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mardi 15 septembre 2015

A l'est des dunes

 
Eastbourne. Le camp de base des Springboks. Un peu d'East London pour l'aspect désuet, un bout de Port Elisabeth avec les bateaux et un rien de Durban côté plage. Pluie le matin, soleil l'après-midi. Les Boks sont logés au large dans un immense palace vieillot qui ressemble à une meringue à la rose. J'ai cherché Wes Anderson dans le lobby mais on ne tournait pas Grand Budapest. Il y en a dix comme ça, des façades victoriennes au carré, sur le bord de mer. Le décor est planté mais pas les mamies qui doivent se courber - vous voyez le tableau - pour avancer malgré le vent qui leur fait la Manche. On ne trouve trace de Coupe du monde (fanions, drapeaux, déco, ambiance, un peu de vie, quoi...) qu'aux abords du lycée qui s'offre en terrain d'entraînement (photo ci-contre). Bien protégés, les Boks. Par deux anciens d'Afrique. Mais de l'est. Qui jouent à la corne. Les deux militaires cous de taureau sont venus me déloger (en tout cas s'enquérir de ma présence hors cadre) tout ça parce que j'avais pris une photo avec ce qui ressemble de loin à une caméra et de près à un Samsung. J'étais assis un peu à l'écart, dans l'axe du terrain, pour mieux voir et surtout me poser. Je ne vous ai pas dit, mais j'ai une entorse du gros orteil du pied droit. Ca tire un peu un fin de journée. Mais les bidasses bleu roi (c'est la tenue officielle World Rugby England 2015) sont quand même venus constater que je n'étais pas un espion à la soldes des nippons. Ca commence bien.

vendredi 16 décembre 2011

J comme 'Du Balai'

C'est tout d'abord Jacques qui déferle sur la place publique, le grand Jacques, avis de tempête sous les crânes, qui va de gauche et surtout de droite récolter les critiques et les soutiens, le président justiciable, le Don de Paris qui fait don d'emplois à ses sbires, mais nous n'étions pas en période de crise, le dab condamné à l'hiver de sa vie, comme Papon avant lui. La culpabilité n'atteint pas le nombre des années. Et puis c'est tout de suite après Joachim, grand vent marin qui fracasse les côtes, foin de douceur angevine il transperce les défenses comme un Dagg acéré et va traverser l'ouest en est. Il a déjà couché les plantes de mon jardin. Jacques et Joachim ? Allez, ouste, du vent...

mardi 25 octobre 2011

Haere ra

Au revoir, New Zealand! A la une du NZ Herald, ce matin, la photo de doigts français dans les yeux néo-zélandais, ceux de McCaw. Eye-gouging, comme ils disent. Il est temps qu'on s'en aille. Sans compter qu'un autre joueur du quinze de France aurait piqué la carte mémoire d'un photographe du quotidien d'Auckland qui les suivait un peu trop lors de leur dernier repas, au Pastis, rendez-vous des French downtown durant ce Mondial. Huit semaines. Il est temps de rentrer. Ce fut long mais bon et beau grace à vous, de la Comme Fou. Rendez-vous pour le Crazy ruck du jeudi 3. Tôt pour garder tout frais en mémoire. Jeudi 3; donc. 12h30. Au Al Dar. Champagne ! Avec le déroulé photos et les réponses aux questions que vous ne vous posez pas. Je me suis rendu une dernière fois - pas sûr que je revienne à rugbyland - sur la plage de St Helier's. Celle des dernières pages, avec son collier de coquillages. Jetez donc ici des bouteilles à la mer, histoire(s) de poser un point. Finale.

mercredi 19 octobre 2011

Prenez donc place

Mon voyage au pays du Long Nuage Blanc touche à sa fin. Encore une semaine, qui va très vite passer : Australie-Galles vendredi, Nouvelle-Zélande - France dimanche, départ mercredi matin, arrivée jeudi soir. Parmi les moments de belle solitude, les heures passées en Nouvelle-Zélande, les instants de calme et de sérénité, en voici un. La scène se déroule à Wellington. Le soleil décline derrière les collines qui bordent la ville. Je me suis assis au bout d'une jetée, face au couchant. Devant moi, la ville s'étale, luminescente, entre mer et flancs. Je suis seul sur le banc. Sur ma droite, je m'imagine un à un les ami(e)s de la Comme Fou partageant ce moment de calme, le vent marin sur le visage, mêlé à la chaleur des derniers rayons du jour. Une petite pensée, histoire de n'être pas seul à savourer ce privilège.

