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mardi 11 juin 2019

Sitjar, démon des merveilles

Nos lettres vont me manquer, Michel. J'adressais mon courrier au "Poète", tu glissais "Ecrivain" au-dessus de mon adresse. Tu avais le coup de gueule assuré, le coup de cœur emporté. Et inversement. Tu es parti, hier soir lundi. Tu as mis fin à ce poème qu'était ta vie. Le coup de feu a claqué comme on referme violement une porte sur une pièce éculée, un canapé fatigué, une table trop basse, une lumière de moins en moins claire. A Lamagistère, tu habitais "La maison des oiseaux" sans autre précision et le facteur déposait le courrier dans une boite aux Lettres. Tu étais un fin érudit, Michel, des choses de la poésie. Mais avant d'évoquer la rime, nous avons parlé, lors de notre première rencontre en 2016, de musique. Tu avais rêvé d'une carrière de pianiste mais tu as foncé, enfant, au rugby. "C'était joyeux et gratifiant. On courait dans l'herbe au grand air, on se faisait des passes, on était contents." Un alexandrin. Tu t'imaginais sous les couleurs de Lourdes et t'es retrouvé à Agen.
"Lourdes, j'y serais allé à pied", tu voulais dire à genoux, drôle de pèlerin. Tu étais un prince du petit matin, roi des nuits blanches. "Mes jambes méritaient de jouer, mais pas moi." Rarement joueur fut aussi doué que toi. International et trois fois champion de France (1962, 1965, 1966), protée, polyvalent, buteur aussi. Tu avais mis à ma disposition la plus belle définition du jeu de rugby. Je la garde précieusement et la voici : "Dans le jeu d'équipe, il doit y avoir en permanence cet espoir, qui est de recevoir le ballon."
Comme tous les adolescents au cœur tendre, tes premiers poèmes étaient destinés à séduire. "J'avais des bouffées d'angoisse, un bloc de glace me serrait le coup quand je parlais aux filles. Je bégayais." D'où ce surnom, "Cocoye", qui raconte les syllabes entrechoquées. "Quand je jouais, je buvais. Je me couchais à trois heures, le matin du match. Rien n'était sérieux pour moi. Qu'est-ce qui aurait pu l'être ? Ma seule obsession, c'était la mort. En fait, ce qui était sérieux, c'était l'amour d'une femme. L'espoir. Et puis soudain le désespoir. Malheureux celui qui réfléchit comme ça..."
Tu récitais un de tes vers : « Je voudrais qu’un nuage s’arrête à ma porte et me laisse le temps de m’enfuir avec lui. » Tu es parti, Michel Sitjar. D'un coup. Chez toi, j'ai aimé m'arrêter. Ton café était imbuvable, tu étais souvent de mauvaise humeur, mais qu'importe. Tu avais passé quarante ans à t'arsouiller, disais-tu, et partageais notre heure en compagnie de Baudelaire, de La Fontaine et de Verlaine que tu déclamais. "Je suis passé du verre au vers". Tu riais encore.
"J'attends de crever..." Cette lucidité ne tranchait pas, elle était ton fil conducteur. "J'écris pour me sortir de la bêtise bestiale qui m'entoure." J'entrapercevais tes démons sortir de sous les meubles. "Je n'ai qu'une obsession, c'est la mort. C'est pour ça que je ne crois en rien." Puis cette confidence, qui dit tout : "J'ai été trois fois champion de France et ça ne m'a pas touché."
Tu n'appréciais pas les écrivains, tu leur préférais les poètes. Et les philosophes. Ce qui nous faisait au moins un terrain à partager. "Socrate assurait à ceux qui avaient peur de la mort qu'il fallait aimer la vie. La mort, disait-il, "c'est un risque qui vaut la peine d'être couru." Peut-on savoir si l'âme existe autrement qu'en l'éprouvant ?" Tu parlais de Descartes et de Platon comme de "tes coéquipiers"... Tes lettres me manquent déjà.

jeudi 13 octobre 2016

Blues Suède Show

La chanson - la musique avec elle - entre dans la littérature, Dylan dans l'histoire et le jury du prix Nobel s'honore. Bob dans le Beat, génération surréaliste. Tous cousins Breton. Et lui le dernier maillon. Choix surprenant, ce qui est bon. Poésie, chanson en balade, ouverture d'esprit, et ses dessins de l'Amérique au fusain horaire.


