lundi 15 février 2010

Un grand blanc


Vous je ne sais pas mais moi je n'ai vu qu'une seule compétition des Jeux olympiques de Vancouver. La descente hommes. Le reste, je n'arrive pas à m'y interesser. J'en ai conscience, c'est pas bien. Surtout qu'on y décroche des médailles. Jay, Lamy-Chappuis, d'autres encore. Sûrement. Mais le mois du blanc me passe par dessus la tête. Pourtant le givre, les moins du thermomètre, le gel, le froid, la glace, tout ce qui me donne envie de rester au fond de ma couette se trouve devant chez moi et que les matins ressemblent à des grands draps tirés sur la lande de Saclay. Mais rien. De rien. Trois fois rien. La dévale au Canada, c'est sans moi. Sans vous, aussi ?

45 commentaires:

rugbymane a dit…

Pour être tout à fait honnête, j'ai toujours aimé le froid polaire, la neige...le tendre craquement que ça fait de marcher dessus...Mais le ski et les sports de glisse...j'ai eu beau me forcer à l'époque des vacances entres potes, un studio pour dix à la Plagne et les nuits devant des hectolitres de Fondue-martini dans cette boite...comme ça s'appelait déjà ce truc censée être rempli d'Edam réputée pour grimper sur l'indigène avec un naturel...ah oui "la soupe au shuss"...putain... et tout ça...Bref, je déteste le ski, à 6 ans l'après-midi, dans nos classes du Montana d'Ariège, la pleine période de l'éveil giscardien c'était, soit on avait droit à l'après-midi verte, ça nous faisait une belle jambe vu qu'à peu près tous fils ou petits fils d'agriculteurs...Le toubib chauve et un collier de barbe, une caricature de toubib, se pointait dans sa 4L au point mort à l'orée du bois, "mademoiselle", notre instit' soit la petite Bellucci locale, moins l'accent ritalement corrèqueu, plus la coupe dite des pains aux raisins remise au goût du jour par la princesse Leila, nous minaudait " mes enfants allez vite ramassez moi autant de bogues que vous pourrez et tout plein de feuilles pour notre herbier, moi je monte voir si là-haut...des champignons", ah la belle époque, on faisait ce qu'on voulait pendant le toubib et Mademoiselle jouaient à l'amant de lady chatte en l'air... il faut bien que le corps provincialement exulte me confia récemment le dit toubib, encore une sorte de "Madman Bovary" comme dirait l'autre, amis je m'égare, donc soit ça que j'aimais bien soit l'aprême à Camurac en cours de ski avec ce gros gendarme bourré...Et un: tu ouvres tes ski ( des trucs qui déchaussaient jamais super les chevilles...)Et deux: tu te pannes la tronche dans la poudreuse, la dameuse fallait même pas y compter, le temps que le pistard ( le mec était vacher l'été alcoolo l'hiver) se remette de son 421 de la veille, et trois: tu te relèves, j'ai un sacré bon niveau en godille d'ailleurs, bref l'hiver ça oui, le ski et encore les JO d'hiver (Albert de Monac', il s'y ridiculise encore ou bien?) non, non et non...

Seb près du podium... a dit…
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Seb près du podium... a dit…

Me suis laissé emporter par les nuits de l'Olympe,je me suis pris au jeu de l'or blanc sur grand écran.Un vrai fondu sans les skis mais la larme toujours prête et bien aiguisée,pour mieux glisser vers des émotions boules de neige."L'or des braves" titre astucieusement l'Equipe,joli résumé de ces histoires humaines si rafraîchissantes qui me font chavirer le coeur au près de ma mie,radieuse devant ces exploits "France Télévision"!Quel week-end de bonheur,de l'or en barre!Et puis cela va faire vendre du papier...Elémentaire dirait Ritchie,alias:"Sherlock Holmes"!

