mardi 8 décembre 2015

Bas Front

Front National. L'expression, reprise par la famille Le Pen, est inspirée du nom du parti néo-nazi anglais des années trente qui défilait le bras tendu. La grande classe... La France est donc brune. Et pas blonde, ni beur, ni auburn. Brune comme les chemises du passé. Brune comme la xénophobie. Brune comme.

Dimanche soir, juste après vingt heures, j'ai eu honte. Honte de savoir que mon pays, le pays des Lumières, celui des Droits de l'Homme et du Citoyen, était désormais d'extrême-droite. Honte de savoir que six régions sur treize avaient à leur tête au premier tour des politiciens fielleux. Honte de savoir que vingt millions de Français n'avaient pas voté. Soit la moitié des électeurs.

Demain, c'est-à-dire dès dimanche prochain, le Nord et le Sud vont s'abîmer. Six ans de Front National. Pas un seul élu de gauche dans ces régions-là. La faute à qui ? A Hollande mais aussi à Sarkozy, qui n'ont pas su faire aimer la politique et ont plongé le pays dans la crise des institutions, crise de confiance, crise de citoyenneté. Abandonnant la laïcité pour ne pas déranger, par clientélisme.

Demain, c'est-à-dire 2017, Marine Le Pen sera présente au deuxième tour de l'élection présidentielle. Pestilentielle. Notre beau pays de rance aura le doigt sur la couture. "Tout désir d'ordre nait d'une pulsion de mort", écrivait Sigmund Freud. La France, envahie par les Nazis, a connu l'Occupation entre 1940 et 1945. Elle va bientôt être une nouvelle fois très occupée.

19 commentaires:

Seb en Ovalie... a dit…

Ami citoyen, j'avoue que Dimanche soir ma déclaration des droits de l'homme à l'entrée de mon appartement porte et bras ouverts me semblait bien terne, s'étant pris une extrême droite en pleine en gueule qui fait perdre la face. Les idées ras du front ou bas du casque aux portes de présidence nationale désertée par la Gauche, à en pleurer...de Honte ! Oui car no one is innocent...Des Lumières devenues bougies, pour que la République garde sa place, et quand vient la nuit La Pen s'installe et le Marion Maréchal nous revoilà, nous dit y a PACA ! Se défiler certainement pas, je ne cesserai de faire entendre ma voix, et elle passe à chaque fois, par la voie des urnes, que l'offre déplaise ou non juste un acte civique qui ne se refuse pas quand les valeurs sont en dangers! A l'horizon 2017 se profile, bas la mesure, une Valls à mille temps face à une Marine nationale, la France touchée, coulée avant le deuxième tour? Parce que mon cœur ne peut s'y résoudre, pas faute d'avoir été azerty, sur notre bug démocratique, qui nous amène irréversiblement vers l'impasse, un trou noir qui ne semble même plus être de la science-fiction, car Marion Maréchal là voilà ! A son programme la France rétrograde, où patriotes rime avec le bruit de bottes, une vision de la femme en mode petit carreaux, la pastille régime famille-patrie parsemée sur nos terres me fait mal, je retourne en cure avant que l'eau ne soit brunie...Parce qu'à la Une point de Carla, on peut lire "ça se rapproche", telle une menace qui reste floue, une ligne de démarcation psychologique qui prévient mais refuse de reculer, le combat n'est pas totalement perdu sur le champ politique de mes partisans ! Alors Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines, Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne, Ohé ! partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme ! Reprenez les chemins des urnes, main dans la main avec la peur et les ombres, mais faites acte de foi, pour que le funéraire partent en fumée sous nos votes de résistance...Dimanche prochain je ne veux pas pleurer devant "Le triomphe de la volonté" !

