mardi 29 novembre 2011

Election

C'est la période qui veut ça. L'ennui du rugby vient d'élire son meilleur joueur de l'année, un magnifique paradoxe qui veut que celui qui a personnifié le ballon ovale en Top 14, l'esprit du truc, le French-Flair et tout ça ne soit pas capable d'occuper le poste d'ouvreur en Coupe du monde et finisse par entrer en jeu à la faveur d'un remplacement. Et dans le même temps, l'homme qui l'a écarté des chemins de la gloire se retrouve propulsé, si l'on en croit les gazettes, à la Direction technique nationale du rugby français, et même conseiller du président Albert Camou. Whaouuu. Avalez ça d'un coup, vous !

vendredi 25 novembre 2011

Américanisation

En France, la Gauche a disparu, c'est maintenant une certitude. Exit le Parti Communiste, la Ligue Communiste révolutionnaire, le Mouvement des Radicaux de Gauche. Et voilà que les Verts sont en train d'imploser pour avoir multiplié les ouvertures. La Gauche a disparu, donc. Je n'entends par une seule phrase de fond, et ne parlons pas d'un programme de gouvernitude... Il est toujours à l'état larvaire. La seule question qui vaille aujourd'hui dans les rangs du Parti Socialiste, c'est de savoir où François Hollande va installer son quartier général. En banlieue - et laquelle ? - ou sur rive gauche, of course... Désolant. La Gauche française s'est américanisée. Un seul parti machine de guerre à pouvoir, peu d'idées, pas d'idéologie, que du people. Hier, les belles jambes de Ségolène, aujourd'hui en France le visage émacié de François-le-petit. Ce n'est pas avec ce régime qu'on va reprendre en choeur les lendemains qui chantent, je vous le dis...

mercredi 23 novembre 2011

Salviac vs. Ségo

Bel exemple de politique avisée ! Ségolène Royal bazardée à La Rochelle, mon fief, pour tenter d'exister encore un peu et l'actuel maire, l'excellent (si, si) Maxime Bono prié de dégager au nom de la cause du parti... Avec, comme carotte devant son nez, un maroquin dans le gouvernement de Hollande. S'il passe. Au train où c'est parti, pas certain du tout. Bref, un soir pour rire, Pierre Salviac (que je ne présente pas ici) lance dans une pizzeria : "Je suis plus légitime qu'elle !" Et ses potes d'enchaîner : "Alors présente-toi ?" Ce qu'il fit. Via Twitter. Le gag, repris par le quotidien "Sud-Ouest", a fait depuis florès. A tel point que l'ancien commentateur rugby de France Télévisions récupère tous les jours des intentions de vote. Après Coluche, Salviac en politique. Echarpe grise, pas rouge...

lundi 21 novembre 2011

Queues de cerises

Un peu partout dans le monde, les forces de police délogent les campements des "Indignés", installés sur les parvis des Bourses et des lieux où banquiers et traders jouent avec l'économie mondiale. C'est l'antienne : le bras armé du pouvoir est au service des nantis, rarement du côté des faibles. Et voilà maintenant que les chômeurs deviennent la principale cause des déficits publics. J'ai l'impression de revenir plusieurs siècles en arrière, au temps des rois de France installés à Versailles. Les classes moyennes qui mangeaient des cerises n'ont plus que les noyaux à sucer, de plus en plus touchées par la crise économique, la foule des indignés grossie de jour en jour, le personnel politique s'éloigne à chaque élection un peu plus des préoccupations de leurs électeurs. Il flotte un air de révolte grondante. Pas assez sonore pour être révolutionnaire, mais si ce n'était qu'une affaire de temps ?

