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vendredi 23 septembre 2016

Ca débouche sur quoi ?

Ca fait un drôle de bruit durant la conversation. Comme le mec qui vous répond au téléphone assis sur la cuvette et, à la fin d'une phrase, tire sur la chasse d'eau. La campagne n'est pas verte, elle est polluée. Par des petites phrases nauséabondes, des amalgames, des mensonges, des parallèles déplacés.

Je parle de la campagne pour les élections présidentielles aux Etats-Unis, pour les primaires en France, et aussi la fédérale qui met en lice Pierre Camou, Bernard Laporte et Alain Doucet, sachant que Pierre Salviac s'est retiré pour la course à la présidence de la FFR. Même au pire de l'ère de plomb des Agenais Ferrasse-Basquet, puis du duel Fouroux-Fabre remporté par Lapasset au prix de trahisons, le réglement de compte n'était pas aussi vil.

Voilà donc Bernard Laporte grimé en populiste pourfendeur de l'etablishment, donneur de leçons d'éthique, briseur des privilèges et stature de Mr. Propre chez Augias, posture extrème dans laquelle il est aussi crédible qu'un renard devenu groom à la porte d'un poulailler. Et pourtant ça marche, si l'on en croit les sondages, ce qui est à désespérer.

L'Auvergne et la Côte d'Azur se sont raliées à Bernie le Dingue ; le Béarn, les Pays de Loire et la Normandie devraient en faire de même. Reste l'interrogation Ile-de-France. En tout, assez pour débarquer au comité directeur en fédérant dix des trente-six membres du comité directeur de la FFR, mais trop peu pour être élu parmi les douze caciques du bureau. On se console comme on peut.

Ailleurs aussi, le niveau du débat public est d'une pauvreté pathétique. On ne s'étonnera pas ensuite que les nouvelles générations ne s'interessent pas à la politique dès lors qu'elles s'aperçoivent que la carrière d'élu ne sert, au mieux, que des interets personnels. Pour le pire, il suffit de suivre la chronique judiciaire. Toute proportions gardées, les chemins qui débouchent sur Marcoussis et la Maison Blanche sont pavés de mauvaises intentions. Déboucher. C'est tout à fait ça.


samedi 18 juin 2016

Rennes d'un jour

 
Roazhon Park de Rennes, autant dire un pléonasme aussi emballant que Stade de France en France. Et on se demande bien ce que Park signifie en breton. Rien. Stade s'écrit Sportva ou Neuze. C'est plus joli, neuze, non ? Roazhon Neuz, ça aurait de la gueule. Bref. Pelouse billard, tribunes mode Mayol, normal c'est Rolland Courbis qui entraîne le Stade Rennais. Et là arrivent les Héraultais.
 
De loin, sans mes lunettes, je confonds Thibaut Privat et François Steyn. Vous dire le gabarit du Bok. J'avais oublié à quel point il est massif. Et souple comme un verre de lampe. Pendant que je discute chiffons avec Mourad Boudjellal et journalisme avec Abdel Benazzi, il chope trois ballons et s'amuse à balancer trois drops de cinquante mètres. En coin. En haut des barres. Et deux au milieu. Impressionnant.
 
Le pack de Montpellier, c'est celui de Toulon les années passées. Passe Demetri Catrakilis, trapu, et tout sourire. Je l'arrête : les préposés du Roazhon Neuz n'ont pas descendu le drapeau de la Grèce, rapport au match de football féminin qui s'y est déroulé. Voilà pourquoi la photo. Ca l'a fait marrer. C'est encore sympa le rugby pro. Et il est allé immédiatement se faire mousser auprès de ses coéquipiers, hilares. 
 
Une heure plus tard passe Steffon Armitage. Tout petit. Mais alors vraiment format poche. Une boule. Les Clermontois transpiraient le stress et les Racingmen la confiance. Facile à écrire après, mais pourtant vrai. Vous avouer que Rennes, c'était sympa, comme un retour aux sources de la Soule. Sauf qu'il n'y avait pas beaucoup de supporteurs. Ils seront à Barcelone. Moi pas.
 