On regardera à l'intérieur de Llewyn Davis le moment où apparait cette nouvelle figure d'alors. Une pensée pour les paumés, losers, oubliés, perdus qu'il chante, Bob, et méritent aussi d'être cités parce que l'art ne s'achète pas. Je pense enfin aux impayables (parce qu'ils n'ont pas de prix, eux) Léo Ferré, Sixto Rodriguez, Neil Young, Georges Brassens, Woody Guthrie, Graeme Allwright, Maxime Le Forestier. Et j'en oublie.


Clin d'oeil à mon (notre) ami Jean-Charles, aka Juanito, qui aime Bob depuis toujours, ne s'est pas lavé la main après lui avoir serré la sienne, vibre au diapason pour l'oeuvre dylanesque, m'a fait redécouvrir ce génie du phrasé souple mais marqué, et plongé dans la kyrielle de personnages qu'il fait vivre en métaphores, portrait en rimes d'un pays, l'Amérique, qui ne cesse de nous interroger autant qu'il nous surprend.


Il y aura avant et après Bob Dylan prix Nobel de littérature, c'est certain. Une borne dans nos histoires personnelles. De quoi discuter jusqu'à la nuit tombée jeudi 3 novembre, prochain Crazy Ruck. Ca et l'entrée de Jack London dans La Pleiade. Comme quoi la vie est pleine de rebondissements, l'imprévu l'emporte parfois et c'est jouissif, non ?

samedi 16 juillet 2016

Hymne à l'avis

"Fureur et mystère", donc. Sur la plage. Faut être un peu maso, non ? Surtout en vacances. Pas assez d'en finir avec les derniers penseurs du prochain dictionnaire, en association avec Christophe, qu'il me faut lire cette somme poétique à la fois tendre et douloureuse, dans laquelle René Char "dénonce et fustige la petitesse (du devenir de l'homme...), en proie (à) une vision noire du monde, où la guerre, avec ses ravages, ses infamies, ajoute peu". Et je confirme la préface d'Yves Berger.

"Sommes-nous voués à n'être que des débuts de vérité?" interroge l'ancien deuxième-ligne ? En nos temps troublés, être un début de quelque chose serait déjà fort bien quand nous ne sommes que des points en suspension, jetés dans le grand n'importe quoi indécent et sanglant que nous traversons en aveugles, en sourds, interdits, muets de stupeur.

Tout le monde a son idée sur l'événement, surtout ceux qui en sont les plus éloignés puisqu'ils raisonnent sur réseau, tournent en boucle sur eux-mêmes pensant abreuver le monde, lequel n'est constitué que par leurs semblables, aussi peu instruits du recul que demande l'avis. Un peu plus loin, René Char écrit : "Un jugement qui engage ne fortifie pas toujours." Cet aphorisme construit mon appel à davantage d 'air, de vent, de souffle. Le chant des inventeurs.




mercredi 2 décembre 2015

A l'oeuvre dans l'atelier

C'est la librairie dont on rêve. Conçue pour l'envie, le plaisir, le désir de lire. Une librairie œuvre d'art. L'agencement des rayons exprime un souhait d'esthétique. Située juste au-dessus de la place des Grandes Rigoles. Et c'est vrai qu'au bistrot du même nom, à l'heure de l'apéritif, la Comme Fou a bien ri.

