lundi 17 avril 2017

On joue à onze

Maintenant que vous vous êtes bien reposé(e)s, mes ami(e)s, nous allons revenir aux basiques. Au combat des idées. A la percussion des programmes. Au match des présidentiables. Au gros enjeux de ses prochaines années, bascule (ou pas) qui va se régler dans les trois semaines à grand coups de bulletins qui annoncent l'orage.

Depuis un mois, j'ai suivi mon programme : ne rien faire et du mieux possible. Cinéma, lecture, repos. Et depuis quelques jours sport. Enfin disons activité physique, n'exagérons rien. Du vélo, de la natation et de la marche. Pas de grande quantité, mais c'est un début. Alors c'est en pleine forme que je reviens cliquer sur le clavier.

Cette élection mérite des éclaircissements. Tout d'abord, il y a ceux qui veulent rester en Europe et ceux qui souhaitent en sortir. Se refermer sur soi-même est une erreur funeste qui entraînerait immédiatement une baisse de 25 % de pouvoir d'achat. Et je ne parle pas du reste. Alors exit Arthaud, Asselineau, Cheminade, Dupont-Aignan, Le Pen, Lassalle, Mélenchon et Poutou.

Etats-Unis socialistes (Arthaud), Communauté des Etats européens (Dupont-Aignan), implication française à la baisse (Lassalle), sortie de l'euro (Le Pen), sortie des traités européens (Mélanchon), Europe des travailleurs (Poutou), sortie de l'Europe (Asselineau, Cheminade)... Comme le zéro en orthographe dans les concours des grandes écoles : c'est éliminatoire !

Bon, là, normalement, on y voit plus clair. Restent Fillon, Hamon et Macron. Ca rime. Droite dure, gauche socialiste frondeuse, centre qui ratisse large des deux côtés. A vous de choisir. Ou pas. Car les rangs du parti de l'abstention sont en train de grossir, en particulier chez les intellectuels assis et même chez les cons debout. Renseignez-vous, c'est le must, parait-il.

Droit à mourir dans la dignité (Mélenchon), interdiction du lobbying et du trafic d'influence (Asselineau), interdiction des licenciements (Arthaud), inscription dans le Code de procédure pénale du droit de la victime (Hamon), augmentation de la part de l'électrique dans les transports (Fillon), application stricte du principe de laïcité (Macron), interdiction du cumul des mandats (Cheminade), révision de la directive sur les travailleurs détachés (Lassalle), abrogation de la loi Travail (Le Pen), fermeture immédiate des réacteurs nucléaire de plus de trente ans (Poutou), augmentation du salaire net de 10% (Dupont-Aignan).

Voilà le meilleur des mondes. Mais c'est sans doute le pire qui est à venir. Au deuxième tour, la France risque de sentir le rance. Il se dit que, comme les enfants, nous avons les politiciens que nous méritons. Ce qui donne une idée assez pitoyable de l'état dans lequel nous sommes actuellement. Sera à la tête de la nation dans trois semaines une néo-fachiste, un télé-évangéliste ou un voyou. Ca ne fait pas vraiment envie. Et vous, vous en pensez quoi ?

29 commentaires:

André Boeuf a dit…

Quand j'ai lu le titre, et dans la continuité de mes réflexions précédentes -et oui, j'ai fait "péter" le compteur pour passer à 18!- j'ai immédiatement pensé à une reprise dans la lignée des débordements, dérapages, évènements etc. tournant ces derniers jours autour du foot: révélateurs, selon moi , d'un profond malaise dans la société, pour ne pas dire, comme ce cher Sigmund, dans la Civilisation...
Et non. Ce sont les onze candidats! et bien, tant pis.
"Une pie, tant pis, deux pies, tant mieux!", disait ma grand-mère en catalan traduit.

Ritchie a dit…

Ya pas que le foot dans l'avis

Juanito a dit…

Que de la peur. Voilà ce que je ressens à la veille de ce premier tour. Peur de ne pas avoir grand choix. Peur d'avoir à arbitrer une rencontre entre le voyou et la néo-fasciste. Car c'est hélas ce qui semble se dessiner de plus en plus. J'espère me tromper.

