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dimanche 20 mai 2018

4. Le signe de Thoreau

Le 14 juin prochain «le Dictionnaires des penseurs» sera mis en vente dans les meilleures librairies proches de chez vous. A la suite de Joseph Weber, d'Emile Borel puis d'Olympe de Gouges, Henry Thoreau y tient une place d'importance que l'actualité ne lui dispute pas. L'heure est à la revendication et qu'elle soit pacifique ou violente, immobile ou active, qu'il s'agisse d'insurrection ou d'arrêt sur image, le legs de ce chevalier du lac est en permanence autour de nous.

Quand on naît il y a deux siècles dans une ville nommé Concord, on ne peut que s'intéresser au bien commun. Avec Thoreau, le mythe de la désobéissance aux lois de la cité a été réactualisé, et la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen amplifiée jusqu'à questionner le gouvernent quand il décide seul ce qui est bon pour tous et chacun. Quand vous remplirez votre déclaration d'impôts, rappelez-vous que Thoreau refusa de régler les siens au motif que l'argent ainsi récolté par les élus servaient cette mauvaise cause qu'est la guerre à son voisin.

Déconsidéré par ses contemporains, Thoreau n'a été soutenu de son vivant que par un groupe d'amis fidèles - les ancêtres de la Comme Fou ? - avant d'inspirer deux des plus grands hérauts de la revendication sociétale : le Mahatma Gandhi dès 1906 et Martin Luther King à partir de 1955. «Faire ce qu'on estime juste», souhaitait-il. Le refus organisé, assumé et public de se soumettre à une loi, un règlement, une organisation ou un pouvoir à partir du moment où ceux qui le contestent le juge illégitime, contraire à l'éthique, inique, dangereux ou immoral, était pour cet ermite le devoir de tout être humain doué d'entendement. Et d'inventer alors «la majorité de un» si un seul «a raison contre ses concitoyens.»

Particulièrement médiatisée depuis deux décennies pour lui conférer le plus d'audience possible et influer sur l'opinion publique, la désobéissance civile pacifique est devenue un concept d'action politique. C'est par et grâce à elle qu'en France sera légalisé l'avortement. Aujourd'hui, il suffit de regarder autour de soi : Greenpeace, Droit au logement, nuit debout et les Zadistes utilisent la désobéissance - civique celle-là - pour se faire entendre.

Revendiquer, c'est aussi aujourd'hui comme hier rester immobile quand certains nous incitent à nous mettre en marche. Ralentir, c'est remettre à la vitesse du pas humain l'avancée technologique dépourvue de conscience et de recul que des apprentis sorciers nous imposent au nom d'un progrès qui n'est souvent que transformation. Prenons le temps de ne pas décider dans l'instant, de ne pas nous soumettre au dictat de l'immédiateté, de peser en soupesant. Si l'absence de mouvement est une impertinence alors reprenons Thoreau par les normes.


vendredi 18 février 2011

Direct Marcoussis


Ami(e)s de la Comme Fou, tous les jours, ici même, vous aurez des nouvelles fraîches de Marcoussis, dans l'Essonne, soit le Centre national du rugby, l'usine à champions, l'antre des Tricolores passés au Bleu, l'outil que le monde entier nous envie, autrement surnommé Marcatraz par ce comique de Marconnet du temps où il officiait au Stade Français. Petits potins, impressions, de quoi faire monter la pression avant le Crunch de samedi prochain... Rendez-vous au café du post...

samedi 26 décembre 2009

Propoésie


Mille ans en prison. Dans une cellule aussi étroite qu'une salle de bains. Une natte pour sommier, trois couvertures élimées pour se protéger du froid. Sur Robben Island, au large du Cap. Quand il est sorti, petit à petit, d'une prison plus confortable à la résidence surveillée, à la fin des années 80, Nelson Mandela n'avait jamais vu un four à micro-ondes ni une télévision, et confondait les deux. Cela dit, on le comprend, vu la qualité des programmes... Il n'avait jamais assisté à un match de rugby, non plus. Il était l'avocat de la guerre civile, il est devenu l'apôtre de la non-violence. Prince Xhosa, il s'exprimait en afrikans. En prison, il a lu les philosophes grecs et les auteurs anglais. D'où Henley, la poésie et Invictus. Comme quoi, un poème peut changer un homme, une vie, une société. Et vous, quel poème lisez-vous, en votre prison ?

vendredi 18 décembre 2009

Tel une comète


Je ne connaissais pas Henley jusqu'à très récemment. Et vous non plus, très certainement. En fait, jusqu'à ce que je visionne "Invictus", le dernier Clint Eastwood, en sortie le 13 janvier prochain. Deux nominations aux Oscars. C'était il y a trois jours. Dans les locaux de la Warner, à Neuilly. Je sais, je ne me refuse rien. Surtout quand je suis invité. Y avait même BêteBaieDer. Alors, vexé de mon inculture, je suis allé gratter un peu sur GoûtGueule, histoire d'en savoir davantage. Sur le poète qui inspira Nelson "Président" Mandela dans sa minuscule prison de Robben Island, au large du Cap. Puis, par ricochet (pardon, sur ce blog, on dit : au rebond) François Pienaar, capitaine des Springboks en 1995. William, de son prénom. What else about him ? Eclairez-moi, mes ami(e)s...