samedi 10 janvier 2015

Mourad Charlie Bravo

L'avant-match Toulon-RM92 à Mayol a été remarquable dans le contexte post-attentats. Mais c'est surtout la saillie de Mourad Boudjellal sur le plateau de Canal Plus, vendredi soir, qui a marqué les esprits. Editeur de Charb et Tignous en 1996, le président du RCT n'aime pas les défilés et se dit inquiet de savoir "si ce qu'on a vécu est un commencement ou une fin. Si c'est un commencement, on ne pourra pas empêcher deux mecs avec des kalachnikovs d'aller buter. Et puis on fera quoi derrière? On fera une marche? Et à chaque fois qu'il y aura des morts, on fera des marches... Le problème est de savoir comment des jeunes en viennent à devenir barbares chez nous. Est-ce qu'ils naissent barbares ou est-ce la société qui les fait devenir barbares? C'est là la question essentielle. Quand on apportera des réponses à cette question, plutôt que de faire des marches, on aura avancé.» Son intervention télévisuelle décalée vise aussi les dogmes : «Il faut peut-être donner moins d'importance au religieux. Quand tu rencontres quelqu'un, ce qui t'intéresse c'est de savoir s'il va rencontrer Allah ou Dieu au paradis, dans l'hypothèse où Dieu ou Allah existent, ou de savoir si tu peux vivre avec lui et t'entendre avec lui pendant que tu es en vie ? Moi, ce qui m'intéresse c'est de savoir si je peux vivre et m'entendre avec lui pendant que je suis en vie. Tout ce qui se passe après, je m'en fous! Parce que c'est peut-être. Et on ne peut pas construire notre monde sur des incertitudes. Et de grosses incertitudes. Et c'est ce qu'on est en train de faire aujourd'hui!" Rien à ajouter.

4 commentaires:

juanito a dit…

La CommeFou est Charlie

Ritchie a dit…

Yes, mon ami, et nous l'assumons. Quel terrible moment ! Mais aussi quel réconfort de sentir autant de coeurs unis. Outre la récupération politique un peu forcée, il n'y avait que du bon, dimanche.
Qui y était ?

juanito a dit…

http://www.lesinrocks.com/inrocks.tv/lhommage-tres-emouvant-de-gaspard-proust-charlie-hebdo/

Anonyme a dit…

De "Timbuktu" à Paris,j'ai marché vers la République...