vendredi 21 septembre 2018

Cinquante-neuf

C'est mieux le lendemain. Je n'aime pas mon anniversaire. Alors un grand merci à toutes celles et à tous ceux qui ne me l'ont pas souhaité le jour même. Maintenant, vous pouvez... «A cinquante-neuf ans naître la cinquante-neuvième année d'un siècle éteint, quelle renaissance !» m'a écrit Jean-Pierre Cerny, ami ovale. C'est effectivement ce que j'ai senti et perçu. Comme une première boucle qui se referme.

Une autre s'ouvre, donc. Qui devrait me porter vers de nouveaux horizons. Après le Dictionnaire du Désir de lire avec Benoit et le Dictionnaire des penseurs avec Christophe, sans doute est-il temps d'imaginer un autre champ d'exploration épistolaire. Le rugby me semble loin, désormais. D'ailleurs, que reste-il des émerveillements de mes débuts d'écrivant, en 1984 ? De beaux souvenirs. Qu'en est-il aujourd'hui ? Une percée de Gaël Fickou. Cela dit, c'est déjà beaucoup.

Depuis dix ans, Comme Fou ressemblait au club des Transcendantalistes de Thoreau et d'Emerson, artistes réunis au bord du lac Walden. Le temps délite doucement les regroupements mais sans distendre les liens. C'est juste que les assemblées et nos éclats de rire se font de plus en plus rares, les contacts résonnent de loin en loin. Notre acmé fut-elle atteinte avec Flair-Play ? Sans doute. Une magnifique initiative. Mais l'équipe s'est décomposée, même si de ce verger demeure un noyau dur.

C'est bien la première fois que je me force à écrire pour ne pas laisser ce site vide. A-t-il encore une utilité ? Nous ne ressentons plus le besoin ni l'envie de nous retrouver pour partager une journée d'élucubrations, de digressions, de cadrage-débordements ; percées dans l'actualité, relances tous azimuts, folie de mots choisis, échanges de poésies, dons de livres et de films, communication des mots de passe.

Comme Fou tel que nous le connaissons s'est-il arrêté ? Cette histoire, pour originale qu'elle fut, toucherait bientôt à sa fin ? Sans doute. Me voici donc arrivé au moment où il me faudra placer un point final ? Ce n'est pas encore certain. Car cette absence est en grande partie de ma faute. J'ai manqué ici d'imagination. Alors que j'ai encore quelques projets à vous faire partager. Restez connectés, je reviens...

35 commentaires:

André Boeuf a dit…

Fête, Nord, Ouvrages.
Ces trois mots plutôt clairs et nets, associés à un texte mélancolique (certains parleraient de crise de milieu de vie), me font penser quasi immédiatement à Donald Winnicott et ses concepts éclairants (pas de lui spécialement, d'ailleurs), du côté du texte. Contrebalancé immédiatement, comme pour la construction d'un tricot: "un point à l'envers, un point à l'endroit", par un: "Paris est une fête" déjà bien souvent et, dernièrement, tristement repris comme une sorte de contre poison, d'antidote, de mantra, à une atmosphère générale lourde, sombre, pour ne pas dire délétère. Malheur, la fin de vie d'Ernest Hemingway ne fut pas tout-à-fait brillante, c'est le moins que l'on puisse dire!
Le "Nord", lui, pur et rafraîchissant, pourrait s'associer à la fuite misérable de Céline en Allemagne...Rien de bien réjouissant là-dedans! Il s'y mêle toutefois une balance vers un certain optimisme, mesuré, c'est un fait, par: "Notre besoin de consolation est impossible à rassasier..." de Stig Dagerman.
Et puis, le mot: "Ouvrage" n'étant pas restrictif, immédiatement, à mes oreilles, la chanson de France Gall: "Évidemment" s'est mise à dérouler sa tristesse teintée d'amour restant et de gaité malgré tout maintenue...Comme Richard, ici, se forçant: "à écrire pour ne pas laisser ce site vide".
Il me serait impossible de ne pas boucler ce petit survol de mes sensations et de mes apparitions par un combiné aigre doux, bien représentatif de cette chronique/confession offerte généreusement à nos réflexions personnelles et universelles, par cette remarquable chanson, donc, de Charles Trenet, certainement le plus joyeux des grands désespérés: "Que reste-t-il de nos amours?", comme Richard se posant la question du: "...que reste-t-il des émerveillements de mes débuts d'écrivain...?"
Et puis, c'est l'Automne, que diable! Et le temps est encore bon, même à Lille, parait-il!
Et puis, bon anniversaire quand même.