Seb en Ovalie... a dit…

Mes chers amis je vous dois une confession, je porte à gauche...Mais là franchement rien de très "bandant" plutôt "badant" cette campagne rase. Plus que 6 jours et c'est tempête sous un crâne, comme sœur Anne je ne vois rien venir, et surtout rien de beau à venir. Incertain. Un certain dépit. De paroles, j'en bois, j'en vomis, j'en ingurgite, mais rien de goûteux pour élire quelqu'un au palais. Chez chacun des mauvais goûts me restent dans la gorge. Ce cru 2017, il pique. En Bourguignon j'en ai connu des récoltes et là je sens les raisons de la colère, sortir des idées de vieilles vignes périmées ou trop jeune. Moi dont le cœur est à gauche, ça aide biologiquement à mieux vivre, je me souviens d'avoir vu mon père une fois pleuré, au bout d'un ponton face à la mer à Raïatea, nous étions en 1981...Depuis la gauche se prend dans le récif, et n'a pas su éviter les requins...Un père militant qui ne dira pas un mot dimanche...Et moi vais je tirer à blanc ? Je dote encore, ce serait vraiment le cimetière des éléphants. Nous sommes mardi, l'échéance approche, ma gorge se resserre entre un tribun qui ne manque pas de souffle, un autre qui draine un parti à bout de souffle, et un autre en Gravity avec un programme en marche arrière ou à vide...Le cinéma c'est décidément mieux que la vie...Hâte de retrouver après ce moment angoissant "Milou en mai", "Après la tempête"...

Ritchie a dit…

J'ai récupéré un exemplaire (durant mon voyage) de Ouest-France qui dissèque en neuf grands thèmes le programme de tous les candidats. Il est possible d'en faire un test "à l'aveugle" en cachant le nom des présidentiables et en ne gardant que les onze programmes ainsi dépecés. J'avoue avoir picoré un peu partout, y compris chez Le Pen pour la partie "Travail" (retraite à 60 ans avec 40 annuités, abrogation de la loi Travail, 35h maintenu comme durée légale, création d'un dispositif "premier emploi".) Et chez Asselineau pour ce qui touche les institutions et la transparence (limiter à un seul renouvellement consécutif les mandats. Inéligibilité à vie pour les élus condamnés. Réduction de 577 à 500 le nb de députés et de 343 à 101 sénateurs. Réduction de 40% du budget de l'Elysée. Reconnaissance du vote blanc).
Il y a prendre partout et chez tout le monde. Ce qui crée encore plus de trouble. Je le tiens à votre disposition, ce test, si vous passez par Palaiseau d'ici jeudi.

Ritchie a dit…

Vous pouvez peut-être le trouver sur internet en date du 13 avril.

Ritchie a dit…

Mais le seul qui maintient un cap, un socle, qui dégage une cohérence en ce qui concerne les électeurs de gauche, et qui ne sort pas de l'Europe, c'est Hamon. Socialiste frondeur. Et donc isolé à la gauche du parti, zone grignotée par Mélanchon.
Macron récupère les voix du centre gauche, du centre et du centre droit et personnifie l'antienne : la France est gouvernée au centre.
Le Pen est à son maximum, Fillon à son minimum.
Le match du deuxième tour sera entre Le Pen et Macron ou Fillon.
La France d'en bas qui veut exister et se faire entendre (on peut le comprendre avec 6 millions de chomeurs et 8 millions de personnes en dessous du seuil de pauvreté) vote facho par dépit, rage, peur, ignorance.
Reste maintenant à savoir si la France du milieu et d'en haut veut un centriste ou un droitier, un mec qui navigue à vue (Tiens, Boudjellal vient de rejoindre le navire En Marche et ça n'a rien de rassurant...) ou un autre qui conserve le cap vers l'horizon rétrograde malgré les tempêtes.
Effectivement, rien de vraiment encourageant...

