Maintenant, on sait. La France manquait de densité en troisième-ligne. Aveu du manager-sélectionneur Guy Novès. Il a (re)décalé Chouly en flanker, titularisé Goujon numéro huit et rappelé Le Roux. Ce qui donne l'impression de ne pas très bien savoir vers quoi on va et avec qui.
La question reste entière : le jeu ou les joueurs. Communeau, Prat, Villepreux préféraient la première option, Fouroux et Berbizier la seconde. Laporte et Saint-André n'en savaient rien. Et Lièvremont, comme Skrela, l'ont découvert sur la fin. Quand on n'a pas, comme les All Blacks, de jeu novateur à mettre en place, ce sont les joueurs qui pèsent.
Nous, depuis quelque temps, tournons en ovale : ça tombe bien, samedi, il y a du rosbif au dîner. On apportera l'ail. L'Anglais fait l'unanimité, source naturelle de motivation. Sauf que là, ami(e)s de la Comme Fou, il faudra y mettre plus que des joueurs, allons zenfants et la quinzième compagnie, il faudra aussi rivaliser par le jeu.
Comme en 2014. Essai de Gaël Fickou sur vingt temps de jeu, trente passes, quatre-vingt mètres et plus de deux minutes. On devrait se régaler. Quel que soit le vainqueur. C'est pour ça que le Tournoi est grand.
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jeudi 17 mars 2016
lundi 14 mars 2016
Non mais allo quoi
Nous sommes dans l'ère de la télé réalité, il faut en convenir. Nabila a remplacé Littré. Et sur l'autel des passes du XV de France, c'est le French Flair qu'on poignarde. Le jeu mondialisé en devient téléphoné. Mais si les temps de jeu se ramassent à l'appel, il n'y a pas de message à transmettre. Le vide. Le maillot est bleu comme Orange. Parce qu'il faut bien remercier le sponsor.
Ca fait deux matches que je regarde attentivement ceux qui se passent. Ah ça, des ballons, ils en donnent. Devant, derrière, sur les côtés, au-dessus, par terre... On appelle cette confusion envoyer du jeu maintenant. Mais l'oblongue arrive rarement dans le berceau, au creux des mains, là où ça fait du bien. "La passe, c'est un message", aphorisaient les anciens. Loulou Courthès, mon entraîneur chez les juniors rochelais, ajoutait : "Ne balance pas le ballon comme si c'était une poignée de cerises". La passe serait donc le noyau du mouvement, constitué d'atomes crochus.
Perdre n'est pas un drame, c'est l'une des trois options du résultat. Comptent aussi l'art et la manière. Question style, vous repasserez : à Cardiff puis à Edimbourg, aucune exportation ne peut être considérée. "J'ai hérité d'une petite génération", m'avouait PSA au début de son mandat. Guy Novès vient d'en hériter à son tour. Sa posture ? "Je suis dans mes petits souliers". Sans doute parce que ses Bleus jouent comme des pieds. Fofana, Fickou, Vakatawa, Trinh-Duc et Spedding ne savent pas passer un ballon. Seul Mermoz prend de la hauteur.
En 1984, j'écrivais "Rugby au centre" avec mon ami Jacques Rivière. Nous évoquions Dauger, Martine, Maurice Prat, les frères Boniface, Maso, Trillo, Sangalli, Codorniou, et jusqu'à Charvet et Castaignède. La lignée s'est éteinte. Amer constat souligné par la réalité des ralentis télé. Il n'y a plus de message à transmettre. Et si quelqu'un répond à l'autre bout de la ligne, il parle anglais. Samedi, j'ai bien peur que nous ne devions raccrocher.
Ca fait deux matches que je regarde attentivement ceux qui se passent. Ah ça, des ballons, ils en donnent. Devant, derrière, sur les côtés, au-dessus, par terre... On appelle cette confusion envoyer du jeu maintenant. Mais l'oblongue arrive rarement dans le berceau, au creux des mains, là où ça fait du bien. "La passe, c'est un message", aphorisaient les anciens. Loulou Courthès, mon entraîneur chez les juniors rochelais, ajoutait : "Ne balance pas le ballon comme si c'était une poignée de cerises". La passe serait donc le noyau du mouvement, constitué d'atomes crochus.
