"Fureur et mystère", donc. Sur la plage. Faut être un peu maso, non ? Surtout en vacances. Pas assez d'en finir avec les derniers penseurs du prochain dictionnaire, en association avec Christophe, qu'il me faut lire cette somme poétique à la fois tendre et douloureuse, dans laquelle René Char "dénonce et fustige la petitesse (du devenir de l'homme...), en proie (à) une vision noire du monde, où la guerre, avec ses ravages, ses infamies, ajoute peu". Et je confirme la préface d'Yves Berger.
"Sommes-nous voués à n'être que des débuts de vérité?" interroge l'ancien deuxième-ligne ? En nos temps troublés, être un début de quelque chose serait déjà fort bien quand nous ne sommes que des points en suspension, jetés dans le grand n'importe quoi indécent et sanglant que nous traversons en aveugles, en sourds, interdits, muets de stupeur.
Tout le monde a son idée sur l'événement, surtout ceux qui en sont les plus éloignés puisqu'ils raisonnent sur réseau, tournent en boucle sur eux-mêmes pensant abreuver le monde, lequel n'est constitué que par leurs semblables, aussi peu instruits du recul que demande l'avis. Un peu plus loin, René Char écrit : "Un jugement qui engage ne fortifie pas toujours." Cet aphorisme construit mon appel à davantage d 'air, de vent, de souffle. Le chant des inventeurs.
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samedi 16 juillet 2016
dimanche 26 juin 2016
Les masques et l'aplomb
Où l'on voit bien qu'il est possible d'arrêter quelques dizaines de jeunes abrutis en mal de percussions dans l'axe quand le mot d'ordre est correctement passé par le Ministère de l'Intérieur et le service d'ordre de la CGT. Qu'il est possible de manifester sans casser pour peu que les concernés ne le soient pas trop, cernés. Que laisser une poignée de lanceurs de poids plumes dénaturer une revendication légitime, noyauter un défilé, décrédibiliser une manifestation, est un art consommé par les gouvernements, quels qu'ils soient.
Où l'on voit bien que la jeunesse qui manque d'activité de plein air vise en vue des Jeux Olympiques la vitrine du décathlon (courses de repli et lancers divers) avec le même courage que celui dont font preuve les bloggeurs sous pseudo qui polluent la toile d'aigreur. Que la violence verbale enchaîne la violence physique et réciproquement, le tout dans un climat délétère, anxiogène et destructeur qui plombe petit à petit les fondements de notre démocratie.
Où l'on comprend mal pourquoi un gouvernement de gauche (l'est-il vraiment ?) n'écoute pas la rue, se mettant à dos salariés et patrons pour une loi mal foutue, mal pensée, mal présentée et mal votée. Que se tromper et l'avouer n'est pas un acte de faiblesse mais plutôt un geste fort. Que nous allons ainsi passer un très sale été à attendre que des députés courageux (ou pas) mettent en lambeaux une loi qui fait honte à ceux de 36 (mon grand-père maternel en était).
Où l'on se dit qu'il vaut mieux avoir suivi le rugby que le foot en juin, que le Racing 92 est un champion méritant (à quatorze, c'est top) ne serait-ce que pour ses deux derniers matches, à Rennes et à Barcelone, que Toulon a consommé son règne et que le génie, le talent et le cœur reviennent de Tucuman avec un succès d'estime et d'Australie avec une série musclée. De quoi nous faire patienter jusqu'à mi-aout.
Où l'on voit bien que la jeunesse qui manque d'activité de plein air vise en vue des Jeux Olympiques la vitrine du décathlon (courses de repli et lancers divers) avec le même courage que celui dont font preuve les bloggeurs sous pseudo qui polluent la toile d'aigreur. Que la violence verbale enchaîne la violence physique et réciproquement, le tout dans un climat délétère, anxiogène et destructeur qui plombe petit à petit les fondements de notre démocratie.
Où l'on comprend mal pourquoi un gouvernement de gauche (l'est-il vraiment ?) n'écoute pas la rue, se mettant à dos salariés et patrons pour une loi mal foutue, mal pensée, mal présentée et mal votée. Que se tromper et l'avouer n'est pas un acte de faiblesse mais plutôt un geste fort. Que nous allons ainsi passer un très sale été à attendre que des députés courageux (ou pas) mettent en lambeaux une loi qui fait honte à ceux de 36 (mon grand-père maternel en était).
Où l'on se dit qu'il vaut mieux avoir suivi le rugby que le foot en juin, que le Racing 92 est un champion méritant (à quatorze, c'est top) ne serait-ce que pour ses deux derniers matches, à Rennes et à Barcelone, que Toulon a consommé son règne et que le génie, le talent et le cœur reviennent de Tucuman avec un succès d'estime et d'Australie avec une série musclée. De quoi nous faire patienter jusqu'à mi-aout.
mardi 24 décembre 2013
Crados de Noël
Je voulais associer à ce magnifique texte une remarquable photo afin de vous souhaiter un Joyeux Noel, et donc les miracles de la technologie sont tout à fait pas compatibles avec ceux de la Nativité. Il y a donc cette image et elle ne va pas nous empêcher de penser les uns aux autres, et de constater qu'entourés d'enfants emmerveillés par notre générosité, nous avons éclairé ce Noel d'une guirlande de sourires.