Tiger aux Urnes Citoyens a dit…

Bon. Mon commentaire d'hier ayant disparu dans les abîmes du net, je m'en vais tenter à nouveau de vous dire le fond de ma pensée.
Car la pensée, c'est bien tout ce qui nous reste.
Alors le voici, le fond : l'électorat, les citoyens que nous sommes, tous, ne trouvent aucune grâce à la contemplation de cet aréopage qui, pour la plupart, n'ont d'autre plan pour nous convaincre qu'un vulgaire plan... de carrière.
De moins en moins dupes, Nous (avec un N majuscule et rassembleur, comme le H de Homme ou Humanité) choisissons le vote sanction, comme le font les plus vulnérables, économiquement ou socialement. D'aucuns diront aussi "intellectuellement", mais ce n'est pas avec du mépris que l'on éduque une mule (me disait mon grand-père). La trique non plus, ça ne fonctionne pas. C'est comme gueuler sur sa marmaille : plus l'on gueule fort, plus le message se délite et perd de sa force.
Et maintenant (dadada-da, dadada-da), que vais-je fai-re..., disait Gilbert? Gagner du temps, pardi, car telle sera ta vie. Pour les 5 ans à venir.
A contre-coeur, Nous allons devoir choisir entre les pestes et le choléra. Choix Cornélien s'il en est. Pas tant que ça, en réalité. En effet, le choléra se soigne, plutôt bien même, une fois qu'on l'a contracté. Une administration rapide de sel de réhydratation par voie orale suffit (au pire, en intraveineuse).
Bon, je vous l'accorde, la réhydratation va être pénible. Car même à choisir la troisième voie, la moins pire des trois, on n'en a pas moins mal au c**, intraveineuse ou pas (désolé pour la rime riche).
Mais alors, noir c'est noir, il n'y a plus d'espoi-ha-r? (première fois de ma vie que je cite du Johnny. Je vous prie de m'en excuser. Une fois de plus).
Que nenni ! Il faut savoir raison garder, disait chichi. Utilisons donc les ressorts de la raison en faisant le raisonnement suivant :
Puisque Nous ne sommes que rarement content du choix qui Nous est proposé (et c'est un euphémisme), Nous devons donc Nous donner les moyens de refuser ce choix dans sa globalité. Cela éviterait la stratégie actuelle (cf pestes et choléra). Pour ce faire, une seule solution : faire en sorte que le vote blanc soit comptabilisé (seul capable d'exprimer Notre refus du choix proposé). Avec cependant une condition sine qua non : que le ou les candidat(e)s battus par ledit vote blanc n'aient plus la possibilité de se présenter à nouveau devant l'électorat avant une période probatoire (à déterminer, entre quelques années et l'infini, voire au-delà... Seb, si tu Nous lis... grosses bises).
Un bazar assuré diront les contradicteurs. En effet, une période de transition serait nécessaire, voire salutaire. Mais nos amis anglais ont une expression pour résumer la situation : It would clean the pond (cela permettra de nettoyer la mare).
Je me suis donc intéressé au mécanisme nécessaire pour mettre en oeuvre ce chamboulement. Nul besoin de voter pour Asselineau (cf post de Ritchie plus haut). Mais il faudra cependant amender le code électoral. Ce qui peut se faire législativement, sur proposition du gouvernement ou d'un député bien intentionné à l'écoute des suggestions (pressions?) de ses administrés.
Cela s'appelle le processus démocratique. Et il est à la disposition de tous et toutes. A Notre discrétion, même.
Si vous avez eu le courage d'arriver au terme de mes déblatérations, je vous remercie infiniment de votre attention.
Bises à toutes et à tous.

Ritchie a dit…

Intéressant
Mais quel président peut être à l'écoute d'un tel projet sachant qu'il met en péril le métier de politicien ?

Tiger Follow Up a dit…

Si cet homme providentiel n'existe pas (ce qui est fort probable), c'est au peuple, à Nous, de nous faire entendre par la voie législative. Car les élections les plus importantes à venir ne sont pas les présidentielles, mais les législatives, où le FHaine pourra plus facilement faire son beurre du mécontentement ambiant.
Si chacun d'entre Nous prend conscience de son poids (j'ai les noms et les adresses de tous ceux qui s'apprêtent à faire une vanne sur le mien ;-)) auprès de son représentant à la chambre des députés, le rapport de force pourrait s'inverser au détriment de l'importance qu'a pris aujourd'hui l'investiture d'un parti. La pression venant d'en bas pourrait bien faire sauter la marmite...

