jeudi 26 mars 2015

Six livres sur la balance

Une image vaut mille mots. Certes. Mais quand mille mots s'échangent à la minute, les heures deviennent des secondes et le temps passe sans nous décevoir. Jeudi, c'était crazy, vingt-neuvième ruck en sol majeur, parfois hors de portée. Antoine, Ritchie, Vince, Seb, Basile et Benoit réunis (une bonne habitude) autour de mets choisis et de pots du Lyonnais, d'os et de moelle, chez Henri, notre bistrot préféré. D'où nous ne partons jamais très tôt. L'invité surprise étant resté en Corse, nous n'avons pas manqué néanmoins de convoquer le meilleur de la littérature, du cinéma et le pire de la politique, qui n'a pas besoin de nous pour s'afficher au département des horreurs. Un peu de rugby mais pas trop, nous en avons eu assez. Puis nous avons prolongé ces retrouvailles un peu plus loin, au bon rebond des connivences et des confidences. Côté ouvert... Je crois savoir que chacun dévore désormais son cadeau, qui est aussi le don de l'amitié. Il faut savoir lire entre les lignes et ce partage à plus d'un titre met du coeur aux ouvrages. Manquaient quelques amis choisis. Une pensée vers eux. En attendant le prochain regroupement.

dimanche 15 mars 2015

Rome tonique

Ce n'est pas ma boisson favorite mais il faut avouer qu'un peu d'accent tonique sous la pluie de Rome n'est pas pour me déplaire. Du moment que le jeu ne reste pas devant, il peut y commencer. D'ailleurs, c'est souvent ainsi : il faut s'en mêler pour qu'avance un projet. Une fois de plus, le rôle du pilier droit s'est avéré crucial. Le législateur a beau vouloir déviriliser cette phase qu'il juste anachronique et dangereuse, si peu spectaculaire et chronophage, il se fourre le doigt dans le fondement du jeu. Quand une équipe bafouille son rugby, relâche les ballons, se perd un peu dans ses lignes, rien ne vaut une bonne poussée pour recadrer l’ensemble. C’est finalement Jacques Fouroux qui avait raison. «Mêlée ! Mêlée !» hurlait-il à ses joueurs durant les entraînements sur le terrain boueux, ou gorgé d’eau après l’apéro, du château Ricard, séances de joug souvent terminées à la nuit tombée, sous les chênes. Qui n’étaient pas de télévision, à cette époque-là... Voilà où nous en sommes aujourd’hui : à nous extasier pour une relance de Spedding, un roulé-moulé de Bastareaud au pied des poteaux pour l’essai du gros score, sdes mêlées qui explosent l’adversaire. Jacques, si tu regardes ce blog, un peu d’indulgence, s’il te plaît ! Longtemps, toi et moi, nous avons bataillé parce que je pensais qu’une attaque de génie valait dix mêlées à la postérité. Dimanche, à Rome, il n’en a fallu que trois, de mêlées, pour briser les cuisses italiennes, changer la face de match jusque là médiocre, redonner confiance aux petits Bleus qui sont en deuxième division mondiale et densifier le score. Est-ce le début - enfin - d’une aventure ? Est-ce seulement ponctuel ? Et surtout, sera-ce suffisant samedi prochain à Twickenham ? Tu en penses quoi, toi ?

vendredi 20 février 2015

La Rose et le Coq

Je ne sais pas s'il y a un parallèle entre l'Assemblée nationale et le XV de France, une évidence qui relie le gouvernement socialiste et le staff de Philippe Saint-André, une association entre la Rose et le Coq, mais la sale manie du moment, c'est quand même de vouloir passer en force. On regrettera que l'équipe de France ne possède qu'un banc assemblé, de poids cela dit, et que l'Assemblée ne puisse pas compter sur un parti pris. Du coup, le score est lourd, lui aussi. 49-3. Franchement, on aimerait bien que ce soit le même, samedi 28 février, au Stade de France, à l'issue de la réception des Rouges, les vrais, les Diables, ceux de Warburton, Davies, Williams et Halfpenny. Vous remarquerez d'ailleurs qu'il y a toujours un Davies et/ou un Williams dans une bonne équipe galloise. Et parfois deux. C'est la bonne mesure. On aimerait surtout que notre coq déplumé soit un peu rosse et que de son côté la Rose prenne une rouste à Dublin. Vous le savez, Irlande-Angleterre, ce sera LE match. Une "finale" comme on les aime, apre, tendue mais aussi sacrément spectaculaire. Sans son maître à jouer Jamie Heaslip dos cassé (merci Pascal) les Irish Fighters seront-ils capables d'arracher un succès ? Rien n'est moins sûr. Et cela nous dirigerait droit vers un Crunch de feu pour la dernière journée. De quoi relancer les ventes de l'ouvrage de la Comme Fou : "Cent ans de guerre ovale". Je compte sur vous, ami(e)s, pour en parler à qui vous voudrez. C'était la petite promo du mois de février, le mois aussi court que les idées bleues.