jeudi 9 juin 2011

One, two, tree



Il y a forcément ce sujet de franche algarade à côté duquel nous ne pouvons pas passer. Ce film qui fâche et qui déchire. Chef d'oeuvre absolu pour certains, dont le jury du dernier festival de Cannes où il n'y avait pas que des nazes, présidé par un certain Bob qui s'y connait un peu en cinoche, hénaurme bouze pour d'autres qui n'ont pas du tout apprécié la pellicule tournée par le dénommé Terence Mallick. Je veux parler de "The Tree Of Life". L'axe du Mallick, le Tree sélectif. Bref, y'a de quoi envoyer du bois. J'annonce la règle : pas de règle, tous les coups sont permis... Ca va saigner...

36 commentaires:

Antoine a dit…

Bon, comme je n'ai pas vu le film, je vais tranquillement m'accouder à la main courante et regarder le match (ça m'évitera aussi de chopper des horions ;-)).

Tiger ni laxatif, ni durétique a dit…

Alors comme ça, y en a des qui veulent dézinguer l'Antoine! Et y z'attendent que les gros aient quitté la pelouse (afin d'aller se ressourcer quelques jours au bord de la mer) pour l'astiquer à l'urée.
C'est qu'y connaissent pas Raoul, le félin à moustache... qui va se les friser sur la main courante aux côtés d'Antoine (j'amène les Mezzés, Antoine) car il a pas vu l'arbre de vie non plus... et au cas où certains auraient des envies de plaquage en travers.

juanito a dit…

Pas vu non plus, donc j'observe. Par contre vient de finit un pur chef d'oeuvre littéraire : Kafka sur le rivage de Haruki Murakami. Je conseille.

Gilles2 pas en forme a dit…

Pas vu encore le Mallick (que j'aime),
pas lu encore le Murakami(que j'aime), ai raté la main courante et les mezzés (que j'adore)... Y'a des jours comme ça!!!
Allez Antoine, un bon geste (un bon mot) pour me rendre le sourire, même si déjà, le moustachu tigré me permet de l'esquisser...

Frederic a dit…

désolé Ritchie, le pré est désert... tout le monde est à la main courante... y a déjà les mezze... j'amène le vin...

Ritchie a dit…

Putaing, y'a personne pour jouer ? The Tree of Life, et ben vous savez quoi faire ce week-end. A voir. D'urgence. Palme d'or mais pas queue. Et donc voilà. Parce que j'ai lu ailleurs que c'était de la bouze et j'ai lu que c'était génial. Moi, à part allez une petite minute de trop, je me suis régalé. C'est 2001 l'odysée de l'espèce.

Seb en Ovalie... a dit…

Comme le chantait Georges auprès de mon arbre je vivais heureux!Franchement,c'est une oeuvre!On est dans l'art,ça change des histoires de Tron qui est dans l'hard...Je l'ai vu et revu,donc chers amis je me répéte à nouveau en recyclant dans le vieux,dès les premières images je me suis laissé,avec un bonheur avouable,transporté dans le noir par le "Cinéma" Malickien(car là il s'agit bien de cela)par son dernier poème sublime,"La balade sauvage" magnifiée et démesurée,entre le début et "Le nouveau monde",là ou d'autres auraient franchi "La ligne rouge",lui se démarque remarquablement et récolte,outre une palme méritée,"Les moissons du ciel"...

Ritchie a dit…

Eh bien voilà, le Seb qui déboule. Alors, les Commefouiens, z'avez pas envie d'aller vous enfermer dans le noir ce week-end ?

Antoine a dit…

N'y voie pas Mallick, Ritchie, mais ce film ne me dit rien...
Plutôt avancer dans ma lecture (laborieuse, je le confesse) du dernier Eco. Pas un grand Eco, d'ailleurs, un style de farce qui n'attrape pas grand chose.