Seb, Benoit et Christophe étaient au rendez-vous lecture. Sylvie nous a rejoint, par téléphone. J'aime quand la nuit tombe sur Paris au moment où l'amitié nous enveloppe de son voile d'intimité. Impact player, Alex était là. Tombé lui aussi, Alex Rossi, dans la martine rugby versant Auch. Nouveau compère de la Comme Fou, à n'en pas douter.

Mais nous étions regroupés pour Pierre. Frère. Entouré d'Alex, Elise et Hubert, beau trio d'artistes. Elise Beaucousin, plasticienne et liane d'encre noire dont certaines œuvres sont actuellement exposées au musée des Beaux-Arts d'Angers et jusqu'en février. Hubert Renard et ses vrais airs de faussaire de la documentation (ré)inventée. L'écouter, Le Carnet Lambert, (dé)clamé par cette bande de quatre.

Hypnotique, hallucinant, déjanté, terrifiant, étonnant, drôle, poétique, hurlant, métallique, proche, profond, morcelé, dépecé, envoutant, sidérant, quotidien, insidieux. Tel est, en partie seulement, Le Carnet Lambert. Digne de Borges dont il prend l'initiative et poursuit nos fictions. En un mot et c'est le moindre : emballant. Lisez-le, vous comprendrez pourquoi.

Nous n'allions pas nous quitter ainsi, de la Comme Fou. Alors mini ruck autour d'un biryani. Puis lire les textes de Christophe sur Trungpa et Parménide, ceux de Séb sur "La planète des singes" et  "les Enfants du Paradis", avant-goût fructueux des prochains dictionnaires made in Honoré Champion. Des moments rares, un festin de ces miettes qui constituent le bonheur. Pur.

mercredi 25 novembre 2015

Lambert incarné



Prose et poésie mêlées. Inventons. Ecrivons proésie. C'est donc de la proésie qui est proposée, mardi 1er décembre, à la librairie L'Atelier, dans le vingtième arrondissement. A partir de 20 heures.

Lecture à quatre voix du "Carnet Lambert", 2bis, rue Jourdain, vous savez bien, le monsieur qui «par ma foi, il y a plus de quarante ans que je dis de la prose sans que j'en susse rien, et je vous suis le plus obligé du monde de m'avoir appris cela.»

Le carnet Lambert est une métaphore enroulée tout autour de nous. Il est mode d'emploi, notice, instruction, code. Il est ce que l'on doit faire à tout moment, explication, ordonnance, cadre, posologie. C'est le GPS vital qui nous enveloppe et nous oblitère.

Objet d'art parfaitement identifié. Ecrit par Pierre Escot. Aux éditions art&fiction. Après "Planning" un autre avatar de nos vies entortillées dans cet impératif exotérique qui nous étrangle et nous fait perdre connaissance jusqu'à devenir étranger à ce qui devrait être notre existence et n'est qu'un germe de plus.

dimanche 22 novembre 2015

Sage folie

Voici venu un nouveau, voici lancé un défi d'esprit, voici l'espace offert à notre imagination. Folle sagesse. Le blog. De quoi lancer des éclairs et poser des douceurs ; par ces temps assombris de violence ennemie, il est vital d'entrer en poésie. Folle sagesse.

Avec Christophe, nous défrichons les pensées mot à mot, par petites goulées. Ou bien à grandes rasades, selon. En sortira, vous le savez déjà, un dico honoré et champion. Comme pour Benoit, comme pour Seb, qui arpentent eux aussi l'art et la manière, la partition et le grand écran blanc.

Folle sagesse : le nom du nouveau blog venu chez Comme Fou. Espace infini pour s'ouvrir à ce qu'il y a de plus beau et que nous portons sans avoir le temps ni l'endroit pour le concevoir et le proposer, l'échanger et le recevoir en partage. Maintenant, c'est fait. C'est Folle sagesse.

Un prolongement de notre folie d'ici, à Comme Fou, folie de paillards et de joueurs, de premières lignes et d'auteurs, d'ami(e)s et de soutien. Un pack, ruck construit autour du porteur, mêlée de sens et d'essence ovale. Mais pas que.

