samedi 29 janvier 2011

Que du lourd


Vous la voulez, mon équipe de France de rugby à quinze pour affronter l'Ecosse en ouverture du Tournoi. Alors la voilà puisque vous insistez !

Entraîneurs-adjoints : Béchu pour les avants, Lièvremont (Thomas, pas l'autre) pour les arrières, Seigne pour les demis. Manager : Jean-Pierre Garuet

15 Teulet (Pas besoin de relancer. D'abord, on sait plus faire. Et puis j'enquille, sinon) - 14 Malzieu (Je cours droit, je défonce et je marque), 13 Bastareaud (Je cours droit, je défonce, je ne passe pas et j'embarque trois défenseurs) 12 Fritz (Je cours droit, etc... Au doigt et à l'oeil, s'il le faut) 11 Gobelet (A moins de cent kilos, t'as plus rien de nos jours ) - 10 Beauxis (Boum, si ça rapporte pas, ça débarasse. On va chez eux, non ?), 9 Tillous-Borde (Parfait pour l'équilibre de la balance) - 7 Chouly ou Diarra (A charge de revanche), 8 Vermeulen (Mètre après mètre, si possible debout), 6 Picamoles (pareil qu'Elvis) - 5 Mela (dit La Masse Grasse), 4 Privat (dit les Basses Oeuvres) - 3 Mas, 2 Servat, 1 Domingo (en bloc et là, y a pas mieux)

Ca a pas d'la gueule, ça ? Vont pas s'amuser les Ecossais. Nous non plus cela dit...

jeudi 27 janvier 2011

Lydie, Ludus


Crésus habitait la cité de Lydie. Cyrus s'empara de la capitale, tînt Crésus captif mais ne voulait laisser une armée saccager une aussi belle ville, ni l'obliger à l'occuper. Pour maîtriser les conquis prêts à se rebeller, "il établit des bordels, des tavernes et des jeux publics, et publia une ordonnance qui obligeait les citoyens à s'y rendre." Les Lydiens, au lieu de fomenter une révolte, s'amusèrent tant et si bien que Cyrus retira une grande partie de ses soldats et put garder la ville intacte, à sa botte. "Les Latins formèrent alors le mot par lequel ils désignaient ce que nous appelons passe-temps, qu'ils nommaient Ludi, par corruption de Lydi". Ludus. Ludus pro patria, gravé sur le bouclier de Brennus. Que le vin coule à flot et que les femmes dansent nues sur les tables. Rugby et troisième mi-temps. Du pain et des jeux. Le Stade de France, la roue de la fortune, Le journal du hard... Notre époque n'est pas révolue, c'est la même depuis vingt et un siècles... Ca calme, hein ?
Tiré de "Discours de la servitude volontaire".
Etienne de La Boétie

mardi 25 janvier 2011

J'aime Joyce


A dix-huit ans - restons en littérature encore un peu en ce mois de janvier bombardé, cataclysmique et tunisien -, elle rencontre Jerome D. Salinger, correspond et s'engage à ses côtés pour cultiver les carottes et les salsifis. Ecrire si peu, aussi. Et se voir répudiée après avoir vécu avec le maître mystérieux et mythique de la littérature américaine contemporaine, le reclus du New Hampshire. Cela donne un ouvrage introspectif publié par mon ami Philippe Rey, qui m'avait fait l'honneur d'éditer "Jour de gloire", il y a de cela deux ans années. Quand on se prénomme Joyce comment ne pas se faire un sang d'encre. Ses parents auraient pu choisir Céline, aussi, (On y revient toujours, hein ?), Salih, Béti, Juliet ou Laurence. Bref, c'est à conseiller pour qui aime Salinger, ses silences, ses cachettes, ses cultures maraîchères et sa misanthropie. La brunette n'avait pas le coeur froid. Et son repentir, roman de construction intime, confirme bien qu'elle n'avait rien d'une femme d'intérieur.
"Et devant moi, le monde",
de Joyce Maynard. Ed. Philippe Rey.

samedi 22 janvier 2011

C'est l'hymne à Celine


J'aime Louis-Ferdinand Céline. Nord. Voyage au bout de la nuit. Mort à crédit. Guignol's Band. J'aime l'auteur, ce génie comme il y en a deux : lui et James Joyce. Mais pas le docteur Destouches. Mitterrand (François, hein, pas Frédéric qui, lui, n'aime que les enfants) adorait Pétain, portait la Francisque, collaborait à Vichy et n'a pas écrit une ligne digne de ce nom. Mais une bibliothèque garde son nom. Céline n'honore même pas une école primaire. Cela dit, on s'en fout, il est à la postérité. L'homme est un salaud, mais pas plus qu'un bon million de nos cons citoyens sous l'Occupation. Ne pas commémorer Céline ? Assez pour enflammer les tenants de la thèse du lobby juif. Pensons aussi à détruire Bayreuth et faire un brasier des ouvrages de Brasillach, Amado, Heiddeger, Gide, Kadaré, Marx, Moravia, Bernanos, Drieu la Rochelle, Guitry, Malaparte, Valery, Aragon, Genet, Borges ; à retirer de la vente l'excellente "Histoire de la musique" de Rebatet, à effacer les enregistrements de Karajan, déchirer les partitions de Chostakovith... Erradiquons toute trace des artistes qui ont fricoté avec des dictatures. Nous v'là dans d'beaux draps !