Sergio a dit…

A 11, à 15, c'est pas du jeu... Ca fait quelques paires d'années qu'en politique, le produit de la récolte est aigre même pas doux. Et là encore les grappes ne sont pas belles, avec de la mauvaise pourriture. Aucun ne mérite un vieillissement en foudres, à part se l'attirer. L'imprssion d'être cocufié depuis trop longtemps. Et pas cocu imaginaire. Pas de veine, à choisir au bout qu'entre des vénaux. Il y a de quoi voir rouge. Perso, un blanc pour un blâme parait la meilleure réponse même si celle ci peut paraitre rosée aux yeux de certains.
"Dans les commencements ce sont toutes merveilles, Ils témoignent pour nous des ardeurs non pareilles ; Mais les traîtres bientôt se lassent de nos feux,
Et portent autre part ce qu’ils doivent chez eux".

André Boeuf a dit…

Faire sauter la marmite, c'est bien. C'est dangereux aussi, l'histoire nous l'apprend, malheureusement. Mais, au fond, quoi d'autre?
Pour les vannes sur les noms, j'ai été parfaitement rodé avec le mien, ce qui m'a toujours permis de ne pas en faire sur celui des autres d'une part, mais d'être aussi totalement détaché en cas de...d'autre part.
Et encore: toutes vos réflexions sont pertinentes me semble-t-il mais, malheureusement, seulement des réflexions. De mon côté j'ai demandé l'avis du Révérend..Sera-t-il éclairant?
Quoiqu'il en soit, le réel l'emportera. Inch Allah.

zarma a dit…
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André Boeuf a dit…

Aller voir sur le site "Giboulées/Le Club Médiapart", le blog de mon ancien prof de psycho -Jean-Marie Charron- qui appelle, comme Ritchie, à voter Benoit Hamon. Un peu et certainement pour les mêmes raisons et arguments. Site intéressant en général et par ailleurs.

Gariguette a dit…

Ritchie juste pour ton info nous ne sommes pas tous reposés je viens juste d'entamer mes vacances, nos zones sont différentes .
Cela dit ..."la France d'en bas...vote facho par dépit, rage, peur, ignorance." oui et aussi par conviction ! Ca fait mal quelque part de le dire mais j'ai dans mon entourage professionnel quelques exemples de personnes tout à fait honorables qui ont fait ce choix - à ma grande surprise je dois l'avouer- . Le plus troublant c'est que si je rapporte la configuration politique actuelle à mon échelle - on est environ 40 profs- ben les plus sympas, humanistes engagés, ceux qui aident à caser nos élèves en situation précaire, toujours prêts à donner le coup de pouce quand il y a un 'blème etc... ce ne sont pas les gens de gauche - pourtant largement majoritaires - mais bien la partie droite voire extrême droite de notre petit échiquier !
Vous semblez ne pas avoir de gens du FN dans vos entourages ( famille-amis-boulot) ils sont pourtant de plus en plus présents dans les associations, conseils municipaux et autres instances de la vie sociale . Pas de profil-type, celui que vous décrivez, en gros le facho de base raciste gueulard et antipathique a cédé la place à des gens "normaux" . C'est d'ailleurs troublant de voir à quel point ils ressemblent aux socialos de la grande époque, ceux qui depuis ont fait carrière en politique ou ont profité d'un carnet d'adresses fourni pour voguer vers d'autres horizons et ont délaissé le terrain .
Tiens le terrain parlons-en : quel candidat a fait un éloge appuyé du rugby, de ses valeurs, de la vie ovale ? Quel candidat a introduit de magnifiques images de mêlées et autres actions rugbystiques dans ses clips de campagne ?
Non ce n'est pas Lassalle ! mais Marine Le Pen !
Renversant, non ?
Sinon perso, pas encore décidé, mais je penche vers le voyou ; paraît doué avec le fric, a résisté 5 ans à Sarko, a subi la crise de 2008 en poste, a fait des courses auto, sens de la trajectoire et de la vitesse, résilient ( très), a déjà fait les conneries ... Bref tout plaide en sa faveur, quoi ? un peu cynique ?
Avec Trump et Poutine en face s'agit pas non plus de s'encombrer d'un bleu qui n'a pas encore fini sa formation et de faire de l'expérimentation politique ! Non, un vieux cheval ouais va un peu tirer sur le picotin mais fera le job .
PS : montant de la dette publique ce jour = 2202 milliards d'euros moi ça me fiche les jetons