Pendant ce temps, les affaires continuent en Top 14. Le Racing-Métro va jouer dans son jardin d'enfants, ce Colombes réservé aux "petites équipes", si l'on en croit le président. De quoi motiver le RCT qui n'en demande pas tant en ce moment. Vous voyez, les cadeaux ne manquent pas.
Pour finir, on appréciera que le bon Bouscatel se soit découvert, enfin, en démissionnant de la LNR pour tenter de fédérer autour de lui ses collègues malheureux par la salary cap, les JIFF et le groupe "élite". J'ai beau regarder dans le ciel d'Ovalie, je ne vois aucune étoile briller pour guider qui que ce soit vers une bonne nouvelle. Les rois d'images n'ont rien envie de distribuer. En revanche, tous les ânes se sont regroupés dans l'étable.
jeudi 10 mai 2012
Crazy Ruck en Seine
Nous en sommes donc au dix-huitième Crazy Ruck, déjà... Autant dire, en ce qui nous concerne, que l'affinité laisse place à l'amitié.
Au pied de la grande bibliothèque François Mitterrand, nous n'avons pas parlé littérature comme d'habitude mais cinéma, portant nos regards vers le MK2 où passaient Margin Call et Dark Shadows. Le choix s'est porté sur le huis clos à Wall Street, après un débat passionné.
Etaient présents Benoit, Antoine, Frédéric, Gilles, Séb, Le Tigre, Pierre et Ritchie. Sur la photo, signée Frédéric, vous apercevez un bout d'Antoine, puis Pierre, Benoit, Gilles, Séb et le Tigre... Nous avions, comme décidé, apporté chacun un DVD à offrir. Choix hétéroclite : Mars Attack, Bronco Apache, Killing Bono, Artemisia, La mer à l'aube, Society, Good Morning England et La ligue des gentlemen extraordinaires, long métrage au titre parfaitement choisi notre l'assemblée. Ceux qui n'étaient pas là, je vous laisse deviner qui a hérité de quoi.
Nous avons surtout décidé de créer l'association des amis du musée du rugby français, qui va voir très rapidement le jour et dont Frédéric, à l'unanimité, a déjà été élu président.
De président, il en fut un peu question, l'Internationale finissant par résonner dans le hall du complexe cinématographique...
Soleil, agape, cadeau, cinoche, tout pour passer un bon moment, ponctué par une balade digestive au-dessus de la Seine.
"C'était bien, c'était chouette, avec Aurore et, surtout, avec vous tous..." écrit Gilles.
C'est ainsi que j'ai appris que la passerelle en question était l'oeuvre de Dietmar Feichtinger. Nous avons bien vu qu'elle était baptisée "Simone de Beauvoir"... "C'est amusant lorsque l'on sait le mépris qu'elle nourissait à l'encontre des ingénieurs et les vacheries qu'elle écrivit sur eux, genre :"Ce n'est pas un hasard,si pour nous l'ingénieur représentait l'adversaire privilégié; il emprisonne la vie dans le fer et le ciment. Il va droit devant lui, aveugle, insensible, aussi sûr de soi que de son équation et prenant impitoyablement les moyens pour des fins" (in "La Force de l'âge"). Heureusement que ce bon Feichtinger n'est pas qu'ingénieur, mais aussi architecte : sa passerelle et sa cambrure sont d'une grâce et d'une élégance rares, traçant dans le ciel une très raffinée calligraphie..!" nous apprend Gilles, intarissable.
Au fait, interroge Francisco, C'est quand le prochain Crazy Ruck ?
dimanche 5 septembre 2010
C'est Royal !

J'aime beaucoup cette femme. Et je ne sais pas pourquoi. Son élégance vestimentaire, sa classe naturelle, ses longues jambes... Ce côté grande bourgeoise qu'on imagine dévoyer. Allez savoir. C'est aussi ce qui doit décoiffer ses ennemi(e)s. Les raisons des uns sont souvent les fantasmes de autres. Rose et rosse, quoi ! Parce que vous savez bien qu'elle balance des petites phrases assassines, et parfois à son corps défendant. C'est beau, ça, "à son corps défendant". On l'imagine se rebeller contre son moi profond, mais finir par craquer et nous rendre chèvre. Et puis Sarko, Woerth et toute la clique commencent à me les brouter... Alors j'adore quand la Royal monte sur scène. Pour le plaisir des yeux, certes, mais aussi le poids médiatique des petites saillies.
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