Ritchie a dit…

Merci pour ce très beau commentaire, André, qui est une chronique en plein et délié, et certainement pas en creux. Tu as compris que septembre est un moment où se termine l'été des contentements comme celui de notre vie.
Il me faut une nouvelle peau.

André Boeuf a dit…

Je vois, aujourd'hui, que tu as rencontré et interviewé Jean Gachassin. Toujours un peu de nostalgie automnale. Je compatis et souscris pleinement d'autant plus que je suis un fervent admirateur des jeux lourdais et montois.
"Le rugby me semble loin désormais"...
Selon l'angle et l'esprit avec lesquels on aborde cette phrase, toutes sortes de possibilités d'interprétation sont possibles:
- Au fond, la retraite officielle n'est pas loin? Je suis entouré d'un nombre important de "jeunes" de Badoit avec qui je continue à rouler et qui sont dans ces tranches d'âges. Les dates de départ (ou d'arrêt, comme un veut) sont très proches maintenant.
- Aussi la fin d'un certain rugby et le sentiment de se détacher de celui d'aujourd'hui: "Une percée de Gaël Fickou...".
- Les efforts réalisés, "Côté Ouvert", par exemple, ou ici même, comme tu le dis, ne te satisfont plus, n'entraînent plus les réponses que tu pourrais attendre. Les bouillonnements premiers d'une part, les renouvellements d'autre part ne sont peut-être plus au rendez-vous. Et tu supposes que tu as peut-être: "manqué ici d'imagination".
Reste les "ouvrages".
La littérature bien sûr,...les voyages,...la famille, bien entendu,....les amis...etc. et, en conclusion: "quelques projets à vous faire partager...je reviens.".

Christophe Schaeffer a dit…

Dans la percée du temps, nos tentatives ne sont jamais vaines pourvu qu'elles s'accordent avec l'esprit. Sachant que rien n'a complètement été ou disparu, il reste encore cette façon de célébrer l'essai dont la transformation importe peu. La métamorphose des crampons n'y changera rien car la passe à venir, du bout des lèvres, voilà ce qui fonde et renforce une amitié côté ouvert.
Bon anniversaire cher Richard.

Ritchie a dit…

André : la retraite ? Jamais je ne cesserai d'écrire. Départ peut-être mais pas tout de suite ; 59 ans, c'est jeune. Encore 5 ou 6 ans titulaire...
Pour le rugby d'aujourd'hui, le rentre-dedans me casse les coquilles.
Côté Ouvert, effectivement, me procure de belles joies épistolaires. Mais je vais relancer Comme Fou vers d'autres champs artistiques.
Christophe : Flair-Play demeurera une remarquable initiative et la concrétisation sur papier glacé qu'écrire autrement sur ce jeu est possible. Aussi la belle réunion rédactionnelle de nos tablées.

André boeuf a dit…

Je ne parlais bien sûr, pour la retraite, que de celle professionnelle: de l'"Équipe" par exemple. Autour de moi, au vu de ceux qui postulent (ou à qui l'on propose...) à Badoit, 58/59 ans, c'est la mesure.
Par ailleurs, je n'avais même pas pensé que tu puisses arrêter d'écrire!
Moi non plus de mon côté.
Je dirais plutôt que j'imagine même assez bien intensifier ce couple "Lire/écrire". Un peu en contrepoids du ralentissement de mes activités physiques. Comme par un mouvement pendulaire quasi inversement proportionnel venant combler les effondrements d'une activité par l'élévation d'une autre aussi prenante temporellement et plus légère physiquement.
A propos d'"effondrement", je viens de comprendre en l'écrivant pourquoi j'ai pensé à Winnicott hier! C'est, bien entendu, et précisément, à cause de son remarquable article: "La crainte de l'effondrement".
Je ne pensais pas non plus à une sorte de retraite monastique, spirituelle, dans les pas de Thoreau, disons, à propos de laquelle, il me semble que Gariguette t'asticote parfois...?!
Non. Le retraite, et c'est tout.

