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samedi 10 octobre 2015

Saké alternatif

Ce qui est gênant, ou pas, c'est qu'ils ne parlent pas anglais. Ou alors très peu. Et très mal. Les dirigeants japonais se meuvent dans les institutions ovales comme godzilla dans un magasin de porcelaines. Pas grand chose à en tirer et à n'y rien comprendre. Il faut un traducteur (ou trice) qui, la plupart du temps, n'y connait rien au rugby. A l'arrivée, galimatias au saké.

On a quatre ans pour comprendre le japonais. Le compte à rebours de l'édition 2019 a été lancé hier mercredi, à 19 h 30, devant Westminster, heure de Big Ben. Dans un joli préfabriqué. Cent personnes, sans M. le Maire, sans M. le président Lapasset. Un discours bref, pas de souvenirs à ramener. On apprendra juste que le logo "Coupe du monde IRB" sera changé. Normal, on joue désormais World Rugby.

Côté Juice, 3 milliards d'euros attendus pour l'économie nippone. Côté rugby, les dirigeants font déjà la promotion de la compétition avec les photos de la victoire contre l'Afrique du sud à Brighton, devenue leur senteur lumineuse. Trois heures plus tard, les Australiens à l'entraînement nous infligeaient le tribal et ridicule Thunderstruck d'AC/.DC, avec son intro à la Bach bien mieux visitée et éruptive chez Van Halen. De la merde, donc, sono à fond dans Twickenham. Leur style rugbystique, aux Wallabies, est bien meilleur que leurs goûts musicaux. Les Néo-Zélandais choisiront-ils Back in Black après leur démonstration de vitesse et d'adresse face aux Tongiens, vendredi, à Newcastle ?

samedi 27 décembre 2014

Dur à cuir

Qu'est-ce que j'apprends ? Jean d'Ormesson va entrer très bientôt dans la Pléiade ? Sans déconner ? Dans la liste des édités, que du lourd, à l'exception de quelques éclairés (de Salles, de Gobineau, de La Cases, de Monluc...). Pas de traces de Oates, Modiano, Le Clezio, et vous voudriez qu'on y place derechef Jean d'O sans que je ne dise rien ? Vous avez déjà lu un d'Ormesson ? Moi, un peu, et c'est vraiment bof. Ca a l'absence de goût du veau sauce vieille France. C'est même parfois un peu rance. Ce ringard va ainsi cotoyer Zweig, Camus, Shakespeare, Céline, Proust, Borges, Spinoza, Conrad et tous les princes consorts ? Comment cela se peut-il ? Avec du piston ? Je n'ose le penser... De la même façon, le voilà Commandeur de la Grande Croix de la Légion d'Honneur à la demande de François Hollande (celui-là, il n'en manque pas une...). Pour quelles raisons l'éditorialiste du Figaro, aussi chroniqueur people de Paris-Match, a-t-il reçu la plus haute distinction du pays ? Cherchez. Moi, je n'ai pas trouvé. On apprendra néanmoins, par ce biais, que le groupe Bolloré fabrique spécialement le papier bible 36 grammes. Et que les Néo-Zélandais fournissent les moutons pour la reliure cuir. D'ici là, bonne fin d'année, les curieux.

lundi 22 février 2010

Et encore un Thomas


Il habitait Swansea, une maison perpendiculaire à la plage, dans une rue en pente raide. En plein centre ville. Dylan. Je ne sais plus quel grand joueur me disait (Rob Norster, en fait), il y a deux ans : "Il n'y a que trois personnes qui font parler du pays de Galles dans le monde : Tom Jones, Gareth Edwards et Dylan Thomas". Il avait dit quatre, mais j'ai oublié la quatrième... Vous pouvez m'aider, sans doute... Dylan Thomas... Il ferait bien de le sélectionner pour ce match. Ils vont en avoir besoin, les Gallois, vendredi soir. Mais qu'est-ce qu'il pourrait bien leur apporter ? A vous de me le dire ? Et à quel poste le faire jouer ? Pour quelle stratégie ? Faut-t-il craindre l'apport de Dylan Thomas dans cette équipe des Diables Rouges ? A vous lire, les ami(e)s...