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lundi 10 octobre 2011

Plein centre

Le centre, c'est le reseau faible réception du quinze de France. Parra-Mermoz-Rougerie. Pas vraiment passoire mais pour la densité, on a connu plus épais. Le centre, ce pourrait être demain, jour de compo - attention on ramasse les copies dans cinq minutes, corrigez-vous : Trinh-Duc, Mermoz, Marty. Face aux Gallois de Jamie Roberts.
Le centre, aujourd'hui, voilà où sont logés les Bleus. Crowne Plaza, batiment blanc tout en hauteur, couronné d'un chapeau pointu gris. Au pied de la Sky Tower, d'où Ritchie, etc, etc... Ciel gris, averses éparses, glissement continu des voitures sur le macadam. Une métropole, quoi !
Vu depuis le balcon de ma chambre d'hôtel. Dix minutes de marche lente. Une autre Coupe du monde démarre. Elle va durer deux semaines. Il fallait garder de l'influx pour le 'money time'. Let's the good time roll...

jeudi 6 octobre 2011

Jumpin' Ritchie

Le vide. La ville. Une saut dans l'inconnu. Comment allais-je vivre 200 m de chute libre ? Du haut de la Sky Tower, downtown Auckland et toute la baie. Seuls les gros coeurs osent se jeter du haut de cette tour en forme de stylet. Quarante personnes par jour, parfois seulement dix. Une fois là haut, placé au bord de la passerelle, avec rien devant et autour que ciel. Ca décoiffe ! A cet instant, je me suis demandé, pendant une minute, ce qui avait bien pu me traverser l'esprit pour tenter une telle folie. Bon, une fois qu'on y est, on ne va pas reculer, hein ? Alors je me suis jeté. Anarché. Mais tout seul quand même. Vingt secondes d'éternité. J'ai volé. Un rêve enfin réalisé. Au final, superbe sensation. Nous n'en avons pas beaucoup, alors j'ai savouré celle-là. Juste savoir que je peux m'affranchir de mes peurs. Et une fois arrivé en bas une seule envie : remonter.

mardi 13 septembre 2011

Plage de repos





C'est une station balnéaire en hiver, Takapuna, et quelques chiens promènent leurs maîtres sur la plage à marée basse ; la mer est parfois turquoise, et soudain d'un marron gris de remugle ; du ciel déboulent quatre saisons, mais dix fois par jour ; dans les palmiers des chants d'oiseaux. A contre-jour trois buildings. Celui qui abrite l'équipe de France est à gauche, avec piscine semi-couverte sur le toit. Mon motel est au bout à droite, derrière une jetée. Hier, c'était day off. J'ai avalé "Orages ordinaires", de William Boyd, solide polar bourré de trouvailles, où il est question de refaire sa vie à partie de rien, de zéro, du vide. En ne comptant que sur soi, puis sur les autres, et tous les autres. De la fibre dans ses pages, qui tissent les liens. Alors j'ai pensé à la Comme Fou, nos aphorismes tchic-tchac en toile de fond.

samedi 10 janvier 2009

Tourner, virer

Je ne sais pas, pour vous, mais moi j'avais juste envie de mettre entre parenthèses l'accouchement de Rachida, les méfaits de la bande de Gaza, le motard décédé dans la pampa après avoir balisé et l'abandon en pleine mer des bolides du Vendée, îlots de carbone à la dérive qui racontent à la fois la démesure et la vacuité de pareille compétition. Face à la nature, que ce soit à moto ou en bateau, l'homme embarqué ne gagnera jamais. Il peut même perdre beaucoup. Alors, j'avais envie d'éteindre ce tintamarre et de lever les yeux, lentement. Mais il parait que le ciel est vide. Vers qui et vers quoi pourrions-nous nous tourner ?