Frederic a dit…

Antoine, j'ai aussi débuté une lecture un peu dilettante - mais agréable ! - de "Le Cimetière de Prague"... et j'en ai profité pour emmener mon fils voir le (vrai) pendule de Foucault cet après-midi aux Arts & Métiers, et toutes leurs machines bizarres...

cds a dit…

J'aurais bien aimé te faire plaisir cher Ritchie :o) mais je n'ai pas vu Tri œuf laïfe, et je n'irai pas le voir pour deux motifs rédhibitoires :
1/ le réalisateur aurait repris deux plans de Home, du célèbre hélicologiste et cinéaste majeur Yann Arthus Bertrand
2/ c’est ce même Terrence Malick qui avait commis dans les années nonante un éloge prétentieux de la couardise (The Thin Red Line) nimbé de pseudo-spiritualité new-age, où tout est faux jusqu’au dernier degré, de la bouse sur gélatine, quoi…
Je regrette bien de ne pas être plus précis et démonstratif sur ce coup, n'étant pas sans ignorer que l'éloge et le blâme sont des opérations sentimentales qui n'ont rien à voir avec la critique… :)

A la prossima^^

Ritchie a dit…

Ah ben voilà que ça commence à chauffer. Faut dire que Toulon a repris l'entraînement tôt cette année... Il effleure du Malick, le CDS ! C'est la double lame tranchante. Les avis sont effectivement partagés. Mais alors la palme d'or, De Niro, c'est une truffe en matière de cinoche ? Parce qu'il faut le me dire, ça, à moi, que De Niro y comprend que dalle, comme dirait Béatrice

cds à la relance :) a dit…

Alors d'un, mon cher Ritchie, je prends mes distances avec le Ercété car mon cœur rouge et noir saigne d'assister à cette capricieuse folie qui voudrait faire croire qu'au jeu de rugby s'est substitué le coûteux délire des figures Panini… (je te dirais un jour ne privé pourquoi cette insistance sur Bastareaud, le fantasme qui traîne autour, si tu ne le sais déjà!:)

De deux, je n'ai jamais parlé avec Bob, je ne sais rien de lui si ce n'est qu'il est l'un de mes acteurs préférés, ce qui n'en fait pas automatiquement un connaisseur d'art cinématographique d'une part, et d'autre part, ce ne serait pas la première fois qu'à Cannes, le président "entérine" de façon surprenante par rapport à son travail, un choix "politique" qui n'a rien à voir avec son propre jugement esthétique…
Deer hunter par exemple, de Cimino, dans lequel excelle notre bon Bob de Niro est un film somptueux (moins cependant que Heaven's gate, chef d'œuvre absolu…) et il est, idéologiquement parlant — c'est à dire dans le rapport de la forme cinémato-graphique au contenu narratif — aux antipodes de The Thin Red Line dudit Mallick…

Ritchie a dit…

Les portes du paradis, ah là tu me parles... le film qui a changé ma vie... Effectivement, on peut considérer cette oeuvre comme absolue. Mais pour L'arbre de vie, je ne parviens pas à imaginer comment un jury entier peut se fourvoyer ainsi s'il faut croire que ce film est un ratage intégral. N'y a-t-il rien à sauver, pas un plan, pas un dialogue. Franchement, moi qui l'ai vu, j'y ai perçu des fulgurances comme peu de réalisateurs sont capables d'en mettre sur bobine. C'est 2011, l'odysée de l'espèce.

cds a dit…

Je ne pense pas qu'il y ait jamais un ratage intégral. Le film est d'abord un projet, une histoire, une intention, et puis il y a une forme que finit par prendre cette intention.

Le cinéma, si on le considère comme un art avant d'être un produit de l'industrie du divertissement culturel, c'est avant tout une histoire de forme…

Lorsque la forme (visuelle, narrative, acoustique…) tient de bout en bout, se déploie comme un rêve lumineux et saisissant, on a affaire à quelque chose de sublime, un vrai film de cinéma… Qui rend visible, qui rend sensible un bout de réel qui échappe à notre perception quotidienne, dans la rêverie dans laquelle nous sommes plongés, confondant réel et réalité…

Des fois l'intention du réalisateur est trop présente et dégoûte, la forme ne cadre pas avec le projet, et la forme en dit toujours plus long que l'intention du réalisateur… In fine, c'est la forme qui compte.

