jeudi 29 avril 2010

C'est Guy le chef ?


Article lu aujourd'hui jeudi dans "Le Parisien-Aujourd'hui en France" page sports dans lequel j'apprends, à ma grande stupeur, que le jeu toulousain aurait été inventé par un certain Claude Labatut dès 1980 - personne n'en savait rien - et non pas Robert Bru en 1983 pour être vulgarisé ensuite entre 1984 et 1989 par le duo Villepreux-Skrela selon la théorie "deleplacienne" du rugby de mouvement modèlisé pour le haut-niveau. Stupeur et déception : je pensais être blindé sur le sujet pour avoir suivi l'aventure "en direct"... Eh bien non, m'indique Guy Novès, l'actuel entraîneur depuis 20 ans du Stade Toulousain. Whaou... La claque !

Décryptage : que cherche à faire croire Novès ? Que Villepreux et Skrela, Bru et Deleplace n'ont pas le monopole de l'invention ; que le jeu "à la toulousaine" ne leur doit pas tant que cela. Découverte de la plus haute importance au moment même où les Rouge et Noir bafouillent leur rugby, que les avants jouent dans leur coin, les arrières dans le leur et qu'en fonction de la charnière, Toulouse produit, ou non, du liant... Comme quoi, réécrire l'histoire, ce n'est pas que dans "1984" d'Orwell ou "Brave New World" d'Huxley. C'est aussi près de chez nous... Veillons, veillons, le danger guette à tout instant.

vendredi 23 avril 2010

Histoire belge


Cinq jours de l'autre côté de ce qui n'est plus une frontière. Bruges, Anvers, Bruxelles, Waterloo. Avec un passage en Hollande au ras des polders. La Belgique, ses chocolats, ses bières, ses frites. Un régal. Ses Rubens et ses bâtiments gothiques. Erasmus. Cinq jours à flâner, déguster le temps qui passe. Pas de rugby. Cool. Et puis soudain l'info qui tombe, le gouvernement aussi. Flamands et francophones déchirés. Trois langues pour un seul pays, hollandais, français, allemand, cela semble trop. Le clou de la visite ? A anvers, l'une des premières grandes maisons d'édition en Europe, Plantin-Moretus, qui imprimait à la fois la Bible en cinq langues (hébreu, latin, grec, syrien et français) et des humanistes coperniciens. Il y a trois siècles de cela, le langage réunissait, aujourd'hui il sépare. Je me demande parfois si le XXIème est une ère de progrès.

mardi 13 avril 2010

Points serrés


Saramago additionne les virgules, Céline multiplie les exclamations et les suspensions, Benoît Jeantet, lui, serre les points. "Ne donnez pas à ...", son dernier opus en date chez Atlantica, cent pages d'un récit qui tient de la nouvelle, joue dense. C'est un livre qui se lit avec les oreilles, ce qui est assez étonnant, vous l'avouerez. Il jazz façon be bop, allitére sans discontinuer, tord les sons et les sens. Une réussite. C'est neuf et frais sur un sujet pas facile à mener. La cambrousse, les bouseux, l'alcool mauvais, le racisme Dupont pas la joie, et un mot de rugby, tiens donc... Allez, commandez et jetez-vous dessus. Ca se lit d'un trait. Dans l'unité voulue de lieu, de temps, d'action. Un western cassoulet. Tout pour le déséquilibre alimentaire.

jeudi 8 avril 2010

Ode à Yaz


"Blues pour Hendrix" vient de sortir. Un roman sur Jimi via Yazid Manou. Kicéki ? La mémoire vivante du plus grand guitariste de tous les temps, par ailleurs grand fan de rugby. Un pote, quoi ! Une balade remarquablement écrite par Stéphane Koechlin, fils du fondateur de Rock & Folk. "Blues pour Hendrix" raconte à rebours la vie de l'idole dans les pas de Yaz, l'occasion de rencontrer Eric Clapton, Miles Davis, Taj Mahal, mais aussi Noel Redding. A lire. Vous en aurez largement pour 12 euros. Ici, à la Comme Fou, on aime les incipits. Alors voici : "Yazid colle les enveloppes. Bien décidé à bâtir sa légende, il prépare la plus grande soirée de l'univers, à l'Olympia." Régalez-vous.

vendredi 2 avril 2010

Premier mai


C'est un premier avril ou koi ? On ne peut pas jouer au football le jour de la fête du travail, le comble. C'est vrai que le ballon rond est un vrai sport pro mais quand même. La peur des houliganes. Le PSG et ses thuriféraires armés prêts à déferler sur Saint-Denis, priez pour eux. Le football n'est plus à un ou deux morts près, cela dit. Mais Hortefeux craint le pire, il n'a pas assez de CRS disponibles pour casser du fan et vas-y donc, interdiction de pousser la citrouille. Le 1er mai, c'est un beau moment pourtant. Parfait pour jouer. Sauf qu'au football on ne joue plus, faut croire. Ce n'est pas un jeu, monsieur, c'est une activité tellement sérieuse et dangereuse qu'elle n'est à mettre entre toutes les mains (les pieds, surtout). A quand PSG-OM un 1er avril ?