Alors bienvenu à toi, Folle sagesse, ami Christophe. Bienvenu dans l'équipée belle. Tu nous offres la possibilité d'enrichir notre palette d'émotions et de prolonger ensemble d'autres sensations. Chez toi. Nous allons te rejoindre. J'ai déjà commencé à le faire. Salutaire.

mardi 13 octobre 2015

Bleu ballon

J'ai attendu quelque temps pour vous envoyer une nouvelle carte postale d'Albion si peu perfide, allons... Comme vous, j'étais atterré par le résultat de Cardiff, le résultat de quatre ans de Goret qui nous (qui me) promettait (et je l'ai cru et le crois encore naïf que je suis) le meilleur à venir comme on rase gratis demain. Et puis voilà que mes songes se lèvent à mesure que l'automne ralentit la chute du soleil. Le ciel est aujourd'hui dégagé sur Bagshot et Kingston, mes deux pôles anglais du moment. Je vois trois nuances de bleu sur le ballon de la Coupe du monde. Davantage qu'un signe un long message d'espoir. Dans la défaite les âmes se fondent. Terrassées, elles rejaillissent. Ruinées retrouvent leur éclat. Brisées se réunissent. J'ai vu des amis pleurer, des vaincus gémir et, abattus, ne rien s'épargner. Mais parce que la terre est bleue comme une orange, jamais une erreur, les mots ne mentent pas. Certes, ils ne vous donnent plus à chanter tous les secrets, tous les sourires, et quels vêtements d’indulgence ! Enveloppons-les de nos pensées ovales, de nos rêves les plus profonds ; que nos rebonds leur soient favorables. Dimanche l'Irlande nous a piqué au menton. Les guêpes fleurissent vert, des ailes couvrent les feuilles. Renvoyons les ballons le long des lignes de touche jusqu'à l'infini, brisons les freins, cassons les barrières. Ce jeu n'est pas un fleuve tranquille et long ; le French Flair est né sur les rives de l'Adour et de la Nive alors les rivières enjambons jusqu'à Bayonne. Samedi, ami(e) de la Comme Fou, fille, garçon, tu auras toutes les joies solaires, tout le soleil sur la terre, sur les chemins oblongs de ton succès. Parce qu'Eluard ce n'est pas du cochon.

jeudi 13 février 2014

Au quotidien

"Nous voulons être les poètes de notre vie, et cela avant tout dans les plus petites choses quotidiennes." Cadeau de Saint-Valentin. Les aphorimes de Friedrich N. Celui-ci a fait ma nuit et le jour. Tiré de Ecce Homo, que je regrette de n'avoir pas lu en entier et jusqu'au bout. J'ai construit mon idéal avec "Généalogie de la morale", comme un aristocrate de mes pulsions. Mais cette citation fuse vers l'essentiel. Elle nous parle de nous, elle vous parle de vous mes amis en chemin vers l'idéal, vers cette vie vécue, cette vie réelle. La poésie n'est pas vers, style d'écriture, rimes ou pieds, elle est dans n(v)otre regard, dans n(v)otre esprit. Que faisons-nous pour être poètes, poètes de notre vie, poète dans notre réel ? Ce blog en fait-il partie ? Etes-vous, sommes-nous, poètes de notre vie ? Vos commentaires seront-ils un prolongement, sauront-ils ajouter un air à celui que nous respirons ici ? Sommes nous tous ensemble plus riches que l'addition de nos individualités ? Faut-il convoquer un Crazy Ruck prochainement pour en parler ?