Ritchie a dit…

Limite édito, Seb ! Du lourd, en tout cas. J'entends, ami, j'entends... A dimanche...

christophe a dit…

Merci Ritchie et Seb pour l'élan. Ce n'est peut-être pas encore le temps de l'occupation mais, à coup sûr, celui de la grande préoccupation. Pour rejoindre la citation de Freud, Kundera a cette phrase : “Les extrêmes marquent la frontière au-delà de laquelle la vie prend fin, et la passion de l'extrémisme, en art comme en politique, est désir déguisé de mort.” Bon, se retrousser les manches et semer la vie un peu partout (n'y voyez aucune volonté de reproduction, c'est symbolique évidemment). Aux esprits éclairés et à la lumière qu'ils diffusent dans la noirceur de la haine de l'autre et du repli sur soi... Froid dans le dos.

benoit a dit…

"Je pardonne aux gens de n'être pas de mon avis, je ne leur pardonne pas de n'être pas du leur." La formule est, bien sur, de Talleyrand et j'ai eu beau l'exhiber sous le nez de certains amis "pas prêts d'aller revoter de sitôt", rien n'y a fait et j'imagine- je les recroiserai très probablement dimanche-même heure- même endroit- rien n'y fera, là encore et pfff...Moi je ferai comme toujours- comme à chaque fois- j'irai voter- pour les idées auxquelles je crois, j'ai toujours cru et parce qu'on a beau me dire, m'expliquer que, moi j'y crois encore-, ouais j'irai voter ( je ne supporte plus l'indécision et l'égotiste mou du genou) et puis nous verrons bien.

Sylvie a dit…

Mais vous vous attendiez à quoi ? Vous avez vu ce qu'elle lit la France - enfin quand elle lit... - vous avez vu les films qu'elle regarde la France ? - pas le ciné club non regardez les grands succès du box office à la française . Vous avez vu ce qu'elle ingurgite à la télé ? Vous avez vu sur quoi elle clique la France sur Internet ? A force de se nourrir intellectuellement à base de saletés, elle a pris grave la France...
Le problème c'est que la peste brune et toute l'imagerie folklorique du FN c'était facile à démonter il y a 10 ans, aujourd'hui il faut être réaliste, ça ne fait plus peur à personne . Le FN n'est qu'un des innombrables visages de l'offre démocratique pour des citoyens consommateurs de politique, pas forcément épris d'idéaux . Et comment ne pas comprendre leur succès quand on a par exemple une ministre de la Culture - on hésite à préciser "de gauche" - qui se vante - SE VANTE - de ne pas lire de livres !
On a été mauvais en face, on n'a pas su leur parler " aux petites gens ", on les a pris de haut ; revoir "Lacombe Lucien" hein Seb ? Moi dans ce vote je vois une souffrance ; celle des oubliés du bonheur, des humiliés de la vie .( je l'ai perçu aussi dans Nos guerre indiennes, Benoit )
Bien sûr ils se trompent sur les solutions, mais comment les convaincre ?
On a été mauvais . Voilà .

benoit a dit…

Ma chère Sylvie,

Mais oui, on ne peut que partager votre constat. Il n'y a rien-absolument rien à rajouter à ce que vous venez d'écrire. Voilà.

Ps: Je veux dire ici ma fierté, vraiment, de vous compter parmi mes lecteurs ( je vous prie de bien vouloir m'excuser tant, ces jours, j'écris avec les pieds et des souplesses de char. Depuis quelques mois je suis assez loin de ça...l'écriture. Bref.) Vous êtes l'une des rares à avoir saisi- perçu le petit propos qui voulait cimenter l'édifice bancroche de "Nos guerres"...Certains m'ont renvoyé à la figure "ma foutue mélancolie " et du reste, je n'ai pas mis beaucoup de virulence ( je déteste ça. Trop poli, sans doute.) ni beaucoup de hâte à les démentir. Mais oui, avec "Nos guerres" je voulais laisser la parole à celles et ceux qui n'arrivent plus à suivre la cadence. Je vous embrasse car je sais qu'il y aura des jours meilleurs. Mais oui.

benoit a dit…

Bon, après et vous l'avez tous bien compris, mon premier commentaire traduisait ma colère envers certains de mes proches- souvent des gens qui se targuent de "penser vrai"- lesquels ont une facheuse tendance à se vautrer dans le petit luxe aristo de l’abstention au lieu de se salir un peu les mains. Là, j'avoue que j'ai beaucoup de mal avec eux. Avec ça. Ce manque de courage-là.