Ritchie a dit…

André, septembre est propice aux réflexions, du moins chez moi, à la remise en question, au petit bilan annuel.
Pour Comme Fou, je prévois de repartir sur l'art, littérature, peinture, poésie. D'ailleurs, j'attaquerai bientôt avec le nouvel opus de l'ami Christophe. J'attends du courrier, d'ailleurs, dans ce sens. Ou alors évoquer mon dernier coup de cœur cinématographique.

Ritchie a dit…

Et sans doute aussi la première exposition (début décembre) de mon épouse, qui peint magnifiquement.

Ritchie a dit…

Ce n'est pas faute d'avoir des opportunités de chroniques, mais c'est plutôt l'élan qui manque, à partir de l'échange. S'il n'y a pas d'échange, pas de blog. Et là, mis à part toi et Zarma qui s'efface à mesure qu'il écrit, les échanges réguliers des membres de la Comme Fou me manquent. Benoît, Seb, Le Tigre, VPL, Leon, Christophe, Sylvie, etc...

Gariguette a dit…

Moi ? Asticoter Ritchie ? Jamais ! Ou alors à l'insu de mon plein gré ... Tiens regarde André, je ne lui ai même pas souhaité son anniversaire (que je n'oublie pourtant jamais) mais bon il n'aime pas alors ... Pour ce qui est de son souhait de finir en cabane, je ne peux qu'applaudir des 4 pattes : "La cabane est le lieu du pas de côté. Le havre de vie où l'on n'est pas forcé de réagir à tout. Comment mesurer le confort de ces jours libérés de la mise en demeure de répondre en questions ? Je saisis à présent le caractère agressif d'une conversation ; prétendant s'intéresser à vous, un interlocuteur fracasse le halo du silence, s'immisce sur la rive du temps et vous somme de répondre à ce qu'il vous demande . Tout dialogue est une lutte."ou ceci encore : "Chaque jour passe, se dresse à l'aube, offert en page blanche. Vivre en cabane, c'est l'expérience du vide: nul regard pour vous juger, nulle compagnie pour vous inspirer, pas de garde-fou. La liberté, ce vertige."...C'est cela la retraite peut être : un certain retrait du monde .
Je n'aime pas les fins de décennies : 49 ans, l'horreur ! mais 50 ? début d'une nouvelle vie ! 59 ans depuis 6 mois, bof ... J'attends mes 60 ans avec gourmandise, envie, curiosité . Et bon anniversaire quand même, na !

Montmartrois et à quatre on saute... a dit…

Mais, moi, mon cher ami, je suis toujours là. Disons, plutôt, que je ne suis jamais bien loin. Mais rien que tu ne saches déjà. Je passe régulièrement te lire. Lire les autres, aussi. Tous les autres qui m'enrichissent tellement. C'est juste que je n'ai rien à rajouter à ce qui c'est écrit, à ce que vous écrivez. Oui. C'est juste ça...De plus en plus, j'aime demeurer en retrait. Et puis, comme tu le sais aussi, il y a bien longtemps que j'ai choisi de marcher sur le trottoir de l'ombre. J'aime mieux, en fait...Je ne te souhaite donc pas un joyeux anniversaire avec quelque retard. On a l'âge qu'on veut bien se donner, il me semble, non? J'embrasse Sylvie, André et mon petit neuf hédoniste. J'ai un rencard avec mon nouvel aspirateur. Hush-hush, mes petits chats...

Ritchie a dit…

Hello Sylvie et Benoit... Une belle association de bienfaiteurs... D'un rien peut renaître l'élan...

Anonyme a dit…

Monter une tribune & pas assumer, rassure-toi, Richard, c'est moderne . Tendance . Véritas & Socotec en garantie . Hollande il a ri en garantie comme au Bourget ; Bastiat Vauban sans s’écrouler au sortir de la mêlée … à moins que …
Tout Dheepan comment un prophète, un héros trop discret regarde les hommes tomber pour rejoindre le good’art . Pousse encore un peu, & peut-être apercevras tu l’hydre qui se repaît de l’humain . Comme de la prise de bouteille aux tessons pour lancer des fakirs après Fatima .
Très mac'rognieux ; en revanche, prétendre jouer à l'ouverture pour s'échapper dès le coup de renvoi … postuler à cueillir du trèfle à au moins 5 feuilles pour finir par mobiliser toute l’horticulture sans vérifier l’huile de cacahuette sous le capot de la Nyssen garantie non cancérigène au carbure probe aculturé …
Pour ceux qui récusent Welles dans Othello ou Citizen, se moquent de Kirk Douglas hors chewing-gum, se bidonnent à la Lumet comme des Monty’s sur le baril, ne voient rien dans Fellini ainsi que dans Jarmush, oublient les frères Dardenne comme Kusturica, reste après Ozu & Grangier la piste Yves Caumon .
Bon ad’versaire . Mais arrête stp avec Gaël sans maillot qui rime surtout avec hyène au tricot . Ce gars ricane quand il entend que l’argent n’a pas d’odeur).
https://youtu.be/0MYN8mAEKUo