Des fois, il n'y a que des parties qui sont réussies… des fois la forme est tellement indigente, le film ne tient pas debout… c'est un problème d'écriture… des fois le film dérape et part dans des effets de sens incontrôlables pour le réalisateur lui-même… Ce peut être un beau ratage. Un ratage intéressant parce qu'authentique, une quête de vérité formelle.

Bref, ceux qui ont des connaissances cinématographiques solides seraient bien inspirés d'en faire une véritable critique, argumentée et précise, de quoi ça parle, et comment ça le dit… Et de quelle manière le "comment ça le dit" transcende par des procédés purement cinématographiques le "de quoi ça parle"…

Je l'aurais fait volontiers, tu me connais, mais honnêtement la bande-annonce et l'affiche m'ont glacé…

Ritchie a dit…

Ah non non, faut y aller. Quand je te lis, je retrouve tout ce que j'ai ressenti devant l'écran, voyage, poésie, force, justesse (à part un court passage sur les diplodocus avec lequel j'ai un peu de mal, mais 15 secondes sur 2 h, ça ne m'a pas déconnecté), des cadrages sublimes, des changements de plans magnifiquement stylisés, bref, du grand art. je pèse mes mots. Va-y, nom de d'là, qu'on en discute après, parce qu'effectivmeent si tu restes sur l'affiche, ça va pas le faire...

Gilles2 gracieux a dit…

"Heaven's gate", "Days of heaven", match nul : la perfection absolue! Opposer Cimino et Malick revient à opposer Beckett et Pessoa, Picasso et Pollock, Scönberg et Cage... La liste est sans fin et comme on dit en cuisine, il n'y a pas de légume unique! Ce qui me touche, n'est jamais "de quoi ça parle" (toutes les histoires ont déjà été racontées), mais "comment ça me parle" (la manière de raconter, et il y en a autant que de vrais raconteurs). La beauté pure me suffit, car il y faut une élévation indicible... Et Malick, de ce côté là!!! Quelle générosité cela est d' offrir aux autres tant de beauté! Pas encore vu "L'arbre de vie", mais justement, je me fais attendre, laisse monter le désir (le désir, tellement plus essentiel que la jouissance, car générateur de plaisir, la jouissance n'étant que consommation...).
Bref, indéfectiblement ciminien et malickien (et bien d'autre chose encore, viscontien et pasolinien, etc, sans que rien ne s'y oppose ni que personne ne puisse m'y empêcher)
Bonne nuit les ruckiens...

Ritchie a dit…

Ca joue, ça joue, mais pour l'instant, mis à part Benoit (muet sur le sujet) et Séb, personne n'est allé voir le film... Entrez, entrez en salle obscure et revenez en parler.

Gilles2 bavard a dit…

Aujourd'hui, je devais assister, à 15h, à la réception sous la Coupole de Weyergans par Orsenna... Et puis, tout à coup, une inspiration m'a pris.
J'ai posé mon rasoir, rangé ma cravate
et changé d'avis. Oublié Erik (vieil ami) et François (vieille relation), voilà Terrence qui s'avance... Je file
à L'Arlequin à 13h30 et m'installe.
Eblouissement, 2h30 durant qui passent comme l'éclair. Film lent et non pas long : rythme parfait pour un tel propos si dense et si profond que je ne saurais en parler si tôt. Et puis, tant a déjà été dit!
Forme parfaite et qui colle plus que merveilleusement au propos. On pourrait bien sûr parler de l'esthétique Malick qui est réelle et somptueuse, mais à l'image, je préfère encore le sens de l'image (lire ou relire à ce propos, entre autres, Panofsky, Damish, Didi-Hübermann...). Rien qui cloche chez Terrence, tout y est, tout est dit, y compris dans le plus anodin, à commencer par le choix des acteurs (pas anodin ça) qui sont tous parfaits (Brad témoigne une fois de plus qu'il n'est pas qu'une image et le petit McCracken est craquant!); Les intérieurs racontent infiniment : chez Pitt, c'est scandinavo-luthéro-Shaker (puritanisme pas mort) et chez Penn, c'est new-yorko-bauhaussien...
la façon dont tous sont habillés (y compris les t-shirts des enfants) est plus que symptomatique et va bien au-delà du "look"; la façon qu'il a de filmer le monde créé par dieu (je suis absolument athée) et celui créé par l'homme (la ville...)
est une formidable manière de perpétuer l'antique dialogue nature/
culture... Bref, pour moi, ce film est une perfection!!!
Et puis, anecdotiquement, je me demande s'il n'a pas choisi ses acteurs en raison de leurs noms : Pitt et Penn (les deux avec 4 lettres seulement, les deux dernières doublées, tt et nn) qui tous les deux claquent comme un coup de fouet (Malick aussi d'ailleurs claque)..?
J'en suis tout retourné et il est certain que je le reverrai, comme tous les Malick, tous les Cimino, tous les Gray....

