire du monde, où la guerre, avec ses ravages, ses infamies, ajoute peu". Et je confirme la préface d'Yves Berger.

"Sommes-nous voués à n'être que des débuts de vérité?" interroge l'ancien deuxième-ligne ? En nos temps troublés, être un début de quelque chose serait déjà fort bien quand nous ne sommes que des points en suspension, jetés dans le grand n'importe quoi indécent et sanglant que nous traversons en aveugles, en sourds, interdits, muets de stupeur.

Tout le monde a son idée sur l'événement, surtout ceux qui en sont les plus éloignés puisqu'ils raisonnent sur réseau, tournent en boucle sur eux-mêmes pensant abreuver le monde, lequel n'est constitué que par leurs semblables, aussi peu instruits du recul que demande l'avis. Un peu plus loin, René Char écrit : "Un jugement qui engage ne fortifie pas toujours." Cet aphorisme construit mon appel à davantage d 'air, de vent, de souffle. Le chant des inventeurs.




mardi 12 juillet 2016

Plage de repos

Premier panorama chaque jour. Il est environ dix heures quand je me trouve seul sur la plage pour piquer une tête et nager un peu, avant de goûter à la caresse du soleil matinal puis savourer lentement mon café, les pieds dans le sable.

Dans ce coin oublié d'Espagne, pas de connexion internet, de wifi, de satellite, de couverture, de clics et de claques, de claviers mal tempérés. La vie passe par la houle mais sans la foule, mer douce et sans écume.

Un mois à ce tarif de bonheur quotidien et un homme neuf reviendra, je l'espère, à la vie parisienne. En attendant de trouver des rebonds après le séjour édénique apaisant sans rien savoir de ce qui s'est déroulé à Pau et que pourtant je devine : verbiage, apostrophes...

Je suis néanmoins venu m'ancrer avec un ballon ovale, coincé dans le coffre. Que croyez-vous qu'il advînt ? Un enfant de cinq ans joue avec chaque jour en attendant d'intégrer l'année prochaine l'école de rugby de Valencia. Le rugby poursuit ainsi sa conquête de l'Espagne.