samedi 21 mai 2016

Elisa en planches


La fille de mon copain Julien a écrit et mis en scène une pièce de théatre intitulée "Cymbalta, anti-dépresseur de référence". Elle s'appelle Elisa. Je ne la connais pas. Mais je connais son papa. NOus avons travaillé ensemble à la rubrique rugby de L'Equipe entre 1990 et 2000. J'ai surtout apprécié sa passion pour le cinéma, et du meilleur. Samedi 21 mai à Ivry au Théâtre El Duende, à 20h30, avait lieu la première de trois représentations. Les deux suivantes ? Mercredi 1er et vendredi 3 juin (à 19h) au Théâtre de la Reine Blanche à Paris, dans le 18ème.
Il est question de cinq femmes en manque d'amour mais pas de vie et deux hommes, dont un absent... Réunis mais pas par hasard. L'occasion de soutenir Elisa. Qui devrait obtenir de nouvelles dates sur Paris à la rentrée prochaine. Lui donner assez d'énergie pour relever ce superbe défi. Papa moi même je peux imaginer que ce Julien ressent à cet instant.  
Je le sais très fier, tout d'abord parce que sa fille est allée au bout de sa passion pour le théâtre, qui l’accompagne depuis son enfance. Mais fier aussi de la grande qualité de son travail. Tous les amis de Julien vont croiser fort les doigts pour que cette grande première soit le début d’une belle aventure pour elle.
Ami(s) de la Comme Fou, si vous ne pouvez pas vous rendre à Evry ni dans le dix-huitième, je sais que vous ferez passer cette information, vous en parlerez autour de vous, vous partagerez via les réseaux, vos réseaux. Comme d'autres papas, Julien oeuvre pour que sa fille, Elisa, artiste, puisse vivre pleinement ses passions, ses envies. Puisse vivre sa vie, tout simplement. 
Je n'y suis pas ce samedi. Mais j'y serai le mercredi 1er juin, dans le 18ème. Qui sera avec moi à La Reine Blanche ?

dimanche 15 mai 2016

Ras du sol

L'être humain au travail rampe devant les injonctions, les menaces, sa hiérarchie ; il subit les humiliations, les contraintes ; s'aplatit devant les horaires, les obligations; remplit les objectifs, les cases, les fonctions.

Tout le monde rampe. A commencer par les politiques devant l'argent des grandes entreprises, devant le pouvoir les lobbies et des multinationales. Pour finir par les médias institutionnels qui accompagnent les informations tellement ils ont peur de dénoncer.

La grande menace c'est de perdre le peu que nous avons. Alors autant s'allonger plutôt que de risquer.

Il y a un mot pourtant qui se répète depuis peu, un mot en train d'éclore : debout. Comme le jeu, comme le je. Jeu debout en rugby, je debout dans la nuit. Et cette nuit, justement, semble nuire, à ceux qui font tout pour que nous restions allongés, ou à ramper.

Parce que l'enjeu est de taille, il est vital pour les institutions de dénigrer ceux qui restent debout toute la nuit, ceux qui ne veulent pas s'allonger devant la grosse machine à détruire les espoirs. Alors les médias bien pensants, bien pesants, utilisent la constante macabre.

La constante macabre, c'est une propension à ne voir que ce qui ne fonctionne pas, ce (ou ceux) qui dérape(nt) ; à ne mentionner que les trains qui n'arrivent pas à l'heure, les vitrines brisées plutôt que les idées échangées, les insultes qui fusent plutôt que la parole donnée ; quelques abrutis au lieu du grand nombre d'éclairés.

Dénigrer arrange ceux qui dirigent. C'est aussi vieux que la politique et bien plus vieux qu'Alain Juppé présenté en sauveur de la République. Lui, il y a un peu plus de vingt ans, avait fait descendre la France dans la rue. En plein jour. Voilà qu'il se représente. C'est à ça qu'on le reconnait.

dimanche 8 mai 2016

Un pont si proche

La semaine dernière, voyage en Aveyron et passage par le viaduc de Millau. 2,5 km d'ouvrage. Comme je lis en ce moment Le Corbusier, ce béton laisser rêveur. Pourquoi l'Aveyron ? Pour me ressourcer. Mais pas la possibilité, cette fois-ci, d'aller au musée Pierre Soulages, cet ancien joueur de rugby qui a endossé le maillot de l'outre noir.

L'Aveyron et les châteaux sans clé qui s'ouvrent rien pour vous hors saison. Bienveillance et gentillesse. Retraite spirituelle et gustative, trois jours pour succomber aux délices du veau sous la mère et des cochons sur la paille, le tout agrémenté d'un Saint-Chinian qui s'émancipe en passant à travers l'oxygénateur.

Un pont relie les êtres au dessus du vide. L'esprit en vacance. Pas de montre mais un Gaveau demi-queue. L'idée que je peux me faire du luxe sans ostentation. Juste ce dont j'ai besoin. Zéro pour cent rugby. A peine quelques résultats sans surprise grappillés sur mon portable au hasard des connections tant le Championnat semble déjà terminé.

Lundi, mardi et mercredi serai à Valence d'Agen, Toulouse, Béziers et Carcassonne. Là aussi pour me (re)plonger aux sources désaltérantes et profondes. Le rugby peut être comme l'eau d'une rivière sans cesse renouvelée au même endroit. Un trait d'union, jamais trop loin. J'en reviendrai, car il faudra bien remonter. Nous en parlerons.