Ritchie a dit…

Gilles, nous partageons l'essentiel et le superflu. Mais j'attends maintenant de lire la critique au lance-flamme de ceux qui sont allé voir au pied de notre arbre et qui n'ont pas aimé. Je sais, je suis un peu maso - Jo - sur les bords

Gilles2 bûté a dit…

Pas envie qu'il y ait des "contre"...
Envie de me fâcher avec personne!

Ritchie a dit…

Mais Messie, c'est ça qu'est bien. ON a dit "No rules" en amorce de ce post. Que chacun se lâche. L'intelligence fera le reste. L'intelligence du coeur, bien sûr, sans laquelle rien n'est possible ici sur cet écran

Gilles2 c(est doux a dit…

Oui, oui, je sais et suis d'accord, mais suis encore tellement sous le choc et le charme...
Vu hier "Midnight in Paris" : de film en film, décidément ce bon Woody dégringole... Quant à madame Sarkozy, on ne saurait qui elle est, on ne la remarquerait même pas (pas mauvaise non, juste transparente). Heureusement, la petite Léa Seydoux est un délice...

Seb en Ovalie... a dit…

Quel saveur Gilles que de goûter à tes mots exquis sur ce film où nos sens s'interdisent tout refus à la beauté!Je savoure avec gourmandise quand tu es bavard et bûté!Et quelle judicieuse illumination que tu te sois dérobé soudainement de la coupole pour entrer dans l'autel sublime de Mallick.Ici pas de salamalecs on est en présence d'une expérience majestueuse qui marquera le 7em art.Certains n'auront pas la chance de frissonner autant,dommage pour eux...Chers amis,nous sommes donc quelques privilégiés!Heureux qui comme Ritchie,Benoit et Gilles avons fait un long et beau voyage.Aucune critique ne pourra assombrir mon âme par ce film ensoleilé et "Même la pluie"...

Gilles2 a dit…

Oui Seb, pour une fois, le mot s'impose : majestueux!!!
Et puis, tu dis "heureux" : oui encore tant il s'agit ici de bonheur, même si le bonheur n'est pas toujours aussi joyeux qu'on le croit...
Une autre chose dans The Tree of Life: la manière dont ils se touchent, se prennent, s'agrippent, se serrent, se palpent, s'embrassent... Comme une lointaine et élégante métaphore de ce jeu que nous aimons tant justement à cause de son côté charnel plus encore que physique???

Antoine a dit…

Et hop, rebond ovale : lu ce matin cette phrase d'André Boniface, dans "L'amour du Maillot", le regard posé sur le maillot que portait son frère : "On offre un ballon comme on offre des fleurs à quelqu'un qu'on aime".
Beau non ?

Seb en Ovalie... a dit…

Oh oui,Gilles en parfaite symbiose avec tes propos et tes émois et moi et moi,Léa,à la fois Edelweiss sauvage des montagnes à la candeur naturelle q’une éclatante rose citadine transformée en "Belle epine".

Gilles2 ému a dit…

une parfaite Princesse de Clèves quoiqu'en pense notre nain national!

Ritchie a dit…

Le samedi, c'est poésie, sur la Comme Fou, des fleurs, du charme. La tagadac tactile des gens d'âme, peut-être ?