Perdre n'est pas un drame, c'est l'une des trois options du résultat. Comptent aussi l'art et la manière. Question style, vous repasserez : à Cardiff puis à Edimbourg, aucune exportation ne peut être considérée. "J'ai hérité d'une petite génération", m'avouait PSA au début de son mandat. Guy Novès vient d'en hériter à son tour. Sa posture ? "Je suis dans mes petits souliers". Sans doute parce que ses Bleus jouent comme des pieds. Fofana, Fickou, Vakatawa, Trinh-Duc et Spedding ne savent pas passer un ballon. Seul Mermoz prend de la hauteur.
En 1984, j'écrivais "Rugby au centre" avec mon ami Jacques Rivière. Nous évoquions Dauger, Martine, Maurice Prat, les frères Boniface, Maso, Trillo, Sangalli, Codorniou, et jusqu'à Charvet et Castaignède. La lignée s'est éteinte. Amer constat souligné par la réalité des ralentis télé. Il n'y a plus de message à transmettre. Et si quelqu'un répond à l'autre bout de la ligne, il parle anglais. Samedi, j'ai bien peur que nous ne devions raccrocher.
vendredi 12 février 2016
Osez jouer
C'est osé et sans doute bien joué. Sur le papier. Un pack lourd-léger, Atonio, Guirado, Poirot et Maestri, côté puissance ; Flanquart, Camara, Chouly et Lauret version soutien. Une charnière poids plume pour écrire le jeu, et derrière le feu de cannes. Ca faisait longtemps qu'une semblable équipe de France n'avait été alignée.
Voici donc la patte Novès. Pas forcément trois doigts pour le tableau d'affichage mais plutôt le mouvement donné à la main. Pas de mots chez Guy mais des choix, des paris, des tentatives et peut-être aussi une tentation : réveiller le rugby français et son public de torpeur de mal faire. Sauf que, sauf que...
Samedi, il va pleuvoir et c'est un temps d'Irlandais. A la limite, la pluie, c'est l'excuse glissante vers laquelle personne ne veut déraper en ce moment de bleu intense. Mais ce sont les Irlandais qui peuvent nous inquiéter. Ils sont très forts, mais alors très forts, exactement là où nous sommes légers : les rucks, les tours de regroupement et la zone dix-douze.
Alors, après le petit frisson du premier test de l'ère Novès voici venir la première vraie belle interrogation avec France-Irlande : le mouvement offensif peut-il contraindre la conservation rugueuse ? C'est ça le grand pari, non ? De la circulation.
Voici donc la patte Novès. Pas forcément trois doigts pour le tableau d'affichage mais plutôt le mouvement donné à la main. Pas de mots chez Guy mais des choix, des paris, des tentatives et peut-être aussi une tentation : réveiller le rugby français et son public de torpeur de mal faire. Sauf que, sauf que...
Samedi, il va pleuvoir et c'est un temps d'Irlandais. A la limite, la pluie, c'est l'excuse glissante vers laquelle personne ne veut déraper en ce moment de bleu intense. Mais ce sont les Irlandais qui peuvent nous inquiéter. Ils sont très forts, mais alors très forts, exactement là où nous sommes légers : les rucks, les tours de regroupement et la zone dix-douze.
Alors, après le petit frisson du premier test de l'ère Novès voici venir la première vraie belle interrogation avec France-Irlande : le mouvement offensif peut-il contraindre la conservation rugueuse ? C'est ça le grand pari, non ? De la circulation.
lundi 8 février 2016
Plaisir d'offrir
Gonflé, ce week-end passé à suivre les rebonds de ballons. C'est un métier mais aussi une passion avouée. France-Italie tout d'abord au Stade de France verrouillé comme tour de ruck. Pour la première fois vécu à la façon supporteur, arrivée aux abords à l'heure de l'apéro entre amis et parler de ce match comme de l'opportunité d'une rencontre. Le XV de France s'est trouvé un buteur et un ouvreur sous le même maillot dix. Un ailier hors normes aussi. Et une victoire inespérée. C'est déjà ça. Même si vous pensez, de la Comme Fou, que l'équipe de France battra ensuite l'Irlande et l'Ecosse sans coup férir.
Puis vint Irlande-Galles, certainement le meilleur de la première journée de ce Tournoi post-Mondial, affrontement sans répit, les temps forts succédant aux belles occasions. Score de parité et vraiment pas nul. Puis déboula Marseille-PSG pour vite se réduire à de petits pas et des grands ponts, parfait pour relancer le dimanche avant le Super Bowl.