Pascalou a dit…

Eh oui, les arpions écrabouillés dans les Trappeur en cuir à crochets, les onglées de folie, les k-way trempés comme le fond des fuseaux : toute cette souffrance physique oubliée tous les matins à l'heure de monter à la station en deux-pattes (pas besoin de chaines !)...
Tout ça pour dire que des expériences comparables ont produit des effets dissemblables, ami Benoit : hier j'étais sur les pistes à fond les manettes, on a fait la fermeture !
Sinon, pour ce qui est des JO (d'hiver, en l'occurrence) tout ce Conservatoire des sports à médailles dont tout le monde se contrefout 206 semaines sur 208 sauf les constructeurs d'infrastructures à x milliards, les fabricants de balayettes ou de carabines à lunette dégivrante me laisse aussi au fond de mon pageot, ou plutôt m'y envoie, vu que cette année si j'ai bien lu c'est le soir que ça glisse au pays des médailles. Mais l'effet pervers numéro un c'est le matin, le premier bulletin radio avec invariablement l'insupportable info majeure du jour : "Aujourd'hui, deux Espoirs de Médaille !"
Clic.

rugbymane a dit…

Oui Pascalou, la passion ne se discute même pas...mon frangin te ressemble...Après avoir raconté n'importe quoi, comme souvent... je dois dire que tous ceux qui participent aux JO d'hiver restent des sportifs, des champions émérites qui méritent notre respect, le mien assurément, et franchement pour une fois que les projecteurs se braquent tant soit peu sur eux, on ne va pas s'en plaindre...Voilà...Mais après c'est affaire de goût, le saut à ski, la luge, le patinage, le biathlon sauf à l'époque D'Anne Briand...elle je ne sais pourquoi...sa voix boudeuse...bref...Mais de là à me fader Candeloro ("Hallyday" on ice) et Nelson ( France télévisions devrait nous l'empailler...aux trophées du sport, vous savez juste au dessus du sapin à côté de l'ourson Chabal, notre petit snobinard polyglotte ça ferait joli)

Ibsen a dit…

J’aime les Jo d’hiver car ils me rappelle des souvenirs partagés avec Ben.Comme quoi nous n’avons jamais shussés de concert, mais nos impressions sont sensiblement les mêmes…

J’aime le ski parce qu’en remontant de la cave, on se pince les doigts en essayant de porter les skis, les bâtons et les chaussures, sans rien cogner dans les escaliers.
J’aime le ski parce que tôt le matin, une stalactite au bout du nez, on s’essaye au Tetris dans un brouillard glacial, pour essayer de faire rentrer une paire de lames de métal coupant dans une voiture qui ressemble à un congélateur.
J’aime le ski, parce que je peux enfoncer mes pieds dans des chaussures glacées, en respirant l’odeur du diesel dans un parking géant, en équilibre précaire pour ne pas poser mes chaussettes dans la neige boueuse.
J’aime le ski parce que je peux acheter un forfait à un homme sans âge, rougeaud et mal rasé, coiffé d’un bonnet de laine posé au-dessus des oreilles, et qui n’a pas souri depuis la dernière tempête de neige au Sahara.
J’aime le ski, parce que je peux m’entremêler jambes et bâtons dans un tourniquet bloqué, sous le regard de dizaines de touristes qui bien surs ont tous fait les Jo d’hivers.
J’aime le ski, parce que je peux partager pendant 10 minutes un télésiège avec des inconnus qui parlent de leur boulot ou de leurs vacances au Club, tout en se tartinant de crème solaire.
J’aime le ski parce que je peux manger un sandwich presque sec pour le prix d’un hélicoptère de combat, dans une délicieuse odeur d’huile de friture rance.
J’aime le ski parce qu’en mangeant mon sandwich, bercé par la douce mélodie des souliers de ski sur le carrelage détrempé, je peux espérer que quelqu’un tombe, si possible en portant un plateau surchargé.
J’aime le ski car je ne me ferrais jamais cette pimbêche trop maquillée, avec sa combinaison blanche, ses lunettes Dior et son bonnet de fourrure rousse.
J’aime le ski parce que je peux jouer au mikado en essayant de retrouver mes skis parmi les centaines de paires étalées partout et qui bien sur se renverse quand je les récupères.
J’aime le ski parce que je peux me faire passer devant et marcher sur les spatules par des adolescents boutonneux qui s’extasient sur la beauté des montagnes tout en jetant leur paquet de clopes par terre.
J’aime le ski parce que je peux avoir froid aux pieds, aux doigts, au visage.
J’aime le ski, parce que je peux payer pour tout ça.
J’aime le ski, parce qu’en détachant de mes doigts gourds les boucles couvertes de glace de mes chaussures, je sais que le meilleur moment arrive, la neige boueuse, re- l’odeur du diesel, les parents qui crient sur leurs enfants épuisés et transis, les voitures qui me frôlent à toute vitesse, pressées d’arriver dans les bouchons, et que plus rien de tout ça n’a d’importance.
J’aime le ski parce que lorsque enfin j’extirpe mon pied de ma chaussure, en tirant si fort sur mes muscles tétanisés de froid que j’en attrape une crampe, j’atteins une félicité presque orgasmique.
J’aime le ski pour la soirée qui suit en boîte ou le verre est au prix de la caisse de whisky ou la serveuse épuisé ne réagit pas à mes approches aussi subtile que mes descentes en chasse neige.
J’aime le ski pour la nuit qui suit ou tous mes muscles me disent de prendre le premier train pour Paris.