Sophie/Fenêtre Ovale a dit…

Bons 59 Richard!
Je comprends si bien tes interrogations...
Et moi, c'est 60 dans pas longtemps, oups de oups!

Ritchie a dit…

Merci Sophie

André Boeuf a dit…

Je ne devrais peut-être pas le dire, mais je le dis quand même.
En fait, c'est un peu triste, ces sites "ouverts"; ouverts à l'échange, la réflexion, la rêverie,..., la folie, pourquoi pas? Et qui sont, actuellement et, qui sait, pour longtemps encore comme desséchés.
C'est complexe.
Le créateur, grand ordonnateur, organisateur, entraîneur -Richard en l’occurrence- qui nous à accueilli et permis de nous exprimer, qui participait pleinement à ces échanges, les lançait et les relançait, les contrôlait -au sens large du terme- afin d'éviter juste quelques dérives grossières, Richard, donc, tout en se plaignant discrètement de cet état de fait, ne possède apparemment lui même plus la fibre, l'énergie, la moelle pour piquer les bêtes et faire avancer le troupeau.
C'est normal.
Il est, en effet, à la lumière de mes quelques expérience, classique que toute organisation qui, à un moment donné semble baigner dans la "perfection", se ralentisse, se réduise, se mette à tourner en rond si aucun renouvellement de "chair fraîche" ne se produit. Ou si le cercle, déjà réduit, ayant l'impression d'avoir épuisé toutes ses potentialités, ne s'ouvre pas vers de nouveaux horizons, de nouveaux objectifs. Tu le dit parfaitement un peu plus haut.
Voila, c'est dit!
Et c'est tout.

André Boeuf a dit…

Tu le dis parfaitement...

Gariguette a dit…

Ah je le vois bien Ritchie, parcourir les ruelles une lanterne à la main en plein jour, ne cherchant pas un homme non, mais demandant de la chair fraîche ! Bon ... avant que tout ne soit perdu, avant qu'il n'entame sa mue pour nous dit-il, "changer de peau", je vous propose de découvrir un nouveau (?) concept qui emprunte pourtant à de nombreux philosophes : la résonance .
Il s'agit de revivifier notre relation au monde, pervertie par l'aliénation et la course au profit( moi j'ajoute la course tout court, lisez Jeantet chez qui tout va toujours trop vite ...) . En effet personne n'a le temps de se poser, de s'approprier les êtres et le monde et d'entrer vraiment en relation . Pourquoi avoir choisi un terme musical (résonance) pour nommer ce concept ? L'audition comme la relation fonctionne à double sens : vous écoutez et vous parlez . Vous demandez et l'on vous répond ..... Bon il s'appelle Hartmut Rosa cet auteur décidément très inspiré et je l'espère inspirant . La suite ? Hé bien allez donc voir vous même !
Lu seulement des extraits et entendu une conférence .
Avec des passages intéressants notamment sur le corps des dominés et des dominants ; en rapport avec le corps nietzschéen, cet arc tendu ( mais non, mais non, pas bandé ... encore que ... bref ...) promesse d'un rapport intensifié à soi-même et au monde ( Ecce homo) mais aussi Aristote ou Spinoza - oui ben ceux qui ont du mal à suivre n'ont qu'à se procurer "le Dictionnaire des Penseurs " c'est tout écrit dedans, mais en mieux .

Anonyme a dit…

Te diou ! les disciples de Ricardo, paquet de chips où puiser en feuilletant Pif gadget, rendent compte dans la foulée de ceux d'Adorno . Si ce n'est pas de l'incrémention de petit lait ...
https://youtu.be/LZDr1SS3xYU

Gariguette a dit…

Tu ne me feras pas croire que l'Ecole de Francfort ne balance que des saucisses, ô lumière de l'Occident !? Et toi tu as quoi dans ta gibecière pour répondre aux interrogations de Richard ? S'agirait pas seulement de dénigrer les autres ( merde alors ! t'en prendre à Pif gadget dont les pois sauteurs du Mexique avaient en leur temps illuminé ma jeunesse innocente et néanmoins curieuse !!)