Ritchie a dit…

Benoit-Sylvie, voilà ce que j'appelle de l'échange. Vivement dimanche (voilà que je me mets à ressembler à Seb...)

Pipiou a dit…

Autant je ne trouve plus aucune excuse à ceux qui votent FN, autant je serai nuancé envers ceux qui s'abstiennent de voter pour quasiment les mêmes raisons.

Par contre, ceux qui ne vont pas voter alors que rien ne les en empêche hormis une forme de snobisme vaguement nihiliste (le "petit luxe aristo" dont parle Benoît), ceux-là ne méritent qu'une forme de mépris: les élections, pour imparfaites qu'elles soient, sont notre dernier moyen sinon de faire bouger les choses, du moins de nous exprimer démocratiquement. Si on se retire volontairement de cette démocratie participative, on se retire également le droit d'avoir ensuite voix au chapitre.


Sylvie a dit…

Je pense quant à moi qu'il vaut mieux ne mépriser personne . On connait si peu le sens réel de ses propres motivations (ou démotivations ) alors celles des autres .... Je pense que je n'ai pas voté dimanche par lassitude et profond dégoût des politicards de tous bords . Oui ça doit être pour ça . Qu'on ne s'y trompe pas j'ai commencé à militer en 2de à 14 ans en Septembre 1973, coup d'Etat au Chili, je croyais que la force des idées (celles d'Allende ) que la force des mots (ceux de Pablo Neruda) je croyais que ces deux forces conjuguées suffiraient pour vaincre l'oppression . Après j'ai été de toutes les causes - je crois que c'est le combat qui me plaisait plus que la politique - avant de finalement me rendre compte que la seule cause qui comptait pour moi, c'était celle de l'Homme .

Où était l'Homme dimanche dernier ? Sur quelles listes ? Je ne l'ai pas trouvé et ce n'est pas faute d'éplucher les professions de foi ( quelle expression ! ) . D'ailleurs depuis janvier 2015, et plus encore depuis le 13 novembre dernier, j'ai du mal à savoir où est l'Homme . Dimanche prochain je vais essayer d'aller voter, pas de danger brun dans ma région mais autant être sûr . Et non je ne voterai pas à gauche non plus - trop de déceptions là aussi - mais je voterai .

C'est déjà ça .

benoit a dit…

Les amis qui s'abstiennent et dont je faisais mention hier me fatiguent, justement, parce qu'il passent leur temps à mépriser- oui c'est bien ça- celles et ceux qui croient encore- si naïvement à leurs yeux- qu'un bulletin peut suffire à faire bouger les lignes. Pour résumer à gros traits- à très gros traits, j'en conviens- toute la classe politique serait à leurs yeux totalement dévoyée, pourrie, vendue, alors à quoi bon la ruse de la raison tout ça, tout ça. Ils n'hésitent jamais à se lancer dans une sorte de cours magistral pour vous expliquer en quoi le vote est devenu inutile...J'entends ce qu'elles ou ils me disent, sauf qu'à chaque fois, je me peux m’empêcher de me faire cette réflexion: d'où ils parlent-leur grande culture et patati, leur acuité intellectuelle et patata- c'est devenu le haut lieu d'un certaine prétention, je le ressens à chaque fois ainsi...et je les soupçonne d'adopter seulement cette posture désabusée hyper tendance. Je ne vous inclue surtout pas au nombre. Surtout pas.
Du reste, je comprends que le petit jeu, bien piètre il est vrai, ait fini par lasser beaucoup de monde. Je comprends. Très bien.
Et pour tout vous dire, j'ai aussi des amis qui se sont laissés séduire par le couplet " peuple contre élites" entonné par les leaders frontistes. J'en ai déjà discuté- trop de fois et de toute façon, mes arguments de gauche ne sont plus tellement audibles ce que je comprends aussi, hélas- avec eux, mais, au risque de choquer, j'avoue que je les respecte, ben ouais, parce qu'ils ont pris leur responsabilités.