vendredi 21 janvier 2011

Rugbygate


Putaing, les copains de la Comme Fou, vous avez vu le scandale ? non mais des fois... Y parait que y'a des entraîneuses qui forcent les joueurs à se faire beaux pour s'en aller guincher à Marcoussis, chez le président de la République du Rugby. Quel bordel ! Va-y, mon fils, va-y ! Va te faire nettoyer par Saint-Marc... Quelle horreur... Le petit David Skrela qu'était trop vieux s'est fait faire un lifting. C'est son père qui voulait, pas lui. Mais il a été repris. Le gros Mathieu, lui, il a pas pu perdre des kilos, même en allant à la plage... Il est trop gros, trop gras, avec des bourrelets partout. Du coup, Monsieur Marc qu'aime les beaux garçons affinés ne veut plus de lui. Il n'a pas les tablettes de chocolat qui vont bien dans le dépliant publicitaire de Monsieur Max, le fameux "va te faire voir sur le calendrier grec". Clerc, c'est-y mignon, jeune papa, aurait retrouvé des cannes abandonnées sur le bord de la touche. Mais pas de Picamoles sur la liste du concile des Trente. Le picador d'Ernest est un dormeur du Wallon. Et toujours pas de vérité au fond Dupuy. Basta et Rasta restent à quai : Fall est tombé de haut et se contentera du Racing-Métro-dodo. Quant à Beauxis, ce n'est pas un beaudix, c'est pas moi kilassur, c'est le prophète de l'Essonne... Hey, ce Rugbygate, ça ne va pas nous faire gagner le Tournoi, moij'vouldi... Si on bat les Ecossais livrés en kilt, ce sera déjà bien, non ?

jeudi 20 janvier 2011

Purge, ma peine


Je sens bien que vous avez envie de parler de rugby, pour une fois... Je me suis rendu hier midi à Marcoussis pour écouter Saint-Marc laver plus bleu et présenter ses trente pour le Tournoi. Je ne sais pas si c'est un bon ou un mauvais entraîneur. Mais il a sa méthode à lui. "L'équipe de France aura fière allure", dit-il en substance. Quand ? Il ne l'a pas précisé. Mais il en est tellement certain. Lui va retrouver le terrain, se rapprocher du jeu, faire passer son message... On se demande juste, à l'écouter, où il était et ce qu'il faisait depuis trois ans. "Personne n'est banni ni exclu", mais certains sont plus écartés que d'autres, par exemple Fritz, Bastareaud, Dupuy, Malzieu. Mais on s'en fout. Parce qu'il y a Marty. Ah celui là, toujours dans les bons coups, "ne déçoit jamais". Il est à l'image de cette équipe de France, vaillantasse, bon esprit, qui ougne, pas géniale, peu causante... Ce type est une allégorie. Allez, hop, c'est Marty, en voiture Emile ! C'était d'un tristouille, c'te conf' de presse. J'ai bien écouté mais pas tout bien saisi. L'impression que l'équipe de France se situe nulle part. Et personne pour parler de jeu. Des joueurs, oui. Mais pas du jeu... Et puis d'abord quel jeu ? On n'a rien vu depuis janvier dernier. Un Grand Chelem opportuniste, trois branlées au Cap, à Beunos-Aires et à Saint-Denis, entrelardées d'un match poisseux à Nantes et d'une purge à Montpellier. Ah oui, la méthode Lièvremont ? C'est tout simplement la méthode Coué. Se persuader de...
Voilà. C'est tout. J'avais juste envie d'échanger ça avec vous. Ca soulage...

lundi 17 janvier 2011

Barre à droite


Hey, de la Comme Fou ! J'ai un copain qui vend des parts d'un voilier de 18 mètres pour le cas, probable, où lors des prochaines présidentielles, nous devions choisir entre un nain et une blonde au deuxième tour, entre un roitelet et une harpie. Entre Sarko et Marine, quoi ! Au train où vont les choses lui nous propose un bateau. Qui est partant ? Moi, je suis prêt à mettre quelques euros pour prendre mon quart en mer. C'est peut-être mieux que d'être au milieu des barricades, en pleine guerre civile, un fusil à la main et un bulletin de vote dans l'autre. Je sais, c'est pas courageux. Tout le monde n'a pas la chance d'être né Tunisien. Car enfin, voyez-vous ce qui arrive ? Rien à gauche, en tout cas. Et la barre à droite.

