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jeudi 31 août 2017

Sur du vent

Nous cherchons tous autant que nous sommes à nous échapper de notre ornière. Pour certains, il s'agit de s'élever. Pour d'autres de fuir. Chacun fait comme il peut. J'en connais qui font le dos rond en attendant que ça passe, d'autres qui s'éclipsent sans faire de bruit et qu'on ne retrouve plus. Les façons sont multiples, les résultats divers. Mais surtout ne jamais faire de surplace.

Certains trichent. Et parfois sans le savoir vraiment. C'est juste qu'ils ne peuvent pas faire autrement. Alors ils avancent et ils reculent. Ils bougent quoi, mais au final n'ont pas parcouru le moindre centimètre. Ils donnent l'impression d'être actifs mais c'est une illusion. Ils sont comme un rocking-chair, d'avant en arrière. Mais toujours installés sur le perron.

A vouloir absolument quitter quelque qu'endroit d'où nous sommes sortis, le risque est grand de se retrouver piégés ailleurs. Le désir est aveugle et nous condamne à errer si le voyage n'est pas bien préparé, pensé. Armé comme disent les navigateurs. Et c'est parfois la patience qui est la meilleure des armes. Le temps, quoi. Il ne s'agit pas de le laisser filer mais de l'apprivoiser.

Nous avançons lentement dans une vallée de vent, sur un étroit chemin qui borde une rivière dont le débit est parfois tumultueux. Devant nous, l'horizon est raccourci par le coude d'une falaise qui coupe un ciel clair. Wind River. Je vous conseille ce film. Le choc de la rentrée.

mardi 25 juillet 2017

Vagues à l'âme

Juillet, c'est fermé. Comme Fou a pris la route du sud. Plein soleil. Et se retrouve sur le sable. Jamon, cerveza et siesta. Seul le Tour de France est parvenu à me sortir de la torpeur estivale grâce à Romain Bardet, dont je n'avais pas fait mon favori, cependant.

Franchement, pour le reste, entre attentats, fusillades, incendies, sondages, attaques, plaintes et j'en passe, j'ai comme la désagréable l'impression - vu de la plage agréablement déserte - que l'été ne change vraiment rien à notre lent déclin sociétal.

Actons-le, nous nous retrouverons pour une nouvelle chronique mi-août. A mon retour. J'espère que nous aurons des élans positifs à partager sans retenue, des projets aussi, des envies, et toujours au bon rebond de l'amitié. Sans doute aussi un Crazy Ruck à la rentrée. Serons-nous assez nombreux pour cela ? Il y a si longtemps...

mercredi 17 février 2016

Horizon bleu

Au moment où les fous d'ovale se prennent à rêver de nouveau au Tournoi, à imaginer le prochain match sans plus attendre, parce que quinze jours c'est trop long, voilà que les Bleus transis à Saint-Denis et vainqueurs de l'Irlande à l'issue de mêlées sur le front du combat d'avant(s) vont devoir repartir à l'assaut, ce week-end, du Championnat.

Du Stade de France qui leur faisait un cortège d'applaudissements nourris par leur fierté, ils sont sortis, les coéquipiers du capitaine Guirado, laminés mais heureux, concassés mais souriants, brisés et confiants. Ils formaient ce qu'on appelle une troupe, animés du même esprit. Le rugby par bloc, c'est eux désormais. Unis.

Mais le sort d'une telle équipe, construite en deux semaines par le colonel Novès, risque de ne pas survivre longtemps aux attaques du Top 14, ce bombardements de pick-and-go, ces percussions de petits tas dans la boue de l'hiver d'un championnat qui n'en finit pas de s'intercaler entre les belles zones de Tournoi.

Leur propriétaire leur demande de remonter au front, de repartir au feu, au jeu, alors qu'ils auraient besoin de souffler, juste un peu, de rester au chaud, d'y retrouver de l'énergie avant le choc qui s'annonce à Cardiff, dans ce stade qui ne cesse d'être rebaptisé. Les commotions pour l'instant n'arrêtent personne. Tant qu'il y aura des joueurs...

jeudi 22 octobre 2015

Messager

 
"On ne parle, la Ligue ne parle, la Fédération Française de Rugby, les réseaux sociaux, ne parlent que (et ce doit être un atavisme révolutionnaire) de faire tomber des têtes ; châtier des responsables façon chasse aux collabos. Sauf qu'aujourd'hui, c'est inapproprié. Parce que les premiers responsables, ce sont ceux qu'on déresponsabilise : à savoir les joueurs !
 
Remettons le débat à l'endroit. Ecoutons les joueurs Sud-Africains, Gallois, All Blacks, Ecossais, Argentins ou Japonais. On les entend toujours parler de leur peuple. Ils expriment dans leurs propos la fierté de leur appartenance. Et la responsabilité qu'ils ont de le représenter.
 
Nous, ne parlons - les medias surtout - que de contrats, de temps et de projet de jeu, de financement. Nous nous "footballisons". Parlons de charte, d'entrisme, de représentativité et donc de responsabilité. Réglons ensuite les problèmes récurrents depuis trente ans. Mais avant cela, si l'immanent est en équipe de France, que ceux qui la composent remplissent non pas d'abord un contrat mais une mission."

J'ai reçu ce texte d'Antoine Galibert, ancien kiné du Racing Club de France et du XV de France. Il joue "à toucher" le dimanche midi dans le parc de Meudon, avec vue sur Paris. Pour ceux que ça intéresse et qui veulent passer du rognon de cuir en bonne compagnie. On y croise aussi Fabien Galthié. Pour cet Antoine, passion chevillée, ce blog est une belle façon de transmettre. 

mercredi 7 septembre 2011

Art, terre, prince et pal



J'aime sens lame lac à ni haine. Vois scie, part Aix ample, la rut prince et pal deux Takapuna. Hune visse ion limite, hé ! Deux cois mou rire dans nuit. D'ail heure, paire sonne noeud trou voeu qu'aile queue chaud oeuf affaire, joue raie nu, hi ! Sait mord. Halle or j'ai cri. Mat Chine Azerty. Comme hune hic est. Et changer.

samedi 22 novembre 2008

Points de rupture

Dix huit voix pour Royal, quinze points pour Skrela : c'est tout ce qui manquait pour faire de ce samedi une belle fin de semaine. Hélas. Pour le P.S. comme pour le Quinze de, c'était rance et c'est rosse. Ségo battu, David exclu, le vote et la botte sont autant de coups de pied de perdus. Je ne sais pas vous mais moi je me demande encore pour il a fallu attendre d'être à quatorze, et à cinq minutes de l'issue fatale, pour commencer à jouer ; et pourquoi les Socialistes repoussent l'inéluctable jusqu'aux points de rupture.