rugby truc qui s'apprécie après ski a dit…

et tiens un peu de Frédéric Dard mais oui, Il faut tout lire, de tout et puis Dard le ski ce qu'il en dit, même que c'est pas dire c'est lanskiner...bref voilà: "je vois des mémères dans les stations de sport d'hiver qui feraient mieux de faire de l'avalanche que du ski." et une petite dernière our la route, brève de comptoir resservie par Gourio , allez hop cul sec :" si la neige était noire, les gens feraient moins de ski."...et tout c'était rien que rugby truc vilain méchant bouuuu pris en flagrant délit de se déprécier le temps révolu de l'après-ski...

Ritchie a dit…

Moi je disais juste qu'à bouffer du rugby nuit et jour et jour et nuit devant la télé, au buro et au stade, à Marcoussis et partout ailleurs, je n'ai pas le courage de me refaire de la compétition de haut niveau...

Ritchie a dit…

Ibsen, tellement vrai. La même chose pour moi, garçon...

Tiger de sibérie a dit…

Donc, si j'ai bien compris, Ibsen adore le ski, c'est ça?

Rugbolympic divers a dit…

Tout bon rugbymane devrait le ski abhorrer...Regardez ce qu'il est advenu du malheureux Marconnet...depuis sur une très mauvaise pente soit dit en passant...Et puis les JO le biathlon, le tir et autres...pourquoi pas aussi une version olympique de la chasse au sanglier...De la pêche à la truite fario sur torrent gelé avec juste le talon de ta koflach pour briser la glace...du sport du vrai...tant qu'à y être, et sans avoir recours aux produits euphorisants dont marque on ne citera pas...

Ritchie a dit…

a l'inverse, Jean Prat était un excellent slalomeur...

matthieu a dit…

Et Magne a fait un sport-études de ski avant de choisir le rugby.

Attends, ça fait des cuisses " a tau" comme on dit par chez moi.

Pour les JO, on verra au fil des jours. Premier constat : les images au ralenti des sauteurs à ski sont belles.

Antoine a dit…

Vu sur le site du Monde, un dessin sur "les sports olympiques que aimerions voir à Vancouver" :
Le Guy Môquet sur Glace

On pourrait y envoyer B.Laporte et Clément Poitrenaud...

http://vidberg.blog.lemonde.fr/category/vancouver-2010/

pierrot la tombal a dit…

Vous n'êtes que des médisants!
Ceci dit, les JO j'y cours pas après. Et pourtant, j'habite une ville olympique...

Pascalou a dit…

"Et pourquoi pas aussi une version olympique de la chasse au sanglier" disait-il...

La cible représentant un sanglier a donné à la discipline l'appellation de "Tir au Sanglier Courant".
Cette discipline était olympique jusqu'aux Jeux de Séoul en 1988.


:-D

pierrot la tombal a dit…

Bien vrai pascalou! et je peux même rajouter, que le tir "au sanglier mort" il l'ont supprimé en 1908...

Gilles2 enrhumé a dit…

Bon, moi qui ne suis ni Ibsen, ni Hansum, ni Lagerloff, ni Lavandstatter, je n'aime pas le ski pour les mêmes raisons qui le font aimer par Ibsen (oui je sais, il faut lire à l'envers)
Mais, les JO, à la télé, le soir, ça peut tenir compagnie quand justement on n'en a pas... Sans compter que les hurlements du commentateur de service peuvent opportunément réveiller...
Quitte à être mouillé, je préfère l' être par les flots bleus que par la masse blanche...
Cela me rappelle, d'ailleurs, une blague à peine machiste : " C'est l'
hiver, il neige, il fait froid, le
restaurant est loin... j'ai envie de me marier!"...

rugbymane a dit…

Enfin...Les JO d'hiver sans la moue boudeuse d'Anne Briand...ça ne vaut pas tripette et puis, de toute façon, après le final de Galles-Écosse...tout ça rien que du patinage arthritique...Après ce final d'opéra, juste envie de reprendre WH Auden " On ne veut plus d'étoiles désormais; éteins les toutes; Emballe la lune et démonte le soleil..." Après ce final là on voudrait crever comme le jeune Werther...pas comme tous ces vers de terre limaçant à leurs manières colimaçonnes...

