mardi 10 octobre 2017

Offrande musicale

C'est pas en France que ça arriverait, ce genre d'histoire. Parce que nous n'avons que Téléphone. Pardon, les Insus. Rien de bien terrible. Ou alors Johnny, voire Michel - si, si, je connais des gens qui aiment Sardou et vont assister à ses concerts. Les Irlandais, qui sont formidables en littérature, en mise en bière et aussi en rugby, peuvent s'éclater avec U2 depuis au moins trois décennies.

Mais la musique n'est rien, il faut le croire, dans certains pays qui ont pourtant de grands écrivains, allez comprendre. J'ai halluciné - bien plus qu'au cours d'une discussion sur Sardou - en apprenant que U2 avait retardé le coup d'envoi de son concert pour qu'un match de football se termine, et ça pour faire plaisir à leurs fans qui avaient payé le billet mais voulaient voir des buts.

Ceux qui aiment le rock et ceux qui aiment le football sont parfois les mêmes. Ca arrive d'avoir deux raisons de sauter sur ses deux pieds en cadence. En France, il doit bien y avoir des gens qui restent au Stade de France pour vivre les deux. Perso, je n'ai pas ce genre de personnes parmi mes proches. Couper le son pour laisser rouler jusqu'au bout le ballon rond, j'avoue que ça me dépasse. Mais il faut dire que le contexte fait tout.

Je m'explique. La bande à Bono jouait en Argentine. Pendant que l'équipe d'Argentine évoluait contre le Pérou. 0-0 avec Messi, c'est se foutre de la gueule du monde et de ses supporteurs. Mais bon, l'altitude, et tout, et tout. Pas facile. Irrespirable, quoi. Non, j'déconne, c'était à Buenos Aires. Le public argentin voulaient un but, ils ont finalement eu U2. En décalage. Don't cry for me.

C'est pas à nous que ça arriverait, ça ! Nous les Français. Parce qu'on marque des buts à défaut d'avoir de grands groupes de rock. Un contre la Bulgarie. J'écris cette chronique désenchantée avant le résultat des Bleus face à la Biélorussie. A défaut de Messi, nous avons Giroud. On me parle de Coman et de Lemar, que je connais si peu. Ah, si, il a y Griezmann aussi. Ma fille cadette l'adore. Elle l'appelle "son Grigri". Elle ne sait pas qui est pas Paul David Hewson.

5 commentaires:

zarma a dit…

Il peut être dommage que la demoiselle ne connaisse pas la plaidoirie de Bono coécrite avec M. Mc Connell en faveur de Aung San Suu Kyi il y a une décade, un peu surfaite aujourd’hui à réitérer quand les gars de l’Us Atlantic Council qui l’ont reçu & honoré de la présence d’une centaine de généraux le 28 avril 10, dont notre Abriel, commencent à organiser le battage & à déplacer leurs pions au Myanmar ; j’ignore si ce somptieux diner-débat a vu son association Elévation Partners délivrer un message sur la défisc, heu la lutte contre la pauvreté ou l’abandon du tiers monde à sa dette .
Bientôt, il sera au pays de Barroso (l’autre !) ou de Bello, si l’organisation le lui demande . Quoi de plus normal pour un agitateur de céder le pas (et La Paz bientôt !) aux agités ?
Y aura toujours au moins une Brit’ pour rappeler si besoin à la bonne heure des Gauchos !
https://youtu.be/aZjHr7sQGo4

Ritchie a dit…

Ben voilà comme elle saura

Ritchie a dit…

Comme ça elle saura, Carlos...

zarma a dit…

"ay, Carmela !", clin d'oeil au Mich' mieux qu'un "big bisou" aux grosses têtes, le poil dans la main ou sur la langue en moins .

André Boeuf a dit…

Quel beau film de C.Saura! Entre autre, bien sûr....