mercredi 15 août 2012

Sur les quais

Non, on ne va pas parler de rugby ! Pas encore... Trop tôt. Plutôt d'une jolie balade sur les quais de Seine, non loin de l'île de la Cité. Flaner le long des échoppes des bouquinistes, histoire de trouver une perle rare, un ouvrage délice. Suis tombé sur un Dos Passos, "la grande époque", qui parle de la fin de carrière d'un journaliste. Terriblement déprimant. Un Romain Gary de la Libération ("le grand vestiaire") jubilatoire et un Découverte Gallimard sur Rimbaud avec plein de jolis desseins d'Hugo Pratt dedans. Et aussi un gros pavé qui décrypte les poèmes de René Char.
Ah si, tiens, parlons de rugby. De la LNR qui fait débuter le Championnat le 17 aout et ne s'imagine pas une seconde qu'il peut faire chaud une samedi 18 aout à 15 h. Tout ça pour changer au dernier moment l'horaire du match. Merci, disent les supporteurs et les joueurs de ce Bayonne-Clermont. Comme quoi, on a beau dire, mais le rugby reste un magnifique sport amateur.
Ah, si, tiens, on va parler rugby. Arthur R. attablé devant l'hôtel de l'Univers, ça me rappele mon premier déplacement pour un quotidien sportif. 1985. A Aurillac. Par train de nuit. Une arrivée au petit matin devant un autre "'Hôtel de l'Univers". Pour un petit-déjeuner saucisson-paté-fromage. Je confirme : les cafés forment la jeunesse.

vendredi 15 juin 2012

Votez vers

De jeudi 14 à dimanche 17 se tient place Saint-Sulpice, à Paris, non loin de la vallée de la soif, le trentième marché de la poésie. Oasis de fraîcheur créative dans un monde de têtes de gondoles et d'écrivains de grandes surfaces. Pour ma part, j'ai commencé par y rencontrer l'arrière petite nièce d'Arthur Rimbaud et ça fait déjà mon bonheur. Plus de cent stands, cinq cents éditeurs, un millier d'auteurs-poètes-personnages. Quelque chose de rare, d'unique, d'étonnant, un lieu de rimes riches. Une fête de village, communauté composé uniquement de fous et de rêveurs. Sur la photo prise sol y sombra, comme à la corrida, de gauche à droite Tom de Pekin, Philippe Di Folco, Stephan Levy-Kuentz, Benoit Jeantet, Pierre Escot et Ritchie. Prise devant le stand "Derrière la salle de bains" qui édite mon frère, donc, mais aussi Burroughs, Kerouac, Celine, Ginsberg et quelques autres de renom...

mardi 17 mai 2011

De douche à oreille

Dans ce marasme social et politique - la barbe ! -, un rayon de poésie pure. La sortie de "Décompte zéro", aux éditions Derrière La Salle de Bains. Un texte intense, tranchant, unique, étonnant ; une écriture neuve. Signé Pierre Escot. Oui, j'ai un frère et pas qu'un petit. "Décompte zéro", c'est une belle entreprise en bonne compagnie : Burroughs, Ferlinghetti, Onfray, Ginsberg, Holmes, Bulteau. Des pépites au milieu de joyaux. C'est d'un raffiné rare. Ca nous sort du bazar ambiant, de la petite vérole et des mauvais rebonds.
L'adresse mail, pour commander : leseditionsderrierelasalledebains.bigcartel.com

Faites-vous plaisir...

mercredi 31 décembre 2008

Aux portes du Nouvel An

En cette période de voeux-tu, échange rock avec le Bruce Dickinson d'Iron Maiden, riff oblige : " En certaines occasions, ce qui est autour de nous semble faux, prosaïque, ennuyeux. Mais ça peut devenir poétique si nous sommes capables d'aller derrière les apparences. J’aime aime transporté par l’art ; la poésie et la musique en particulier. En fait, à travers la musique, ce que je veux montrer c’est qu’il n’y a rien qui sépare la réalité de la poésie, sinon l’illusion. William Blake était remarquable : il montrait qu’on pouvait vivre dans ces deux univers en même temps et qu’ils ne faisaient qu’un seul."

" Si les portes de la perception étaient nettoyées, toute chose apparaîtrait à l'homme telle qu'elle est, infinie ". Que cette citation de Blake vous aide à ouvrir la nouvelle année.