Et là, pas de bol, une finale fermée sous un ciel dégagé, parole à la défense, quaterbacks démontés, et des "flags" - l'arbitrage vidéo américain - jetés par dizaines. Autant d'arrêts de jeu bien utiles pour faire le plein de pizzas, de bières, de doritos et de cidre, de gâteau et de vin sud-africain. Bref, le Tigre sait recevoir. Il est six heures du mat' et je vais me coucher, ami(e)s, en savourant cette légèreté de l'existence rythmée de buts, de passes et d'essais sur fond d'amitié.
mardi 26 février 2013
Juste Fickou
Je m'attendais à un petit peu mieux de la part de Philippe Saint-André et de Patrice Lagisquet dans cette liste des 23 retardée pour préparer le déplacement à Dublin.
Quoi ? Le seul Maxime Médard dans la ligne de trois-quarts pour remplacer Benjamin Fall ? Quid de la nouvelle flêche noire du rugby français, Gael Fickou ?
Il était dans la première liste des 33 d'avant Tournoi et maintenant qu'il est rétabli, il ne revient pas... Pourquoi ? Le voir associer à Fofana, ce serait génial. Fickou-Fofana, les plus belles "cannes" du Top 14, au centre, ensemble.
Pour donner le tournis à toutes les défenses du Tournoi réunies. Face à O'Driscoll-D'Arcy, il y avait de quoi acheter sa place à viva l'Aviva.
Au lieu de quoi, on va avoir droit à Basta dans le mur vert sur ses trois premiers ballons.
Fickou-Fofana, ça vous tente, vous aussi, non ?
Quoi ? Le seul Maxime Médard dans la ligne de trois-quarts pour remplacer Benjamin Fall ? Quid de la nouvelle flêche noire du rugby français, Gael Fickou ?
Il était dans la première liste des 33 d'avant Tournoi et maintenant qu'il est rétabli, il ne revient pas... Pourquoi ? Le voir associer à Fofana, ce serait génial. Fickou-Fofana, les plus belles "cannes" du Top 14, au centre, ensemble.
Pour donner le tournis à toutes les défenses du Tournoi réunies. Face à O'Driscoll-D'Arcy, il y avait de quoi acheter sa place à viva l'Aviva.
Au lieu de quoi, on va avoir droit à Basta dans le mur vert sur ses trois premiers ballons.
Fickou-Fofana, ça vous tente, vous aussi, non ?
mardi 29 janvier 2013
Buzz ovale
Jamais liste de sélectionneurs n'avait autant fait le buzz sur la toile.
Elle est commentée comme s'il s'agissait des élections présidentielles. Thierry Dusautoir et Mathieu Bastareaud élus, Benjamin Fall maintenu, Yoann Huget parachuté, Jean-Marcellin Buttin et Maxime Médard battus, voilà qui permet à la machine de mouliner. Ecoutez bien, l'azerty multiplie les clics.
Perso, aligner ensemble Huget, Fall, Fofana en triangle arrière, ça me plait bien. Depuis Charvet, Blanco, Lagisquet, Lafond, il y a longtemps que des sélectionneurs n'avaient pas mis autant de "cannes" sur le pré.
Si ça veut un peu rigoler devant, on a des chances d'apercevoir quelque chose se rapprochant d'un feu d'artifice.
En tout cas, ça donne envie de voir ce match, non ?
lundi 21 janvier 2013
Troué au mythe
Jeu de mains, jeu de Toulousains... Voilà bien un slogan qui est en train de voler en éclats. Aujourd'hui, pour voir du rugby, il faut se rendre, à coup sûr, du côté de Clermont et de Montpellier. Pierre Villepreux, le vulgarisateur de la méthode instaurée par Robert Bru, elle-même trouvée à la source de René Deleplace, le Spinoza du rugby, m'avait précisé, en 1985 (déjà) : "Le score n'est que le résultat de la performance. Il faut penser uniquement à la qualité de notre jeu, et le reste vient tout seul ensuite."
Il faut croire que cette philosophie, contrairement à celle du vieux Baruch, n'a pas passé l'écueil du temps, en ce qui concerne le rugby le cap du professionnalisme, des résultats à tout prix, du pragmatisme, du réalisme, de l'efficacité, bref de tous les poncifs qu'on nous sert dans les conférences de presse d'après-match, dos au panneau des sponsors qui semblent être les seuls partenaires dont on se soucie.
