samedi 13 août 2016

Beat, else...

Au dernier étage de Beaubourg, usine d'art située en plein cœur de Paris, s'installent les figures de la Beat Generation. Ils ont planté leur machine à rêver et faire rêver jusqu'au 10 octobre. Et ce serait une faute, ami(e)s de la Comme Fou, de ne pas vous y rendre tellement on s'y retrouve.
 
A commencer par le tapuscrit du Jack étalé de toute sa longueur sur plus de trente-six mètres. Exposition déjantée comme dirait Benoit. Multifacettes. On a beau connaître un petit peu le sujet, chaque pièce apporte son étonnant lot de réflexions kaléidoscopiques enchâssées.
 
De Breton à Dylan en quelques sortes ; du surréalisme lancé au Cyrano, rue de Clichy, jusqu'à la rue Gît-le-Cœur, un parcours comme un jeu de lois du plus fou. Films, montages, dessins, tableaux, sexe, références, photos, enregistrements, filiations, films, collages, unes, textes, ouvrages, objets... Tout y est, surtout ce qu'on n'imaginait pas.
 
Une visite n'est pas suffisante. Il faut y retourner. Prendre le temps de regarder, de rêver, de s'évader et d'ancrer en même temps. Beat, soit un tempo, mais aussi l'extase et le dénuement. Un authentique programme artistique. Particulièrement inspirant à une époque, la nôtre, faite de fast, de flasque et de fat.
 

16 commentaires:

Gariguette a dit…

tiens une question comme ça, juste par curiosité : y avait-il des Beatnickettes ? Qui le sait ? Je ne parle pas des éventuelles compagnes ou égéries, non, des vraies créatrices du mouvement ...

Ritchie a dit…

Peu
Plutôt des muses
C'était très... masculin

zarma a dit…

Les Parisiens ont de la chance ! ici, les Pompidou n'organisent jamais de vide-grenier & ne se prennent surtout pas pour des barons Pannonica ; la rigueur veut un symbolique jet d'obole à africajarc ou de repasser Raimu dans Pomponette ; alors, si vous avez la possibilité de voir, mais surtout d'écouter en multiplage le vrai, l'unique Charlie avec autour tout le team des Lester, Max, Dizzy, Bud, Thélonious, Miles, ..., de voir déprimées les 3000 virgules qui n'y sont pas, tout en croisant dans l'escalade Gary, la pomme à Burroughs, ou d'embarquer dans le vaisseau de Timothy Leary, voire d'enfiler le tee-shirt de Neal vous saurez lire de l'écriture, goûter à Micheline & écouter Tom les papilles en alerte . T'emballe pas, le déballage c'est là haut !
Merci de ne pas avoir utilisé la déclinaison en nique, sauf le clin d'oeil au double blanc .
https://youtu.be/IqIfkc4MJfk?t=37s

Anonyme a dit…

Richard,
il y a aussi ,pour les provinciaux, LE
Festival International de Théâtre de Rue d'Aurillac
du 17 au 20 Août

Elfie

Gariguette a dit…

la pomme à Burroughs ...ha ben finalement si, Zarma a raison ; il y en avait des femmes beat Joan Vollmer, abattue accidentellement par son mari Burroughs dans une reconstitution de Guillaume Tell ... il ne faut jamais laisser les poètes jouer avec des armes .

Ritchie a dit…

Si, Sylvie : René Char. Pour la liberté.

Gariguette a dit…

Joli !

zarma a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
zarma a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Anonyme a dit…

Richard,
J'espère que vous appréciez les petites infos des sorties estivales.
C'est la dernière en date:"Rencontres cinéma de Gindou"pour les fondus de cinéma.
"Les Rencontres Cinéma de Gindou ont été créées en 1985. Activité phare et fondatrice de l’association, le festival est né du désir de montrer et de défendre un cinéma de qualité en privilégiant la rencontre autour des films et le brassage des publics. Il a petit à petit donné naissance à un vrai projet culturel ancré dans son territoire et ouvert sur l’extérieur. Aujourd’hui, sa fréquentation a dépassé les 17 000 entrées et rassemble des cinéphiles de la France entière..

Durant une semaine, une centaine de films est projetée, sans compétition. Dans la mesure du possible, les films sont présentés par le réalisateur/la réalisatrice ou un membre de l’équipe du film."
Pas de tapis rouge, on y va avec sa couverture et un coussin, le cinéma est en plein air dans un minuscule et charmant village du Lot .
Elfie

Anonyme a dit…

du 20 au 27 Août !

Ritchie a dit…

Elfie, c'est une bonne initiative que de relayer ce festival. Notre ami Seb - qui travaille sur un dico du cinéma - devrait être interessé. cdlt

Antoine a dit…

A défaut d'organiser un beatnick, Richard nous propose un crazy ruck le 15/9. Je serai présent. Votre compagnie me manque les amis.

André Boeuf a dit…

j'aime beaucoup "comme fou". Une vision large des choses.
Par ailleurs, j'ai essayé de me connecter sur le nouveau "Côté Ouvert", plus spécifique Rugby. Jamais pu! Pas plus nul que la moyenne, je pense..Peut-être trop simple..? Pour Kerouac, je suis un primo et, donc vieux connaisseur. Il aurait certainement fait un excellent 3/4 aile si j'en crois ce qu'il dit de ses capacités d'ailier au foot américain dans "Vanité de Duluoz". Quand aux "Beackniquettes" de Sylvie, autant les laisser là où elles sont...et lire Catherine Poulain.
A bientôt..;

André Bœuf

André Boeuf a dit…

Pour parler d'autre chose, et puisque je ne peux pas écrire dans "Côté Ouvert" -dont j'observe les pérégrinations avec attention en essayant de démêler le tien du mien- je veux juste dire mon bonheur à écouter, sur France Musique, une journée dédiée au centenaire de la naissance de Léo Ferré. Aucune autre radio nationale n'ayant jugé bon de ressortir des oubliettes cet homme remarquable!
Çà porte à réflexion...Réflexion pouvant, si une certaine volonté me le permettait, me diriger, de cette journée, à d'autres, dans les domaines artistiques, mais, aussi, vers d'autres encore, plus proches de vos -de nos- intérêts rugbystiques et, pourquoi pas, élargir, très certainement à vos positions et qualités journalistiques.
André Boeuf

Ritchie a dit…

André, se connecter sur Côté Ouvert doit être possible. Demande à Letiophe, c'est le spécialiste.
Antoine, le 15, il est possible que je sois hors de Paris. J'attends des réponses concernant un reportage en Auvergne et un autre dans le sud-ouest... A suivre...