Anonyme a dit…

« … Cette destinée est mystérieuse pour nous car nous ne comprenons pas pourquoi les bisons sont tous massacrés, les chevaux sauvages domestiqués, les lieux secrets de la forêt lourds de l’odeur de tant d’hommes, et la vue des belles collines souillée par des fils de fer qui parlent. Où sont les fourrés profonds ? Disparus. Où est l’aigle ? Disparu. C’est la fin de la vie et le commencement de la survivance.  ...»
Déclaration du chef indien Seattle au président des Etats-Unis (1894).
Je trouve limite mesquin pour une vigile d’abattoir genre Chicago de vouloir vérifier la bonne aloière du passant sous prétexte que son chien aboie .
M’enfin, le gonze se projette dans un pseudo élan créato-libérateur comme un vulgaire rouage de la « Kulturindustie », et se retrouve à se plaindre d’être incommodé au graissage comme au resserrage de boulard exécutés plus avant !
En con sidérant la 1ère dissertation de « La généalogie de la morale » comme mâchouillée & déglutie, tout en laissant pendouiller les 2 autres en imaginant une digestion (pas un digest, hein?), s’il me fallait faire péter une bulle, je recommanderais encore & toujours « l’homme unidimentionnel » en commençant par lire l’adcipit . Ou « Manufacturing Consent » plein de choux gras, idéal en accompagnement de saucisses pour les amatrices de prébendes à la munichoise . Mais déjà qu ‘il n’y a pas eu ici le moindre écho aux « certificats d’études » … on pourrait être en droit de douter du niveau, ou de l’investissement dans une optique foireuse, comme dit un copain géomètre pas du tout cartésien, qui botte allègrement le cul du Mercator qui lui tient la règle .
https://youtu.be/ZPHSXUS0_1c

Gariguette a dit…

Pas un problème de niveau( enfin si quand même un peu parce que je ne sais pas pour les autres mais je suis loin de manier la philo comme toi) juste de traduction : si tu te donnais la peine d'écrire de façon un peu moins ésotérique, tu aurais probablement davantage de retours . Faut déjà te décoder Z ... pourquoi dis-tu qu'il s'agit d'un "pseudo" élan créato-libérateur ?
PS : laisse tomber les méchancetés gratuites, suis pas en état et tu vaux mieux que ça

André Boeuf a dit…

Gariguette,
Comme pour les Dupond et Dupont, je dirais même plus:
-"Nous avions déjà un Zarma, en voilà un second!".

Anonyme a dit…

Dilemme …
Je joue la pénalité ou le bras-cassé ?
Fût une époque, lorsque je cheminais en bibliothécaire bénévole à Larrey, faut reconnaître que les McDo n’étaient pas encore implantés ; la population y était plutôt généralement frisant allègrement avec l’anorexie avant la mode pas volontaire, mais cependant plus portée par je ne sais quel élan communautaire, même sans y toucher, à voir s’agiter ses narines au passage de saucisses de Toulouse qu’ à la gastronomie noyée dans la choucroute . Une forme d’initiation .
Mais même au KKK, Angéla nous l’a assuré, les contre-feux ne sont plus ce qu’ils étaient ; tout fout le camp ...
Dis stp à l’ami Alain qu’avec Grosso, on tient la 1ere jument verte, un Bogdanoff du rugby, sauf André toujours vert à faire valoir un chromosome préalable issu d’ une vie antérieure .
https://youtu.be/HK4F5Fmkbko