Toulouse éliminé de la H-Cup (comme en 2001, 2002 et 2007), Toulouse seulement (?) troisième du Top 14, c'est la fin du mythe ?
mardi 13 mars 2012
J'ai la Galles
Vous je ne sais pas mais moi j'aurais bien aimé être un Gallois. Naître avec un ballon de rugby dans les mains, élevé avec de la Guinness dans le biberon, avoir Barry John comme voisin et des chants à apprendre pour le dimanche. J'aurais aussi inventé la ligne de trois-quarts moderne en déplaçant un joueur du pack au centre du terrain, histoire d'avoir quatre attaquants au lieu de trois (cf trois-quarts). Mes amis et moi aurions dominé le rugby de la fin du XIXème siècle, puis celui des années 70. J'aurais dans ma chambre une photo dédicacée de Barry John et de Gareth Edwards (non, ça c'est déjà fait), et puis en 2005 et en 2008, nous aurions fêté les Grands Chelems pendant une semaine (je ne sais pas s'ils ont la RTT à Cardiff, je vais me renseigner).Un lointain cousin, Owen Roe, a exporté au pays basque le jeu de passes il y a de cela très longtemps. Il a un peu ramé mais l'Aviron y a beaucoup gagné. Le genre a fait florès, et c'est même devenu un style "à la Française". J'ai cru voir qu'avec le temps la manière avait disparu. Mais chez nous, elle est encore vivace. On appelle ça le Hwyl. Et samedi, il y aura du Hwyl plein le Millennium. Des chants et de la Guinness, Barry John en tribune officielle et des trois-quarts rouge partout. Ah, mes ancêtres les Gallois...
samedi 15 octobre 2011
Devant
samedi 8 octobre 2011
Plans de "je"
dimanche 25 septembre 2011
L'Eden direct
vendredi 2 septembre 2011
Vert de contacts
Habituellement, un réveil musculaire n'attire pas grand monde. Nous sommes sur le terrain du club de Takapuna. 9 heures du matin. Deuxième entraînement du quinze de France. Pas trop réveillés, les gonzes. Petites foulées engourdies. Ateliers ludiques. Brouillard, pluie et soleil successivement. Quelques séquences interessantes : balayage du terrain, pour finir par un renversement, attaquants placés en profondeur. Mais toujours un temps de retard sur les déblayages au sol. Charnière Parra-TrinhDuc bien huilée. Harinordoquy touché au genou gauche. Suis allé ensuite déjeuner avec Jean-Pierre Elissalde à Devonport, jetée située face au centre-ville d'Auckland. Petites confidences entre Rochelais. Instructif. Où il fut longuement question du prochain France-Japon. Vous mesurez la chance que vous avez, de la Comme Fou, d'avoir ainsi tous les jours quelques photos exclusives ?
dimanche 21 août 2011
Crise de flou rire
Ce qu'il y a de bien, avec Saint-Marc, c'est qu'il trouve toujours quelque chose pour nous décontenancer. Quand on perd en Angleterre (17-9), lors du dernier Tournoi, il explique que c'est un bon match ; quand on prend des claques (Argentine, All Blacks, Springboks, Italie), il pique sa grosse colère auprès des joueurs sans se poser la question du plan de jeu ; quand il demande à Marconnet de s'entraîner sept semaines comme un dingue et que le Biarrot démonte la mêlée verte à Bordeaux, il le vire des 30 du Mondial pour y installer un blessé de longue date qui s'est fait emporter par son vis-à-vis ; il insiste pour garder un ouvreur, Skrela, qui ralentit le jeu ; se sépare des forts caractères (Chabal, Dupuy) et d'un joueur d'expérience (Jauzion) pour ne pas blanchir à l'ombre... Comment va-t-on disputer ce Mondial en NZL, je n'en sais fichtre rien. Toute les surprises sont possibles, restons éveillés. C'est pour ça que le rugby est grand. A suivre...