mardi 15 novembre 2011

Pour en finir

En remontant lentement, jeudi dernier, du boulevard Saint-Germain vers la place du Chatelet, pour prolonger dignement ses agapes, le Crazy Ruck péripatéticien, traversant le nez au vent le marché aux fleurs de l'île de la Cité, devisait sereinement au sujet, un peu tardif, du bilan sportif de la Coupe du monde, et c'est ainsi qu'il a composé son quinze de la compétition. En exclusivité, vous l'attendiez, le voici :
Arrière : Dagg (NZL)
Ailiers : O'Connor (AUS), Clerc (FRA)
Centres : Roberts (GAL), C. Smith (NZL)
Ouvreur : Priestland (GAL)
Demi de mêlée : Phillips (GAL)
Numéro huit : Read (NZL)
Flankers : Pocock (AUS), Bonnaire (FRA)
Deuxièmes lignes: Papé (FRA), Thorn (NZL)
Piliers : Mas (FRA), Woodcock (NZL)
Talonneur : Du Plessis (AFS)
Composition tout le moins discutable, c'est d'ailleurs son but que d'être discutée. Si vous avez mieux, n'hésitez pas...
Et bon anniversaire, Benoit !

vendredi 11 novembre 2011

Crazy Ruck All Stars







Douze heures non stop, de l'apéro au coup de sifflet final, onze de la Comme Fou - Benoit, Frédéric, Sébastien en trio pour le Martini, puis Ritchie, Antoine et Gilles devant l'entrée du Al Dar, Le Tigre en impact player au moment du plat principal, Olivier pour le dessert, Claude, Laurence et Pierre (photo du haut) pour la mousse du soir. On a surtout parlé de rugby - débrief de la Coupe du monde - avec les ballons qu'il faut savoir jouer, l'arbitrage considéré, l'architecture à construire - laisse béton -, Barran, Lalanne et Blondin revisités, les chants maori, le leçon de piano, Dario Argento et Judas, bref un jeu grand large du boulevard Saint-Germain à la place du Chatelet, et retour dans la brume électrique. Un toast pour Juanito, un autre pour Gaby, Cécile, l'éternel roman, La Tombale et tous les ami(e)s qui ne pouvaient pas être parmi nous. Rendez-vous au prochain Crazy Ruck. Ce sera le quinzième. P.S. on a parlé un peu de politique, aussi, j'allais oublier. Enfin, de ce qu'il en reste...

mercredi 9 novembre 2011

La chasse est fermée

C'est l'histoire d'un type qui s'occupait il y a très peu de temps d'une équipe nationale et qui n'aimait pas les journalistes. On peut le comprendre. Il est invité, il y a quelques jours de cela, à table-ronder dans une école. Pas n'importe quelle école : une école de journalisme. Là, on ne comprend plus. Il répond, face à une vingtaine de micros - ça enregistre, les étudiants en école de journalisme -, des stylos (une bonne cinquantaine) et quelques caméras. Les cameras de l'école, mais quand même. Il a juste demandé à ce qu'aucun journaliste encartés ne soit présent dans la salle de classe... Que des élèves, donc. Voilà, c'est terminé, super, sympa, merci... Et puis soudain il demande : "Mais qu'est-ce que vous allez en faire de tout ça ?" Réponses : on va le mettre sur internet, et sur le site de l'école, et dans nos blogs, pourquoi ? Surprise de l'ex-coach : Non, c'était pas prévu ! Ca ne sortira pas de la pièce. Une heure de palabres n'y suffiront pas. Le type refusera que ses propos soient diffusés. Il croyait quoi ? Que les étudiants d'une école de journalisme ne diffusent pas, ne bloguent pas ? A eux - qui vont bientôt bosser - je dis : bienvenue dans le monde merveilleux des conférences de presse...

mercredi 2 novembre 2011

Charlie Bravo

C'est une fatwa ou quoi ? L'ironie caustique immolée, Charlie Hebdo mangé par les flammes... Après s'en être pris à l'armée, à l'église catholique, à la droite, à la gauche, à Mitterrand, à Sarko, à l'extrême droite, voici maintenant qu'il n'est pas possible de tordre l'islam... Depuis quand on n'a-t-on plus le droit de rire du premier dieu venu sans risquer une brûlure au deuxième degré ? Du coup, pas question de jeter un voile pudique sur cet "attentat" mais pour autant ça sent la récupération politique à plein nez. Les gars de la Marine vont en faire leur feuilles de choux gras. Ce qui est le plus inquiétant, c'est que dans certains quartiers et certains arrondissements parisiens, il n'est plus possible d'acheter Charlie. Pas parce qu'il n'y en a plus à vendre mais parce que les marchands de journaux craignent des représailles s'ils le vendent. C'est ça, moi, qui me fait peur. Charlie Hebdo aujourd'hui et quoi demain ?