vendredi 14 octobre 2011

Sur le sable

J'avoue ne plus avoir assez d'imagination. Pas de photos géniales à vous proposer. Pas de balades exotiques, ni de plans étonnants. Faut dire qu'il y a une demi-finale à présenter. Le centre-ville d'Auckland ? Euh, pas terrible terrible. Mais bon, j'irai vous ramener un petit reportage photo la semaine prochaine. Aujourd'hui, j'ai envie de quitter le macadam, de sortir des carrefours où l'on attend, piéton, 10 mn avant de traverser à cause de dizaines de feux qui indiquent toutes les directions. Je suis là enfermé et, magie, je clique et voici Bethell's beach, où a été tourné, en partie, "La leçon de piano". Vous voyez le lien, ça y est ? Avec le demi-queue du Crowne Plaza. Sable noir, vent de Tasmanie, vagues cassés, rivière qui glisse dans la mer, nus pieds. Demain, tiens, bonne idée, y revenir. De bonne heure. Marcher sur l'écume. Avant de prendre place dans l'Eden.

samedi 3 septembre 2011

Vue bleue







Que du bleu. Je ne vois que du bleu. La mer, ou plutôt la baie. Le ciel. La piscine. Et l'équipe de France. Lorsqu'elle s'entraîne. Ou déboule en conférence de presse. Tout est bleu, donc. Même le café du matin, au petit déj', commence à bleuir. Me semble-t-il. J'oubliais : ma voiture est bleue, elle aussi. Et en ce qui concerne la composition du quinze qui va affronter le Japon, je n'y vois pour l'instant que du bleu. Mas, Nallet, Dusautoir, Trinh-Duc, Rougerie. Ceux-là sont certains d'en être. Mais ça fait peu. Avec la blessure de Palisson, estimons que Médard et Clerc vont être alignés. Sept. Sur quinze. Nous n'avons donc qu'une demi-certitude. En attendant, les ateliers se multiplient sur le terrain, chaque matin. L'après-midi, aussi. Mais c'est huis-clos. C'est donc le seul moment où je peux fermer les yeux. Bleus.

lundi 17 janvier 2011

Barre à droite


Hey, de la Comme Fou ! J'ai un copain qui vend des parts d'un voilier de 18 mètres pour le cas, probable, où lors des prochaines présidentielles, nous devions choisir entre un nain et une blonde au deuxième tour, entre un roitelet et une harpie. Entre Sarko et Marine, quoi ! Au train où vont les choses lui nous propose un bateau. Qui est partant ? Moi, je suis prêt à mettre quelques euros pour prendre mon quart en mer. C'est peut-être mieux que d'être au milieu des barricades, en pleine guerre civile, un fusil à la main et un bulletin de vote dans l'autre. Je sais, c'est pas courageux. Tout le monde n'a pas la chance d'être né Tunisien. Car enfin, voyez-vous ce qui arrive ? Rien à gauche, en tout cas. Et la barre à droite.

Bon allez, qui vient ? Qui en est ?

dimanche 9 novembre 2008

L'ordi empanne

13 h 02 pour la prise d'antenne: ça fait des vagues dimanche. Au contact. Le Vent des Globes est lancé. Cliquez "enter" pour le suivre. C'est la connection marine. Et puis, soudain, l'un des Suisses fait demi-tour au motif que son ordinateur vient de tomber en panne. Service après-vent(e) au ponton. Pas sérieuse, l'aventure hauturière. Le sport extrème est lui aussi sous contrôle informatique. C'est toc. Ce programme donne pas envie d'être suivi. "Oh les gars, attendez-moi, mon ordi est plié ! J'empanne. " Oui, mais de courant.