La monarchie n'est pas morte car elle donne encore à voir. Avant de prendre congé, j'entends que le Congrès écoute le président faire état de l'union la veille du discours de son premier ministre devant l'Assemblée. Les têtes passent, certaines tombent mais les symboles demeurent.
Après Oradour-sur-Glane et le Louvre, Manu 1er verrouille tout ce qui peut l'aider à asseoir son pouvoir sur les masses nourries de téléréalité et de plus en plus incultes, si l'on en croit les corrections des copies d'histoire et de philosophie au baccalauréat. La cassure est marquée.
Je pars donc loin. Comme d'habitude. L'Espagne et ses châteaux, à commencer par celui, tranchant dans la plaine, de Tolède histoire de me passer un peu baume à l'âme. J'ai aussi coché quelques dates en ce mois: mercredi 5, dimanche 9, jeudi 13, mercredi 19 et jeudi 20.
Sans oublier samedi 8, et ce pour au moins trois bonnes raisons : un troisième test déterminant entre les All Blacks et les Lions, la fin de ma saison de labeur à rendre compte sur azerty d'un sport, le rugby, de plus en plus malade de son succès. Et La Planche des Belles Filles.
On nous a promis du renouveau - personnellement je n'y ai jamais cru - et voilà qu'on verse la soupe dans les vieux pots régaliens. On le sait maintenant, la moralisation attendue ne s'applique pas aux amis du président star, lequel se prend pour JFK mais s'exprime par de grands vides comme un vieux cabot d'Hollywood - disons Reagan - pour présenter un programme à mettre tout le monde dans la rue en septembre.
Alors courage, fuyons. Les routes du Tour d'enfance proposent toujours une échappatoire à la vacuité ambiante. Pédalez, il en restera toujours quelque chose, vagabondage d'innocence assumée qui nous élève grâce à quelques arrivées au sommet (cf. les dates ci-dessus).
En juillet quitte à s'adresser à la nation qui n'en demande pas tant, il aurait été certainement plus judicieux d'installer les micros et les caméras place de la Bastille. Question symbole, le choix de Versailles confirme en revanche tout le mal qu'on pense des ors d'une République outrancière, dépensant un demi-million d'euros pour ce show macronien de trop. Ah, si Versailles m'était compté...
Cela dit, le palais de l'Elysée, suite présidentielle, était auparavant la résidence de Madame de Pompadour, n'est-ce pas... Apparat et dorures sont partout. Reprenant la sentence d'André Malraux qui voyait le XXIe siècle entrer, ou pas, dans une dimension spirituelle nouvelle, Macron considère donc comme l'ancien ministre de l'information puis de la culture que «Versailles est un haut lieu de la civilisation occidentale.» Haut, certes, mais dépassé.
S'il a prévu un nouvelle et prochaine sauterie entre élus plutôt que de mettre, comme il l'avait annoncé, des coups de pied aux cultes divers à commencer par l'ultra présidentialisme, le roi Macron serait bien conseillé, lui qui aime tant s'entourer de symboles et d'histoire, de relancer la Fête de l'Etre Suprême sur le Champ-de-Mars. et pour le coup, il n'aurait même pas besoin de s'embarrasser de la Raison.
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lundi 3 juillet 2017
samedi 31 octobre 2015
Savoir l'ouvrir
Après cette finale majestueuse, j'ai une pensée pour le coach australien. Il a récupéré cette équipe aussie en pleine crise il y a un an. Arrivé en finale, il n'a pas renié sa philosophie de jeu. A savoir l'ouvrir. Michael Cheika a été l'un des personnages du mondial anglais. Sa voix grave et rocailleuse, ses réparties toujours pesées, pensées. Sa présence animale. Mais un animal à cerveau show.
Pour que les All Blacks soient aussi forts, samedi, à Twickenham, il fallait que leurs adversaires se hissent à leur hauteur. Ils ont remonté un énorme handicap de dix-huit points en début de seconde période pour inscrire quatorze points et se retrouver à portée d'essai, 21-17, pour l'emporter. Revenir ainsi d'un trou si noir est tout à leur honneur et à celui de leur mentor, l'homme qui leur a insufflé un style.
Alors oui bien sûr, les All Blacks au sommet du monde. Mais il ne faut pas oublier les Wallabies au bon rebond de leur propre histoire et pour ce qu'ils ont proposé, à savoir une belle idée de rugby. Avec trois troisième-ailes pour plaquer, gratter et soutenir ; avec Genia, Foley, Beale, Folau, Ashley-Cooper, Giteau, Mitchell. Magnifiques attaquants. A l'égal de la génération 1990 (Campese, Horan, Little, Lynagh, Farr-Jones, puis Burke, Gregan, Larkham, Tune, Roff).
Je choisis Cheika au lendemain du sacre noir. Parce que. C'est ainsi. L'Australie fut lumineuse, elle aussi. Eclairant le jeu au sol, au ras, au large, dans le ciel. «Soyez maîtres des airs», demandait le coach aussie à ses joueurs. Héritage de l'Australian Rules. La règle wallabie n'est pas celle des trois P kiwis (rythme, conservation, position). Que trouver pour la résumer ? Bob Dwyer, quand il entraînait cette équipe, avait dit à ses joueurs : «Courez, courez, courez !» C'était le credo de son club, Randwick. Où évolua aussi Cheika. Elu, dimanche soir, meilleur entraîneur de l'année par le jury de World Rugby.
jeudi 31 décembre 2009
Fort, doux et dingue

2010 arrive, 2010 est là ! Quinze mois de Comme Fou. Déjà. Comme le temps passe. Quinze, porte bonheur symboliquement ovale. Et donc une nouvelle année se profile. Le fond de l'air est frais. Alors, souhaitons que l'humanité parvienne à se glisser entre l'effroi et le show. Je vous imagine, ami(e)s d'ici, forts, doux et dingues à la foi. Foi en vous, foi en l'autre. Vous savez qu'il y aura toujours une petite place pour vous sur ce blog forum mais pas uniquement "for men" qui est le vôtre. Fort, doux et dingue soyez ! Et souvenez-vous pendant les douze mois à venir : il n'y a que le superflu d'essentiel.
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