Après chacune et chacun fait ce qu'il veut et voilà. Moi, je sais- en ce domaine, au moins, mais oui, je peux dire que je sais- pour qui et pourquoi j'irai voter. Et comme toujours mon cœur me sautera trois battements au moment de. Mais je suis naïf, mes amis- ceux donc qui- ont sans doute bien raison et j'entends bien le rester.

j'ai d'autres amis qui s'abstiennent depuis

benoit a dit…

La fin du commentaire " j'ai d'autres amis qui s'abstiennent" est un acte manqué. Hé-hé.

benoit a dit…

Il n'en reste pas moins vrai que j'ai d'autres ami(e)s qui s'abstiennent et ceux-là le font pour les mêmes raisons que vous, Sylvie, et là encore, je comprends, j'entends leurs "démotivations", ça fait longtemps d'ailleurs que les petits courants d'air de la politique avec un tout petit p les lasse, oui je comprends et d'autant plus qu'ils n'ont jamais tenté de m'expliquer, eux au moins, avec tout un tas de faux arguments d'autorité, que moi j'avais tort de continuer à me déplacer à chaque nouvelle échéance électorale (j'écris décidément avec le pied gauche, 'tain. Tout cela est bien confus. Désolé. Allez zou, je retourne à la cuisine, ça vaudra mieux. Et après vous n'entendrez plus parler de moi, comme disait l'autre faux dur énervé de Neuilly. Hé-hé)

Sylvie a dit…

Mais non Benoit on a envie de vous entendre encore ! C'est ça le débat démocratique, l'échange d'idées, et puis moi je suis nulle en cuisine ! Pour ma part ma décision de ne pas voter dimanche dernier est personnelle, parfois l'abstention fait du bien ; on se sent libéré de cette responsabilité si pesante et anxiogène, de cette injonction de faire le bien - comme si on avait voulu faire du mal !! Vous dîtes vous même avoir le coeur qui bat plus vite en votant, je le comprends parfaitement . Certains glissent le bulletin comme une lettre à la poste, moi je le fais toujours en me posant des tonnes de questions . Je me retrouve dans cette naïveté que vous reconnaissez comme vôtre Benoit, seulement j'ai quelques années de plus que vous et je doute de plus en plus . Et en même temps, j'ai de plus en plus de mal à voir dans mes contemporains des adversaires, trop empathique sans doute je ferais une très mauvaise militante aujourd'hui ! Je crois de plus en plus qu'on s'en sortira ensemble et pas les uns contre les autres . Ces échanges sur le blog de Richard sont d'une certaine façon la préfiguration de ce que j'espère pour notre société .

Seb en Ovalie... a dit…

Mes amis quel bonheur de vous élire euh de vous lire, vos voix se portent jusqu'à chez moi, Val de Marne où Bashung se demandait c'est comment qu'on Fresnes (freine) ? Car oui en tant que résidents de la République, vos discours où vos idées courent pendant que le rose à des reflets bleus me réchauffent le cortex et rejoignent mes pensées, que je partage sans nuance de grey, car je ne suis pas maso mais juste amoureux de l'acte citoyen et assez courroucé par les donneurs de leçons, les blasés, les râleurs du dimanche qui s'abstiennent avec des jugements de contrefaçons...Désolé moi ne peux m'abstenir de la ramener...Mon enveloppe, dès fois un peu plus lourde, incertaine, après le lever du rideau,j'attends les trois coups dans le cœur, étant à chaque fois ému, sans pince à linge sur le nez, gant sur les mains, ou autres mascarades quand le danger et "l'obligation" est là, juste un refus poli de dépouiller les petits papiers aux jeux de 20 heures, les coups de théâtre je préfère me les réserver en solo chez moi, rituel immuable, fébrilité en prime ! Alors dès fois, comme le 21 Avril 2002, où ces derniers temps je me retrouve comme un lego, ko debout, les poings baissés alors qu'ils ont tellement été levés, mais comme un lego j'empile mes peines et je repars au combat, avec cette naïveté, cette utopie, dont je suis fier, me plonge dès le lundi matin dans "les contes de la lune vague après la pluie" pour retrouver le beau, parapher quelques lignes, pour retrouver la pêche et oui repenser à mon grand père résistant contre l'ennemi et le mauvais temps pour récolter "les moissons du ciel" alors que certaines années "la ligne rouge" embourbait l'élevage et l'esprit du voisin Lucien, moins résistant atteint du syndrome Lacombe, alors oui "Vivement Dimanche", je rêve encore qu'on s'en sorte avec "Les uns et les autres" ou "Un + Une" en espérant éviter "M les maudites"...

