Affichage des articles dont le libellé est nation. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est nation. Afficher tous les articles

lundi 1 mars 2021

La mémoire d'un siècle

Identité nationale, islamo-gauchisme, Français de souche, racialisme... Une petite musique, ou plutôt une marche, se fait entendre depuis quelques temps déjà. Et son flux de haine, de collusion et de fureur, de violence passionnelle et d'étonnante effervescence intellectuelle venu de tous côtés submerge la chose publique, entremêlant et croisant toutes sortes d'opinions. Je souhaite partager avec vous un texte, ou plutôt l'extrait d'un ouvrage, qui m'a interpellé : n'oublions pas qu'il y a juste un siècle, le NSDAP se donnait pour dirigeant unique un artiste-peintre autrichien.  
"Ses triomphes électoraux, ses rassemblements de masse émanent de couches populaires essentiellement jeunes, issues de ce que de manière un peu vague on appelle "la petite bourgeoisie" et principalement de ce que cette petite bourgeoisie a de plus subalterne : employés, petits fonctionnaires, paysans, artisans, commerçants ruinés, diplômés dans emploi, bref les citoyens les plus frustrés et les plus aigris. 
"Se libérer à tout prix, faire bloc contre la misère et la domination étrangère qui est en cause, s'agglutiner à un guide sorti des entrailles les plus profondes et les plus obscures de son peuple, retrouver vie, dignité, salut, n'est-ce pas là une épopée - une de ces épopées si banales, si courantes en notre temps ? Libération nationale et totalitarisme ne sont assurément pas sémantiquement des synonymes, et pourtant combien aisément un terme appelle l'autre. Pour être libre, rejetons tout élément étranger, donc ennemi, formons un bloc inébranlable autour du chef qui nous a donné liberté, bonheur, fierté ! 
"Ce qui peut exercer une séduction inavouée, c'est la capacité à mobiliser les masses, à déployer une force collective et une volonté de combat, à faire naître une foi nouvelle incarnée dans un sauveur. Et c'est, dans le monde présent, l'affirmation d'identités nationales, religieuses, linguistiques et même raciales. Les mêmes expressions d'agressivité, de terreur, de fanatisme religieux, de conditionnement des masses sont trop souvent honnies ou exaltées, selon qu'elle sont le fait de groupes dominants ou dominés, que la violence émane d'un pouvoir établi ou d'une résistance à ce même pouvoir. 
"Aucune règle morale ne peut fixer l'expansion territoriale, la puissance, la richesse, le rôle mondial, le prestique culturel qui reviennent à un Etat national, tout cela ne peut qu'être le produit de rapports de force changeants. Ce n'est pas dans la perspective d'un impossible droit des peuples que peut se fonder une paix basée sur la justice, mais dans celle des droits de chaque homme, quelle que soit son appartenance étatique ou nationale. 
"Chacun à droit à la nourriture, à la santé, mais aussi à une vie moralement et intellectuellement épanouie. C'est en tant qu'expression de la personne qui doivent être pensés le droit à l'identité confessionnelle, linguistique, culturelle et la légitimité de la révole, voire de la violence, non en tant qu'affirmation de la puissance collective d'une entité hypostasiée." 
Hitler prend le pouvoir, rédigé en 1982 par Georges Goriely (professeur de sciences politiques et de sociologie à l'Université Libre de Bruxelles.

jeudi 22 octobre 2015

Messager

 
"On ne parle, la Ligue ne parle, la Fédération Française de Rugby, les réseaux sociaux, ne parlent que (et ce doit être un atavisme révolutionnaire) de faire tomber des têtes ; châtier des responsables façon chasse aux collabos. Sauf qu'aujourd'hui, c'est inapproprié. Parce que les premiers responsables, ce sont ceux qu'on déresponsabilise : à savoir les joueurs !
 
Remettons le débat à l'endroit. Ecoutons les joueurs Sud-Africains, Gallois, All Blacks, Ecossais, Argentins ou Japonais. On les entend toujours parler de leur peuple. Ils expriment dans leurs propos la fierté de leur appartenance. Et la responsabilité qu'ils ont de le représenter.
 
Nous, ne parlons - les medias surtout - que de contrats, de temps et de projet de jeu, de financement. Nous nous "footballisons". Parlons de charte, d'entrisme, de représentativité et donc de responsabilité. Réglons ensuite les problèmes récurrents depuis trente ans. Mais avant cela, si l'immanent est en équipe de France, que ceux qui la composent remplissent non pas d'abord un contrat mais une mission."

J'ai reçu ce texte d'Antoine Galibert, ancien kiné du Racing Club de France et du XV de France. Il joue "à toucher" le dimanche midi dans le parc de Meudon, avec vue sur Paris. Pour ceux que ça intéresse et qui veulent passer du rognon de cuir en bonne compagnie. On y croise aussi Fabien Galthié. Pour cet Antoine, passion chevillée, ce blog est une belle façon de transmettre. 

dimanche 4 septembre 2011

Men in black




Conférence de presse des All Blacks. Enfin, pas tous. Juste Dan Carter, Ali Williams et Mils Muliaina. Quinze journalistes seulement dans la salle. Dont trois Japonais et six Français. Une toute petite salle, d'ailleurs. En plein coeur de l'hôtel. Juste à côté, les clients avalent leur petit-déjeuner. Croisé Brad Thorn dans un couloir. Lui, c'est Terminator ! Curiosité : avant chaque repas, les All Blacks se pèsent. Et après aussi. Ils notent leur prise de poids sur un ordinateur. Du coup, pas question de se gaver de fromage et de saucisses. A les entendre, tous les trois, on sent que la défaite contre l'Australie à Brisbane a cassé quelque chose. Ils ne sont plus sur leur petit nuage. Réflexion de mon collègue et ami Ian Borthwick, le kiwi de L'Equipe : "C'est ce qui pouvait leur arriver de mieux..." Mince alors.

.

mardi 25 novembre 2008

Comme à l'ATP

La France est la septième nation mondiale. Sur d'autres échelles, politique, économique, financière ou industrielle, ce serait une très bonne nouvelle quand on pense que règnent Etats-Unis, Allemagne, Grande-Bretagne, Chine, Inde, Brésil, Canada, Australie et Russie... Mais là, il ne s'agit que de rugby. Septième, sur dix nations. Juste devant l'Irlande, l'Ecosse, les Fidji et l'Italie... Nous avons perdu notre rang de tête de série. Trouvez-vous cela justifié ou injuste, dégradant, triste ou sans fondement ? A vous de jouer. Relancez...