
Et ce fut un Salon du Livre ouvert. Morose le vendredi et le samedi, formidable le dimanche, une vraie place de village, colorée, bruyante, où tous se coudoyaient, enfants, parents, anciens ; l'occasion de parler écriture avec quelques écrivains de l'école de Brive, des vrais, des dont c'est le métier, des qui en vivent ou qui essayent, qui évoquent le théatre d'Anouilh au dîner, sur le port, magnifiques poissons en sauce accompagnés de Chardonnay bien frais, et puis prolonger la soirée en parlant de rugby, de tournées, d'écarts et de fadaises, la vie quoi ! Et puis dédicacer, aux enfants surtout, pour lesquels un livre est un cadeau, une ouverture au monde, les enfants qui tournent les pages devant moi, souriants, curieux, une question qui trotte et qu'ils posent. J'étais entouré de Philippe Joubin (et son remarquable ouvrage sur les circumnavigations), Sophie Lavignasse (solide jeune femme pleine d'entrain qui a vendu ses dictionnaires du rugby avec l'accent du pays basque) et Michel Iturria (un phénomène de vitalité, ancien talonneur, des épaules de déménageurs, pas un pet de graisse à soixante-quatre ans et la malice au coin de l'oeil). Vivement 2012 à La Rochelle...