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jeudi 10 août 2017

Esprit sans limites

Il faut toujours revenir. Du moins quand il est vital de faire œuvre active et d'en tirer salaire. Revenir chez soi ne signifie pas qu'il faille avoir quitté son en-soi pour le redécouvrir. Mais les feuilles mortes sont déjà là, arrachées des arbres qu'on avait quitté verts, et nous ne sommes même pas en septembre.

Paris s'accompagne maintenant de pluie. L'accueil est vraiment froid. Et ajoute terriblement  à l'appréhension de devoir retrouver ce qu'on a oublié un temps, le temps d'un vrai été loin de la bêtise, de la médiocrité, de l'étroitesse d'esprit. Je râle mais peux néanmoins dire en savourant : j'ai été.

Pour avoir connu la chaleur de la mer Méditerranée, la caresse du soleil matinal, le velouté d'une plage immaculée, le silence de la nuit, le sourire des amis d'un mois retrouvés, l'abandon dans les chaises longues, le luxe des mets raffinés et les volutes de quelques puros en bonne compagnie.

Plus que quelques jours avant de replonger dans le remugle en espérant pouvoir de nouveau y survivre sans être obligé de perdre ce qui me compose afin de remonter respirer à la surface. Juste respirer. C'est ce qui m'est donné de faire pour ne pas tout lâcher. Je n'en suis pas encore là mais je sens l'issue proche.

Ce qu'il y a de bien avec les histoires qui prennent fin inéluctablement, c'est qu'elles ouvrent des perspectives pour de nouvelles aventures. J'en vois de belles à l'horizon. Rien de bien précis encore mais ne restera pas flou bien longtemps. Du moins je l'espère. L'esprit est sans limites. Acceptons-en l'augure.

mercredi 9 mars 2016

On nous Trump

Le "cinquième" Beatles, George Martin, est arrivé au bout de la coda. Moi, j'ai toujours préféré le cinquième Rolling Stones, Brian Jones. Suis davantage Paint it black que Let it be. En fait, non: mon riff, c'est 21th Schizoid Man. Ecrit en 1969. Prémonitoire.

Donald Trump, le cramoisi qui veut être roi, est désormais le héraut des Américains. Haut du front national et bas des instincts. Moitié Jean-Marie pour la grimace, moitié Marine pour la coiffure. Et mieux que les deux réunis question programme. Attention, il pourrait ne pas être un détail de l'histoire.

Le Capital est toujours d'actualité. Tendance Groucho Marx, parce que j'aimerais bien savoir qui est le bulbe qui a dit : "Il faut assouplir les licenciements pour mieux favoriser l'emploi" ? Qui peut croire ce mirage quand on compte plus de trois millions de chômeurs ? En ajoutant à cette illusion d'emploi la déchéance de nationalité et l'état d'urgence, François - "mon véritable adversaire, c'est le monde de la finance" - Hollande nous Trump ! Et ça me peine de l'écrire.

Nous évoquions ici du cerveau, il y a peu, pour écrire qu'il manquait. Mais à force d'être brusqué, frappé, choqué, le cortex s'éteint, la faute aux commotions répétées. Antoine Burban, international français, est privé de Tournoi pour cause de chocs enchaînés. K.-O. à Cardiff mais remis sur le terrain, puis K.-O. à Pau en suivant. Forfait jusqu'à plus ample informé.

La vie, comme le rugby, tombe sur la tête. Pour certains en marche arrière. Les réfugiés syriens bloqués aux frontières pleurent le manque d'humanité de l'Europe, terre des lumières éteintes comme les neurones ovales. Certains préfèrent retourner d'où ils viennent, essuyer les bombardements russes. Vous dire où nous en sommes.


lundi 21 novembre 2011

Queues de cerises

Un peu partout dans le monde, les forces de police délogent les campements des "Indignés", installés sur les parvis des Bourses et des lieux où banquiers et traders jouent avec l'économie mondiale. C'est l'antienne : le bras armé du pouvoir est au service des nantis, rarement du côté des faibles. Et voilà maintenant que les chômeurs deviennent la principale cause des déficits publics. J'ai l'impression de revenir plusieurs siècles en arrière, au temps des rois de France installés à Versailles. Les classes moyennes qui mangeaient des cerises n'ont plus que les noyaux à sucer, de plus en plus touchées par la crise économique, la foule des indignés grossie de jour en jour, le personnel politique s'éloigne à chaque élection un peu plus des préoccupations de leurs électeurs. Il flotte un air de révolte grondante. Pas assez sonore pour être révolutionnaire, mais si ce n'était qu'une affaire de temps ?

dimanche 4 septembre 2011

Men in black




Conférence de presse des All Blacks. Enfin, pas tous. Juste Dan Carter, Ali Williams et Mils Muliaina. Quinze journalistes seulement dans la salle. Dont trois Japonais et six Français. Une toute petite salle, d'ailleurs. En plein coeur de l'hôtel. Juste à côté, les clients avalent leur petit-déjeuner. Croisé Brad Thorn dans un couloir. Lui, c'est Terminator ! Curiosité : avant chaque repas, les All Blacks se pèsent. Et après aussi. Ils notent leur prise de poids sur un ordinateur. Du coup, pas question de se gaver de fromage et de saucisses. A les entendre, tous les trois, on sent que la défaite contre l'Australie à Brisbane a cassé quelque chose. Ils ne sont plus sur leur petit nuage. Réflexion de mon collègue et ami Ian Borthwick, le kiwi de L'Equipe : "C'est ce qui pouvait leur arriver de mieux..." Mince alors.

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dimanche 21 août 2011

Crise de flou rire







Ce qu'il y a de bien, avec Saint-Marc, c'est qu'il trouve toujours quelque chose pour nous décontenancer. Quand on perd en Angleterre (17-9), lors du dernier Tournoi, il explique que c'est un bon match ; quand on prend des claques (Argentine, All Blacks, Springboks, Italie), il pique sa grosse colère auprès des joueurs sans se poser la question du plan de jeu ; quand il demande à Marconnet de s'entraîner sept semaines comme un dingue et que le Biarrot démonte la mêlée verte à Bordeaux, il le vire des 30 du Mondial pour y installer un blessé de longue date qui s'est fait emporter par son vis-à-vis ; il insiste pour garder un ouvreur, Skrela, qui ralentit le jeu ; se sépare des forts caractères (Chabal, Dupuy) et d'un joueur d'expérience (Jauzion) pour ne pas blanchir à l'ombre... Comment va-t-on disputer ce Mondial en NZL, je n'en sais fichtre rien. Toute les surprises sont possibles, restons éveillés. C'est pour ça que le rugby est grand. A suivre...

dimanche 20 juin 2010

Annulation !


Warning ! Attention ! Message ! Urgent ! Il faut croire que ce Crazy Ruck était marqué du sceau de report. Après le 17 pour raisons professionnelles, l'annulation est décrétée pour cause de grêve générale, jeudi 24... Désolé. Impossible de me déplacer sur Paris. Je suis, comme Benoit, d'astreinte à la maison. Bloqué. Circuler dans Paris sera de toute façon un calvaire. Qu'il nous est possible d'éviter. Je sais que c'est avec plaisir que nous nous retrouverons à la rentrée pour de nouvelles aventures. Faites passer le message, les amis de la Comme Fou.