Ritchie a dit…

Hello Sylvie,
si si j'ai des voisins qui votent Le Pen. Des retraités atrabilaires qui passent leur temps à gueuler après tout le monde. Je pense avoir aussi de la famille qui risque de voter Le Pen (la faute aux étrangers et marre de cotoyer des "Arabes" a qui on permet tout.) J'ai même un collègue de bureau qui pense basculer vers Marine. J'écris "d'en bas" parce que je ne peux pas discuter plus de trente secondes avec eux du sujet tellement c'est intellectuellement pauvre. "En bas" signifie en bas de l'échelle de la pensée.
Le FN est un parti fondé par d'anciens collabos, tortionnaires, OAS, révisionnistes. Des abjects. Pour moi, depuis le début il aurait dû être "hors jeu" puisque basé sur l'anti-républicanisme.
Mais je comprends l'attitude des gens qui veulent voter pour MLP. Droite et gauche ne sont parvenus qu'à la ruine du pays. Ca ressemble étrangement à l'Allemagne d'avant Hitler. Pour ce que j'en ai lu et vu. Chômage et pauvreté, anti-parlementarisme, dette publique, sentiment d'abandon, élites prétentieuses, etc... Ca fait froid dans le dos. Parce que cinq ans de fachisme, si MLP passe (c'est loin d'être fait) vont laisser des séquelles profondes et irréversibles.

Gariguette a dit…

Ca c'est une lecture un peu dépassée Ritchie si tu permets, le FN est bien plus ancré dans la société actuelle que tu ne le penses, les outrances de Le Pen père ils les dénoncent avec véhémence et se débarrassent volontiers des oripeaux - horribles peaux - du vieux FN avec leur cortège de vieux chnoques . Ca ne passera peut être pas encore cette fois-ci mais ça viendra, sont pas pressés, en attendant le maillage de la société continue, sont partout ... l'un d'eux m'a dit que les Français "n'étaient pas encore mûrs" pour eux . Tout ça très paisiblement, aucune agressivité . Et puis tu sais les gens ne lisent rien alors l'Allemagne des années 20 ou 30... tu crois qu'ils ont lu Hans Fallada ou Dôblin ? Comment craindre quelque chose dont ils ne soupçonnent même pas l'existence ?

zarma a dit…
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André Boeuf a dit…

De mon côté, dans me bonne ville de Chazelles-sur-Lyon, en revenant de chez mon voisin et médecin, j'ai la surprise de recevoir un coup de fil (09.70.38.80.00) d'Emmanuel Macron.
Je raccroche aussi vite et impavide que devant les classiques publicités journalières. Et puis, le souvenir de ma convocation militaire me revient à l'esprit...

Ritchie a dit…

"Mémoire d'un Allemand", de Sébastian Haffner. A lire de toute urgence. Edifiant. Rédigé en 1939. Chronique de l'instauration du nazisme. Indispensable à la connaissance de notre temps, écrivent-ils chez Babel en quatrième de couverture.

André Boeuf a dit…

Et puis, si l'on dérive vers ce sinistre passé, je ne dirais jamais assez comme le livre de Victor Klemperer "LTI, la langue du troisième Reich" est important, essentiel.
Il l'est comme un paradigme, une sorte de référence absolue, tout temps et espace confondus, de la façon de tordre la réalité à travers les mots, le langage, et réussir à en faire une seconde et fausse image, comme dans ces miroirs déformants que l'on trouve dans les fêtes foraines (et dans le Jardin d'Acclimatation au Bois de Boulogne pour les parisiens). Par ce nouveau langage, le message des "dirigeants" s'infiltre, s'incruste, s'insère dans les cerveaux non attentionnés et la suite en découle. Aujourd'hui comme hier, malheureusement. Et, de plus, partout et dans tous les domaines.

Ritchie a dit…

La ruse du Verbe, André, effectivement.

zarma a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Anonyme a dit…

William Sheridan Allen: "Une petite ville nazie"

Gariguette a dit…

un peu plus sur Hazan http://www.regards.fr/acces-payant/archives-web/eric-hazan-la-lqr-c-est-la-langue,2530.... et un peu plus sur Klemperer http://www.revue-interrogations.org/Victor-Klemperer-LTI-la-langue-du

Ritchie a dit…

Je vous conseille aussi
"L âge de la regression"
Quinze penseurs explorent notre époque
Édition premier parallèle

zarma a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
zarma a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Ritchie a dit…

J'avais corrigé, Zarma