Ritchie a dit…

Encore que la descente, hier soir, a failli me faire louper le départ au restaurant, scotché en famille que j'étais. Imaginez la scène : mon épouse pomponnée toute belle qui rentre de réunion parents d'élèves et qui imagine que j'ai préparé le repas pour la marmaille, que tout est le monde dîne tranquille, et que les filles sont prêtes à aller au lit. au lieu de quoi elle me trouve dans le salon avec elles en train de nous extasier sur les 113 km/h des descendeurs, leurs sauts de folie et leurs angles de virages...

G.E. a dit…

J'avoue que pour moi rien de plus important qu'un dîner en tête-à-tête avec mon cher et tendre, il y a que le rugby qui pourrait me dissuader du contraire... seulement parce que c'est important pour lui.

J'avoue aussi que me vautrer devant la télé pour regarder quoi que ce soit... j'ai du mal. Je trouve cela une perte de temps. Sauf s'il s'agit d'un très très très bon film...

Ibsen a dit…

Comme nous sommes tous de grands enfants et qu'il fait froid et que nous nous réchauffons devant notre télévision... Un petit poème de PREVERT pour faire passer le froid....

Chanson pour les enfants l'hiver

Dans la nuit de l'hiver
Galope un grand homme blanc.
Galope un grand homme blanc.
C'est un bonhomme de neige
Avec une pipe en bois
Un grand bonhomme de neige
Poursuivi par le froid.
Il arrive au village
Il arrive au village
Voyant de la lumière, le voilà rassuré.
Dans une petite maison, il entre sans frapper.
Dans une petite maison, il entre sans frapper.
Et pour se réchauffer
Et pour se réchauffer
S'assoit sur le poêle rouge
Et d'un coup disparaît.
Ne laissant que sa pipe
au milieu d'une flaque d'eau
Ne laissant que sa pipe
et puis son vieux chapeau.

Ritchie a dit…

je fonds devant tant d'à propos

olivier a dit…

Salutation de Montréal à la Comme Fou !
L'athlétisme est le sport roi des Jeux d'été, la descente celui de l'hiver.....sauf au Canada ou c'est le HOCKEY !
En tant qu'ancien rugbyman j'ai tout d'abord été surpris par tout l'équipement qu'ils portent : protege tibia, protege coudes, épaulieres, culotte renforcée, gants matelassés, casque avec grille...et coquille bien sûr. parties dans des arenas fermées, changements toutes les 2 minutes...et bieres et chips uniquement en troisième mi-temps...bref, bien loin de nos coutumes rugbystiques...mais alors pourquoi je suis devenu un fan fini de ce sport ?
Parce que le hockey commence d'abord sur les patinoires extérieurs des parcs ou sur des lacs gelés. Parce que tout le monde peut y jouer..car les enfants naissent avec des patins aux pieds dans ce pays. Parce qu'apprendre a maitriser la glace, la roudelle et l'adversaire c'est un sacré exercice. Parce que la saison de hockey professionnel commence en octobre pour finir en juin avec plus de 80 matchs par équipe soit 2 ou 3 par semaine à la télé. Parce que Montréal vient de fêter ses 100 ans d'existance et que le Club de Hockey du Canadien a gagné 24 coupes Stanley.
Enfin, pour en revenir aux JO, j'ai l'impression de resentir les mêmes sensations d'en 98, tout un peuple attend la médaille d'or olympique, tout un peuple attend la confrontation avec la Russie d'Ovechkin, leur Ronaldo, leur Lomu. Zizou, c'est Crosby, Barthez, c'est Brodeur...beaucoup de similitudes pour je l'espere le même résultat.
Et voila, c'était une petite parenthèse canadienne au milieu de ce beau Tournoi des VI Nations.
Allez la France....Go Canada !!!