Sylvie a dit…


Seb, ça va se jouer quelque part entre "les vestiges du jour" et "la promesse de l'aube" cette histoire . En espérant que le dimanche suivant on aura tous envie d'aller passer "un dimanche à la campagne" .
J'ai lu aussi que Kirk Douglas a eu 99 ans ces jours ci ; par un rapide calcul - au passage admirez mes capacités en maths - j'en ai donc déduit que Spartacus aura 100 ans en 2016 ! Ca serait bête qu'on soit "enchaînés" pour célébrer ça, non ?
On ne s'en sortira que par la culture, la réflexion et l'engagement - pas seulement politique, ce que fait notre Alain (Tautor) pour les souffrants est à mon avis beaucoup plus important - A présent il faut en effet réparer les gens ( Christophe expliquez nous la réparation, c'est un concept que vous maîtrisez bien je crois ? ) et il faut aussi les éclairer, Benoit à votre stylo !

zarma a dit…

Quand un malheureux réfugié haîtien se posa à Grenoble le 7 février 86, abandonné avec ses valises & sans papier, personne ne pouvait imaginer qu'il parviendrait à survivre durant 25 ans en métropole ; au même titre qu'Abel Bonnard, ou Otto Skorzeny ou Robert Auqué (le papa de Marion), il ne comptait en tout & pour tout qu'un seul ami; Jean-Marie .

Et pourtant, ..., serait ce par la grâce du seul contenu de ses valises qu'il put rembarquer le 11 janvier 2011 "pour aider son peuple" ? Le contenu d'icelles à l'origine était supérieur au montant de la dette extérieure de son pays .Il s'appelait Jean-Claude Duvalier .

Dès 1982, Jean-Marie adresse une lettre personnelle à François pour se plaindre de son non traitement télévisuel & radiophonique ; immédiatement, il tutoie des sommets d'audimat en même temps que "la tournante de la rigueur" s'impose .
J'en passe & des meilleurs, sauf celle où le Hollandais volant nouvelle mouture fait entrer les Cendres de Jean Zay au Panthéon "pour faits de gloire de résistance" ; sait-on seulement que les hauts faits de gloire de ce combattant étaient plutôt ceux d'un Ministre digne de ce nom que les élites bien zélotes à la française n'ont eu de cesse à torpiller .
Sauf pour l'ENA . Et son noyautage .
Etre "obligé" d'aller veauter pour un Valls ou un Sarko ! Faudrait songer à nuancer l'éclairage du noir au révélateur postsoulages .

Sylvie a dit…

Zarma, as-tu lu l'article de Télérama sur la médiocratie en politique et dans les entreprises ? (Richard l'a mis en lien) je ne peux qu'approuver bien sûr ce que tu écris et je soupire ... Tout cela est vrai mais bon les régionales sont à la base des assemblées techniques - permettre aux lycées de se développer ou de simplement survivre, organiser les transports etc - après... les tambouilles politiques ... Comment y échapper lorsque la moindre assemblée de copropriétaires tourne au débat d'égos ? Dans mon bled il y a les adjoints"politiques" et puis il y a les autres - pas en photo dans le journal municipal - mais on les connait tous les adjoints qui se dévouent vraiment par goût des autres, parce que ce sont de braves types - sans condescendance hein, ils sont la bonté même . Bonté, gentillesse faut vraiment être con(ne) pour y croire encore ben tant pis ! C'est toi qui m'as vraiment fait connaître Joe Strummer alors viens pas jouer au cynique désabusé ! Au fond du Zarma y'a du très bon . Et si tu ne vas pas voter ça ne fait rien, reste vigilant et ne deviens surtout pas amer .

Ritchie a dit…

J'aime beaucoup vos échanges. Effectivement, si ce blog peut servir à cela et qu'à cela c'est déjà énorme car on apprend beaucoup de celui ou de celle qui n'est pas du même avis que nous. C'est tout ce que j'aime. Du moment que ça reste poli, clair, élégant et relevé.