Bon allez, qui vient ? Qui en est ?

samedi 15 janvier 2011

Tous Tunisiens !


"El pueblo, unido, jamas sera vencido" Les paroles du Che sont toujours et encore d'actualité. Le peuple, uni, peut mettre dehors un président pourri. Il vient de le prouver en Tunisie. Ca fait plaisir, franchement, de savoir que la rue est capable de choisir son destin. Mais pour cela, il faut mourir pour des idées. Près de cent Tunisiens ont été tués par les forces de l'ordre pour regagner leur liberté. Aujourd'hui la Tunisie, et demain, qui ? Et où ? La Tunisie et après, l'Algérie ? Depuis vendredi soir, la France est particulièrement muette, vous ne trouvez pas ? Où est-elle, Mme Alliot-Marie, qui vantait le professionnalisme des policiers français, prêts à aider leurs homologues tunisiens à mater la rebellion et les sauvageons... Voilà bien les gens qui nous gouvernent : morgue et aveuglement. Y'a qu'en handball où on a bien joué : les Bleus ont battu la Tunisie 32-19. La belle affaire ! On parle de révolution en Tunisie. Ils ne sont pas si nombreux les pays qui se sont libérés du joug de l'oppresseur intérieur. Le moment est historique. préparez-vous, cette vague tunisienne pourrait bien traverser la Méditerranée...

vendredi 7 janvier 2011

Merci La Guille


C'est à votre tour, maintenant, d'aller voir "Le Fils à Jo". Et de revenir donner votre avis. Ca va pas plaire aux critiques, mais ça risque de cartonner en salle. Genre les Chti's à Gaillac... Perso, ça m'a fait tout drôle de voir mon pote La Guille en train d'essuyer quelques larmes devant six cents personnes, standing ovation, à la fin de son premier long métrage. C'était sur les Champs-Elysées, là où vingt et un ans plus tôt le petit jour se levait sur une troupe de noctambules, Rousset, Lafond, Serrière, Blanc, Tachdjian, tenant le bouclier de Brennus en titubant, riant, chantant. La Guille était là, lui aussi. Ailier champion de France. "Le fils à Jo", je ne sais pas si c'est du cinéma ou si c'est un film mais pour sûr j'ai essuyé quelques larmes, j'ai ri aussi. Moscato en Bourvil du Tarn, Lanvin en Jo Maso du pauvre, Olivier Marchal rabelaisien... Allez voir ça, ça vaut le coup. Surtout si vous avez des enfants. Et accessoirement si vous aimez le rugby, le terroir, la fête, l'amour et les Maoris. La vie, quoi !

mercredi 5 janvier 2011

Grande pauvreté


Le président de la République française s'exprime en peule quand tout le monde communique par textos. Du coup, il ne fait que refleter un fait de société. Quand un député socialiste ne trouve rien de mieux que de s'en émouvoir, il ne fait que donner la pleine mesure d'un parti en perdition. Mais quand de pauvres gens, membres de la communauté des roms, entrent par effraction dans un local d'Emmaus pour voler des vétements, c'est la France entière qui sombre. Qu'une société enregistre un comble de cette nature - les pauvres dépouillant ceux qui habillent plus pauvres qu'eux - m'attriste au plus haut point. Que sommes-nous devenus, après vingt et un siècle d'existence judéo-chrétienne ? Où sommes-nous placés sur l'echelle des valeurs humaines ? Et surtout où allons-nous à ce train-là ? Enfin, dernière question, pourquoi les pauvres ne volent-ils pas les riches, ceux qui spéculent en bourse, qui licencient pour préserver les bénéfices de leurs sociétés, qui délocalisent et gonflent le chomage ? Ca, au moins, ce serait moral...

samedi 1 janvier 2011

Vin et poteaux


Qu'elle soit ovale, cette année 2011, carrée, triangulaire, mais qu'elle soit heureuse, bordel ! A la Comme Fou, on aime le sourire et on va tout faire pour le garder, même si les temps sont difficiles, les coeurs froids autour de nous légion et les mauvaises nouvelles trop souvent relayées. Il n'y a pas autant d'occasion que cela de se lier dans un bon regroupement qui avance. Alors longue vie aux Crazy Rucks, bon an aux ami(e)s de ce blog, à leur famille, proches et plus si affinités. Et puis, regardez bien ce 2011 : à quoi vous fait-il penser. Moi, depuis ce matin, au vin et aux poteaux. Le vin de l'amitié avec lequel nous trinquons, et les poteaux de rugby entre lesquels vont passer tant de ballons.

Et puis une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, puisqu'il est acquis que je serais en Nouvelle-Zélande, la Comme Fou passera en mode Coupe du monde à partir du 1er aout. Quotidiennement. Ca va mouliner sur la toile.

Un bon raffut dans la gueule de bois de 2010, la bise à toutes, l'abrazo à tous.

Vive vous !