Ritchie a dit…

Voilà qui nous donne envie, Olivier, de suivre la finale de hockey, Russie-Canada. C'est quand, dis nous ?

olivier a dit…
Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.
olivier a dit…

Les matchs éliminatoires auront lieu la nuit pour vous, par contre la finale se tiendra le dimanche 28 février à 21h15, heure de Paris. Un match dure 3 périodes de 20 min, mais comme ils arrêtent le chrono à chaque coup de sifflet, la partie dure en moyenne 2h.
5 joueurs sur la glace : 3 attaquants et deux défenseurs. 4 lignes d'attaque et 3 lignes de défense qui changent toutes les 1 min, 1 min 30. Les mises en échec, genre de plaquage, sont tolérées. Les bagarres sont punies par une pénalité de 4 min mais les arbitres n'arrêtent le combat que quand les joueurs tombent à terre. Les autres rêgles étant aussi digestes que celles du rugby, je vous passerai les détails :-)
Pour finir, petit lexique québécois :
La partie = la game
La cross = le baton ou le hockey
le palais = la roudelle ou le puck
le gardien de but = le goaler
Le vestiaire = la chambre
le co-équipier = le chum
La copine du chum...qui joue aussi bien que lui = sa blonde (même si elle est brune ou rousse)
marquer un but = scorer
le débutant sur la glace qui ne quitte pas le rond central = le maudit français !!
Depuis que j'ai accepté d'être goaler et que je crie Criss de tabernak quand ils scorent (mais de moins en moins souvent), ils ne se moquent plus de mon accent...et heureusement j'aime bien les chips au vinaigre et la bière Molson
Et voila mon cher Richard, la Comme Fou est fin prête pour la game la plus importante de l'histoire du Canada !

matthieu a dit…

Tous à vos zappettes, les croustilles et le cola ...

matthieu en retropédalage a dit…

C'est sur les dix.

En Angleterre, Cipriani hésite à partir pour l'Australie, chez les Rebels de Melbourne. Dans le débat, Campese dit ceci de Johnson:

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“Knowing Johnson, who is a grumpy old fart at the best of times, he is not going to accept unpredictability because he can’t control it,” Campese, who lives in Sydney, said. “That’s why when he was captain there were no unpredictable players in the [England] team except Jason Robinson.

"Unfortunately, in the modern game, it’s all about defence. Coaches do not like unpredictability; that’s why most coaches are forwards. They would not have a clue about a back line. All they care about is scrums, rucks and lineouts."

“Danny is in a very tough position because everyone loves Jonny. Everybody expects the next fly half to be another Jonny. That makes it very difficult for a player to come in and do what he wants to do.”

Cipriani won his last England cap as a substitute against New Zealand in the 2008 autumn internationals and his appearances have been restricted to the Saxons since then.

“Danny is potentially very good,” Campese said. “Jonny is Jonny. He is not the Jonny of 2003. Everyone gets older. Jonny is very experienced but he kicks the ball and . . . he kicks the ball. Nothing else.

The game is changing and you need a player that doesn’t just read a game but can change a game — not by kicking the ball but by threatening the opposition.

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II ne fait pas dans la nuance l'ami David, mais quelque par, ça irait dans le sens de FTD (et de Michalak, Benoît, ok) et des choix de l'EDF. Attendons de voir, j'espère ne pas lui porter la poisse...

Ritchie a dit…

Campo, il est aimé pour ça en Australie; Des commentaires au vitriol et toujours dans le sens du jeu, du spectacle. En plus, c'est un fin cuisinier. J'vois pas l'rapport mais c'est comme ça, souvenir de repas chez lui. lui, c'est un vrai pote, comme James Small.

matthieu a dit…

Il ne doit pas aimer la fadeur des choses...

Au fait, sur le monde.fr (et a priori dans le journal), il y a un article sur la pièce d'Ibsen.

Ritchie passe en profondeur a dit…

Si mon épouse lit ça, elles era immédiatement interessée...

Gilles2 affamé a dit…

Mais si Ritchie, c'est l'évidence même, le rapport entre la table te le terrain. Pour Campese, justement, à table ou sur le terrain (et sûrement au lit), il s'agit de la même chose :
d'appétit, de désir, de plaisir...
Don't you agree?

matthieu petit côté a dit…

Oui Gilles, mais tu peux aimer manger sans pour autant cuisiner... Pour Campese, on n'est jamais aussi bien servi... et lui est plutôt dans l'action (au singulier cette expression, est-ce que ça tombe bien pour sa femme ?)

