C'est la période qui veut ça. L'ennui du rugby vient d'élire son meilleur joueur de l'année, un magnifique paradoxe qui veut que celui qui a personnifié le ballon ovale en Top 14, l'esprit du truc, le French-Flair et tout ça ne soit pas capable d'occuper le poste d'ouvreur en Coupe du monde et finisse par entrer en jeu à la faveur d'un remplacement. Et dans le même temps, l'homme qui l'a écarté des chemins de la gloire se retrouve propulsé, si l'on en croit les gazettes, à la Direction technique nationale du rugby français, et même conseiller du président Albert Camou. Whaouuu. Avalez ça d'un coup, vous !
Spinoza : un art d'écrire trompeur
Il y a 10 heures






C'est l'histoire d'un type qui s'occupait il y a très peu de temps d'une équipe nationale et qui n'aimait pas les journalistes. On peut le comprendre. Il est invité, il y a quelques jours de cela, à table-ronder dans une école. Pas n'importe quelle école : une école de journalisme. Là, on ne comprend plus. Il répond, face à une vingtaine de micros - ça enregistre, les étudiants en école de journalisme -, des stylos (une bonne cinquantaine) et quelques caméras. Les cameras de l'école, mais quand même. Il a juste demandé à ce qu'aucun journaliste encartés ne soit présent dans la salle de classe... Que des élèves, donc. Voilà, c'est terminé, super, sympa, merci... Et puis soudain il demande : "Mais qu'est-ce que vous allez en faire de tout ça ?" Réponses : on va le mettre sur internet, et sur le site de l'école, et dans nos blogs, pourquoi ? Surprise de l'ex-coach : Non, c'était pas prévu ! Ca ne sortira pas de la pièce. Une heure de palabres n'y suffiront pas. Le type refusera que ses propos soient diffusés. Il croyait quoi ? Que les étudiants d'une école de journalisme ne diffusent pas, ne bloguent pas ? A eux - qui vont bientôt bosser - je dis : bienvenue dans le monde merveilleux des conférences de presse...