Tautor a dit…

"Les années nous viennent sans bruit" disait Ovide. Ce n'est pas sans bruit que la pensée cristallise les mots et non les maux de la vie. Laisse couler dans tes veines le plaisir d'écrire. Oublie en dégustant le raisin aux bords des lèvres que l'automne n'est qu'une saison, la plus belle à mon sens, celle qui donne l'arc en ciel des couleurs. Rien n'est écrit dans le marbre et comme Anaxagore je dirai "Rien ne naît ni ne périt, mais des choses déjà existantes se combinent, puis se séparent de nouveau", formule reprise par Lavoisier dans le rien de rien qui finit par se transformer ! N'est ce pas le propre des mots et de la pensée que de transformer une image, un son, une odeur, un toucher pour donner vie à l'écriture. Contrairement à l'anonyme lotois, essayiste affûté des mots pour mieux les effacer, comme si, pour lui, la vie n'est qu'une éponge semblable à celle magique du terrain de rugby, de fréquenter Larrey, Pyrénéen et père de la Médecine d'Urgence, devrait au contraire lui donner l'envie de transmettre, comme à chacun d'entre nous ici, la saveur de nos lumières, le goût des années maturées et la joie de partager ensemble cette faconde du mot et de son écrit. Que cette nouvelle année te comble, que l'écriture soit le moteur de tes passions et que la vie continue sans bruit. Joyeux Anniversaire.

Gariguette a dit…

un article très intéressant ce matin dans l'Equipe dimanche intitulé "la bibliothèque de sport idéale", c'est plus qu'un simple catalogue parce qu'ils ont posé 5 questions à des journalistes du quotidien :
1. Quel est le meilleur livre de sport ?
2. Quelle est la meilleure scène de sport dans un livre qui ne traite pas du sujet ?
3. Quelle est l'histoire que vous adoreriez raconter ?
4. Pourquoi est ce difficile d'écrire sur le sport ?
5. Quel est l'écrivain qui aurait dû écrire sur le sport ?

Ton avis Ritchie ? et aussi bien sûr à tous ceux que ça intéresse ...

Tautor a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
Tautor a dit…

Pour parler sport ou écrire sport il faut avoir pratiqué ou être habité de cette passion. Lalanne et Blondin (l'ironie du sport) en sont l'archétype me semble t-il. Avant de Coubertin, Homère, Platon, surement Virgile de mémoire de latiniste en herbe, mais aussi Rabelais et Montaigne ont mis leur plume au service du corps humain. Jean Jacques Rousseau au travers du"Discours sur les sciences et les arts" excelle dans la diatribe contres les sciences et les arts qui corrompent l'homme de la vertu et des valeurs guerrières. Et donc aujourd’hui, quelques siècles plus tard, le sport spectacle n'est-il pas quelque part la résultante de cette logique ? Je garde en mémoire pour avoir eu une passion pour les marins, les pirates et la voile le livre d'Alain Gerbault "Seul à travers l'atlantique" me nourrissant de rêves suscités par Tabarly et son second "l'Amiral" de Kersauson. La mer sans horizon est toute aussi fascinante que le désert et ses étoiles ("le Petit Prince"). Moi j'aimerais raconter ma première traversée à la voile Antibes Calvi avec Marc Linski, coéquipier de Tabarly. Mais le Pyrénéen que je suis n'en oublie pas pour autant les fascinantes ascensions sous la plume d'Herzog et les non moins performances de René Demaison alpiniste hors norme. La mer, le sable et la montagne, trois points cardinaux qui font que le sport ne peut s'écrire que si on l'aime.

Gariguette a dit…

Oui Alain, mêmes lectures ( plus d'aventures que de sport) mais comme nous avons le même âge - 12 ans - rien d'étonnant ! Pour moi c'était "Annapurna premier 8.000" ...
Je vais essayer de ne pas (trop ) m'égarer donc, méthode !!
1 le meilleur livre de sport c'est probablement "W ou le souvenir d'enfance " de G Perec ...
2 meilleure scène de sport dans un livre qui ne traite pas du sujet : le jeu du bouzkachi dans "Les cavaliers" de Joseph Kessel .
3 J'aimerais raconter l'histoire de Sonny Liston mais c'est déjà fait en 7 mn https://www.youtube.com/watch?v=5DMLnoyk6R0 ...
4 C'est difficile d'écrire sur le sport parce que le geste sportif se regarde, et lorsqu'on s'efforce de le décrire - ainsi que les émotions qu'il crée - c'est déjà fini, les mots, les phrases sont longues ... C'est fatalement épique si l'on veut que ce soit bon, l'épopée ça fait rigoler aujourd'hui ; plus personne n'oserait écrire "Les forçats de la route" par exemple ...
5 Shakespeare ? Le sport est parfois si dramatique ...