jeudi 27 janvier 2011
Lydie, Ludus

Crésus habitait la cité de Lydie. Cyrus s'empara de la capitale, tînt Crésus captif mais ne voulait laisser une armée saccager une aussi belle ville, ni l'obliger à l'occuper. Pour maîtriser les conquis prêts à se rebeller, "il établit des bordels, des tavernes et des jeux publics, et publia une ordonnance qui obligeait les citoyens à s'y rendre." Les Lydiens, au lieu de fomenter une révolte, s'amusèrent tant et si bien que Cyrus retira une grande partie de ses soldats et put garder la ville intacte, à sa botte. "Les Latins formèrent alors le mot par lequel ils désignaient ce que nous appelons passe-temps, qu'ils nommaient Ludi, par corruption de Lydi". Ludus. Ludus pro patria, gravé sur le bouclier de Brennus. Que le vin coule à flot et que les femmes dansent nues sur les tables. Rugby et troisième mi-temps. Du pain et des jeux. Le Stade de France, la roue de la fortune, Le journal du hard... Notre époque n'est pas révolue, c'est la même depuis vingt et un siècles... Ca calme, hein ?
Tiré de "Discours de la servitude volontaire".
Etienne de La Boétie
dimanche 28 novembre 2010
Seize

Je ne sais pas de quoi il faut pleurer : des cinquante-neuf points encaissés ou des seize marqués ? C'est plutôt zéro qui devrait être affiché au score. Seize, après tout, c'est peut être la traduction de "zéro pointé". Je ne sais pas compter, mais avec les deux défaites de juin en Afrique du sud et en Argentine, ça commence à faire beaucoup, non ? Et les deux matches manqués contre Fidji et Pumas font mal eux aussi. Seize points, soit un essai de pénalité. Il faisait froid au Stade de France, samedi. Mais seuls les Australiens n'avaient pas les doigts gelés. Bon, récapitulons : faut-il virer Lièvremont et ses deux compères ? Faut-il trouver un autre capitaine ? Quel jeu choisir ? Et comment le mettre en place ? La FFR a-t-elle les moyens de payer les internationaux pour les avoir à disposition ? Autant de questions qui ne trouveront pas de réponses. Ni immédiatement, ni plus tard. Ainsi est fait le rugby français. Mais ça ne va pas nous empêcher de battre les All Blacks en match de classement. C'est ça la beauté du truc. Et ensuite perdre en demi-finale contre l'Australie. Ou pas. Bon, alors, le Comme Fou, on fait quoi ?
lundi 28 juin 2010
Pas jouer en juin

J'entends, je regarde, je lis. Ici et là. Des joueurs avachis, une tournée trop longue, un périple inutile, un Top 14 trop dur et trop étalé. Bref, une équipe de France qui ne voulait pas jouer en juin. Mais pas un mot du staff tricolore sur sa propre performance. Jamais techniciens nationaux n'avaient eu autant de temps, quatre semaines, pour préparer leur équipe. Elle aurait dû éclater de santé après trois semaines de préparation. Au lieu de quoi, elle avait des jambes en coton. Et le jeu ? Quel jeu, d'ailleurs ? Le grand rien. Après un Grand Chelem pas très folichon construit sur le pack, voici une tournée nullissime. Que font Lièvremont, Ntamack et Retière ? Question. Réponses ?
mardi 18 mai 2010
Très en Cannes

Pendant que Toulouse et Biarritz, très en cannes, donneront le meilleur de leurs jeux pour tenter de décrocher le XVe (quel symbole!) trophée H-Cup au Stade de France, samedi 22 mai, le jury du festival de Cannes (très en jambes) annoncera le lendemain, 23 mai, son palmarès. Quel film sera donc palmé ? Biutiful ? La Tournée ? Fair Game ? Le Rouge et le Noir ? Euskadi mon amour ? Avant le score final(e), avant de connaître les Lauréats, quel est votre pronostic ? Entre la croisade à Saint-Denis et l'écran total de la Croisette, un beau week-end se prépare. Qu'en pensez-vous ?
mardi 22 décembre 2009
Tout à la main

Je vous offre, en guise de cadeau de Noël, ces deux phrases d'un capitaine, ô quel capitaine. Le plus grand de tous : "Mon souci premier n'est pas de gagner mais de me réaliser en tant qu'individu. Ce qui est essentiel, c'est de construire, de s'investir et de grandir". De quoi partager, échanger, rebondir, relancer. Bref, de quoi donner à la Comme Fou l'occasion d'un jeu de mains sur le clavier. Et puisqu'on reparle du Toulousain Fred Michalak à la mêlée, tout neuf, ce contre-pied nous rappelle que rien n'est perdu tant que tout n'est pas joué...
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