Seb en Ovalie... a dit…

Ritchie,que l'on arpente en chantant les bourgs et les villes,rien ne vaut un bain de minuit un soir de clair de lune a Maubeuge.Des hitoires d'O où aucun grain de sable viennent endiguer la danse des corps des gens qui sèment au grè du vent marin,pendant une étreinte fusionnelle.Aimer sans vague à l'âme,juste à bout de bras porter avec ferveur "L'insoutenable légéreté de l'être".

Ritchie a dit…

Eh, le Seb, t'es chaud, dis donc... Minuit dans le jardin du bien... Moi, j'étais nulle part. "Nowhere boy". Excellent.

Gilles2 musical a dit…

Et que dire de "Honky Tonk Man", "Tender Mercies", "le salon de musique", "La leçon de tango"...? Vive le tragique!!! Bon, ben qu'est-ce que j'écoute maintenant : "Les leçons des ténèbres" de Couperin ou bien Miles dans "Ascenseur pour l' échafaud"..?

Antoine a dit…

Pour Périgueux, c'est plus Cimino que Malick : les portes du Paradis se sont ouvertes. Le CAP en ProD2, c'est Jacky qui doit être aux anges.

rugbymane a dit…

Nulle envie, même ici ou le verbe, contradictoire ou pas, vole si haut, de débattre ni de comettre le Malick que j'ai vu trois fois...juste que je me souviens de cette formule qu'on doit à Rosselini, oui voilà, une formule qui était à trainer dans la bouche d'un de mes potes petite main de cinéma. La dite formule la voici, la voilà:"Les critiques? Des eunuques. Ils savent mais ils ne peuvent pas." Et en voilà une formule que j'ai souvent détesté par le passé, quand je jouais ou tout du moins feignait de jouer à ça...que de temps perdu, dans le fond. Alors, alors, le dernier Malick n'est sans doute pas un film parfait. Alors, alors, le jury cannois a sans doute été, encore, comme souvnet, a contretemps. Et après? Perso tous ces trucs sur le fond et la forme, ma fois, ça revient à faire croire qu'on parle de l'oeuvre des autres pour, encore et toujours, mieux revenir à soi...Il y a des moments de pure magie dans tree of life et d'autres plus longuets. Les artistes, qu'on le veuille ou non, tout ce qui leur importe c'est de faire, de dire, de montrer, ils sont dans l'action, ils font et parfois leur instinct confine à un semblant de perfection. D'autres fois, ils se plantent. Ils sont du côté du courage et n'ont que faire de stratégies préalables. La ligne rouge est un film parfait. Un film mystique, panthéiste au sens littéral du terme. Christian y a perçu un hymne à la lacheté, libre à lui. Je respecte son analyse, brillante sans pour autant la partager. J'ai tout autour de moi, des amis ou des membres de ma famille, enfin, ceux-là ils sont tous morts aujourd'hui, soit militaire d'active, soit de vrais combattans au sens du champs de bataille, légion, Indochine etc...De vrais combattants, rien à voir avec les brutes du rugby rois de la générale, car il y a une différence notable entre une générale et la guerre, la vraie, bref, plus jeune, je leur ai maintes fois demandé ce que c'était le courage, la bravoure, une fois j'ai eu droit à cette réponse: faire ce qu'il convient de faire au bon moment. Et bien sur, je continue de me poser la question...Voilà. En art, le seul courage qui vaille c'est de faire,de serrer sa chance, de courir son risque, disait Char...Après nous on demeure dans l'aprés coup, comme ceux qui traversent le terrain pour mettre un coup de pied dans la tronche d'un mec étendu après une mélée relévée quand c'est déjà fini. Vous me trouvez innocent, bêta, cétagorique, tant pis, là je souligne trois fois en rouge et je signe. Salut.

Gilles2 a dit…

Je me demandais quand Benoît allait réagir... Voilà qui est fait avec force et verve : Ariègeois coeur fidèle !!!

Ritchie a dit…

Et ceci met un poing final, non ?