Ritchie a dit…

"Dans l'Equipe dimanche : "la bibliothèque de sport idéale". 5 questions posées à des journalistes du quotidien :
1. Quel est le meilleur livre de sport ?
2. Quelle est la meilleure scène de sport dans un livre qui ne traite pas du sujet ?
3. Quelle est l'histoire que vous adoreriez raconter ?
4. Pourquoi est ce difficile d'écrire sur le sport ?
5. Quel est l'écrivain qui aurait dû écrire sur le sport ?

Ton avis Ritchie ? et aussi bien sûr à tous ceux que ça intéresse ..."
Voilà de quoi relancer quelques commentaires.

Ritchie a dit…

Et tu as déjà commencé..

Ritchie a dit…

1- "Le combat du siècle" de Norman Mailer. Je m'étais inspiré de sa structure pour écrire "Jour de gloire".
2- Julien Gracq évoquant le rugby dans "La forme d'une ville"
3- Un éducateur bergeracois transmettant une règle de vie à un joueur qui deviendra après cela international. Ce sera lors du prochain Quinconces.
4- Parce qu'il faut en connaître intimement les arcanes et l'avoir vécu dans sa chair.
5- John Kennedy Toole ("La conjuration des imbéciles").

Ritchie a dit…

Je viens de lire cette double page. J'ai surtout adoré l'interview de Boley. Et sa fin. Où il parle de Pierre Michon. Je suis persuadé que pas un des trois journalistes interviewés ne connait ce remarquable écrivain (Vies Minuscules) que m'a fait découvrir un autre écrivain formidable, notre Benoit Jeantet.

Gariguette a dit…

Oui c'est vraiment une très bonne idée : une bonne vingtaine de livres déjà à se mettre sous la dent . Une surprise ( pour moi) : la boxe est vraiment le sujet numéro 1, elle a même inspiré Joyce Carol Oates ! Pas trop étonnée pour Mailer, tous ses livres ressemblent à des combats . Et je me suis rappelée que Jack London a fait de la boxe et Jack Kerouac du football US ; mais en ont-ils parlé dans leurs romans ?
Boxe toujours ; je me souviens avoir lu "Million dollar baby" beaucoup plus dur que le film ( une vraie guimauve à côté) c'était une nouvelle tirée paraît-il d'une histoire vraie ... "Raging Bull" c'est l'inverse, le film est bien mieux que la bio originale de Jack La Motta .De toute façon les destins des boxeurs sont toujours "hors la vie " ( Clay, Liston, cerdan ...) .

Anonyme a dit…

Je sens que ça va encore minauder si en invoquant Gilardi, je n’invite pas derechef à la prosternation devant un Thierry journalistique franchouillard à la bonne franquette sans besoin de briefing au prompteur, enfin, il semblerait si tôt déballonné, mais à une génuflexion devant le genre anglois à la William . 
»Aucun homme ni dieu » qu’il ose et que reprend brillamment à la volée Jeremy Saulnier ; on croirait Freud revenant nous faire un petit complément à sa seule œuvre de social entachée (« Malaise dans la Kultur »), comme simplement une piqûre de rappel façon Moh’med Ali avant comme sur le ring . N’en déplaise aux agents plein pot orange .
Souci démocratique, des commotions pour tous ? c’est mon voisin gendarme mobile qui va être content façon Benalla de pouvoir s’entraîner avec la police municipale bientôt à niveau avec les antennes mobiles pour physiocrates tautorisées façon Monte Carla à pisser respectueusement en concert privé dans la raie publique, quand 5 millions de gueux privés de soins élémentaires (sans urgence sanitaire sinon ça se saurait …) garantissent le redressement de la Sécu . Pour le plus grand profit de Sanofi, bientôt la vaticination obligataire ira de paire avec la côte en Bourse de Péchiney . N’oubliez jamais qu’à un moment ou un autre, la société traite des humains comme elle s’autorise à le faire des animaux, le rugby dans son darwinisme à très courte échelle en étant un des meilleurs curseurs .
Quand j’entends voir embarquer en Ovalie « les femmes & les enfants d’abord », titaniquement, je frémis .
Bernie est ce qu’il est ; grave, mais qui oserait psychanalyser son brave Simon le Magicien qui a à lui seul d’un bras macronien à la baguette éradiqué, fait s’évaporer de toute rédaction, le dopage ?
Sauf chez ces tarlouzes d’Italiens, sujets même sans Emmanuel toujours bons à prendre de partout, en simples voyeurs comme à Seveso pour masquer entr’autres nos totals naufrages de bingo à bongo .
https://youtu.be/vJMLJVha5sw