Gilles2 mémoire émue a dit…

Oui cher Mathieu, mais sur un terrain,
Campese moissonnait, faisait son marché, préparait, mitonnait, salait,
poivrait, goutaît d'un entrechat, et puis, soudain vif comme l'éclair, servait, pour son plus grand plaisir et celui de ses convives...

matthieu a dit…

Ah ! Ce bijou de passe pour Horan en 1991!

rugbymane a dit…

Hé oui chers bien tous... quand peser le risque et la bravoure de chaque relance c'est, encore et toujours, déjà ça, nous ménager un espace de rêve dans cet univers étriqué de passes plates...où l'on aurait tant besoin de profondeur...

pierrot la tombal a dit…

Ce qui a de bien ici, c'est que quand tu restes un petit moment sans venir, tu trouves toujours quelque chose à "manger"...

Ritche qui en salive a dit…

Vous m'avez mis en appétit, les copains... Allez, qu'est-ce qu'on se regarde ? Le prochain Galles-France ?

matthieu a dit…

Il y a le championnat ce week-end. On trouvera bien à y redire avant le Galles-France. Avec mes potes du samedi matin, on va voir Racing-Castres. Sinon, question transferts, on ne perd pas son temps. Ca déménage même. Il est d'ailleurs bizarre de voir les anciennes gloires aller ou retourner dans le sud (Goode, Spencer). Même Cipriani est démarché, FTD l'a été aussi. C'est anecdotique, mais quand même. C'est du à quoi tout ça ? L'attrait économique du Nord qui rebute les moins compétitifs (ici les plus vieux) ? Ou au contraire y-a-t-il une meilleure économie dans le sud que par le passé ? Ou ce ne sont que quelques coups médiatiques des sudistes? Après la Coupe du Monde "de dans un an", si rien ne changeait, assistera-t-on à une forte migration Sud-Nord ? Et pourquoi pas un mouvement Nord-Sud ? Il y a un orale par ici ?

matthieu, en petit hors jeu, mais hors jeu quand même, a dit…

Désolé, me suis planté. Ai mal lu Ritchie (un m pris pour un s), et ai confondu la femme de Campese et GE.

Ritchie a dit…

Oh, rien de grave... la sienne est sud-africaine la mienne est argentine. Et elles ont tous les deux un cuisinier à la maison. Après, tout ressemblance s'arrête là. La seule fois où il ma vu joeur, Campese, c'était avec l'équipe de la Presse contre les Arbitres de l'Ile de France à Massy, en 1989 (j'avais trente ans), il m'a surnommé Richard Escargot...

Ritchie a dit…

Lui, il avait de la dynamite dans les jambes. je me souviens de Galthié, en 1992, l'affrontant lors du jubilé Blanco et m'avoua qu'il avait essayé de la plaquer mais qu'il n'avait pas pu resserrer ses bras tellement l'autre allait vite. Véridique.

matthieu dépoussiéreur a dit…

Pour le plaisir des yeux:

http://www.youtube.com/watch?v=0rfTcww49zM

Vers le début, je crois qu'on voit l'Australie des 80's dont Benoît nous a quelques fois parlée. Admirez un essais depuis les 22, des passes simples, des courses et dus soutien... et un "gros" après 100 mètres qui sert une offrande façon Accocebery.

Après, il paraît qu'il a fait quelques coquilles l'ami David. Je vais essayer de les trouver.

Voyez-vous, j'aurais toujours aimé faire un toucher avec des supers joueurs, histoire de voir, de sentir (ce qu'on peut). En voyant Campo, j'ai moins d'entrain à cette idée ...

matthieu a dit…

Slt. Une fin de championnat assez indécise qui va se jouer au mental. Chaque rencontre sera donc à couteaux tirés. 80 % du championnat est joué, il reste 6 journées et tout reste à faire. De belles ailes hier à Colombes, notamment le couloir Bobo/Andreu; Teulet impressionnant de réussite... Ces nouvelles tribunes, échafaudées, sont bien plus proches du terrain que les autres. Le spectacle et la sensation y sont différents, on est davantage dans l'action (étais au rang n°10). Ne connais trop de stades, mais ça rappelle Bourgoin. Aux franciliens et aux autres, allez-y, conseil d'ami. Bonne journée.