Et  puis il y a eu les matches, j'oubliais. Clermont-Racing ? Folie. Comme ces constructions exotiques dans un jardin manucuré. L'un de ces moments qui vous réconcilie avec le Flop 14 devenu vraiment top pour l'occasion. Même Toulon-Montpellier a été épique. Cela dit, ça piquait. Comme si vous y étiez...

dimanche 27 mai 2012

Vit à vie

Ce qu'il y a de bien avec les politiques, pour paraphraser Audiard, c'est qu'ils osent tout et c'est même d'ailleurs à cela qu'on les reconnait si facilement. Pas de pudeur, aucune occasion ratée. Il faut être sur la photo, faire le buzz, se donner en spectacle, rameuter et ratisser large. Ainsi Lady Sego parachutée à La Rochelle pour tenter (c'est pas gagné) de décrocher le perchoir de l'Assemblée nationale n'hésite pas à poser avec un carabin turgescent qui fêtait sur la place du Marché l'enterrement de sa vie de garçon devant les étals de concombres et de carottes (pas rapées, les carottes...).
Je sais d'avance que la Comme Fou va se délecter de ce cliché et j'attends avec impatience vos commentaires assaisonnés...

mardi 29 novembre 2011

Election

C'est la période qui veut ça. L'ennui du rugby vient d'élire son meilleur joueur de l'année, un magnifique paradoxe qui veut que celui qui a personnifié le ballon ovale en Top 14, l'esprit du truc, le French-Flair et tout ça ne soit pas capable d'occuper le poste d'ouvreur en Coupe du monde et finisse par entrer en jeu à la faveur d'un remplacement. Et dans le même temps, l'homme qui l'a écarté des chemins de la gloire se retrouve propulsé, si l'on en croit les gazettes, à la Direction technique nationale du rugby français, et même conseiller du président Albert Camou. Whaouuu. Avalez ça d'un coup, vous !

mardi 15 novembre 2011

Pour en finir

En remontant lentement, jeudi dernier, du boulevard Saint-Germain vers la place du Chatelet, pour prolonger dignement ses agapes, le Crazy Ruck péripatéticien, traversant le nez au vent le marché aux fleurs de l'île de la Cité, devisait sereinement au sujet, un peu tardif, du bilan sportif de la Coupe du monde, et c'est ainsi qu'il a composé son quinze de la compétition. En exclusivité, vous l'attendiez, le voici :
Arrière : Dagg (NZL)
Ailiers : O'Connor (AUS), Clerc (FRA)
Centres : Roberts (GAL), C. Smith (NZL)
Ouvreur : Priestland (GAL)
Demi de mêlée : Phillips (GAL)
Numéro huit : Read (NZL)
Flankers : Pocock (AUS), Bonnaire (FRA)
Deuxièmes lignes: Papé (FRA), Thorn (NZL)
Piliers : Mas (FRA), Woodcock (NZL)
Talonneur : Du Plessis (AFS)
Composition tout le moins discutable, c'est d'ailleurs son but que d'être discutée. Si vous avez mieux, n'hésitez pas...
Et bon anniversaire, Benoit !

mardi 1 mars 2011

Remaniez moi ça !


C'est l'heure du changement. Quel président nous faut-il ? Moi, je vote Laporte. Bernard. Avec un gros Afflelou sur le maillot bleu. C'est fou, non ? Pour entraîner le quinze de France, dès demain, Patrice Lagisquet, chargé de faire passer l'animation inoffensive en charge de cavalerie légère. Dans le staff, demander un coup de mains à Constantini, Rufo et Courbis, qui sont libres.Devant, juste enlever Chabal et appeler Picamoles. Y'a urgence ! Derrière : renvoyer Huget ramer à l'Aviron et laisser Poitrenaud à la maison. Malzieu fera largement l'affaire et comme il y a au moins dix arrières meilleurs que Clément "les mains beurrées", jouer ça au 421 sur le zinc de Marcoussis avec Albert Camou comme juge de pets. Histoire de mettre un peu d'ambiance. Vous votez, vous aussi ?

dimanche 13 décembre 2009

Aime Air C'est


Pas de ligne éditoriale sinon celle de passer un bon moment. Avec Judith (Soula), Christian (Califano) et Alain (Penaud). Pas de langue de bois. Pas de tabou. Novès, Lièvremont, Guazzini, Berbizier, ils prennent tous leur paquet. Ce petit coin de paradis ? Mardi Rugby Club. Trois ans que ça dure, cette histoire. Tellement bien que Canal Plus a recruté Philippe Fleys, notre premier présentateur. C'est dire. Petite précision : je ne suis pas candidat. Mais ça, vous le saviez déjà. Au fait, entre nous, ça vous branche tant que ça, MRC ?