Ainsi suis-je désormais membre du deuxième parti de France, celui des abstentionnistes, des voteurs blancs ou nuls. Nous sommes douze millions. Et n'en suis pas plus fier pour autant, mais je l'avoue sans honte ni remord. C'est mieux que de faire partie des voyeurs. Au fait, avez-vous remarqué ? Pas de concert de klaxons dans les rues à l'annonce de la victoire de Manu. Rien à voir avec 2002 quand les électeurs éclairées étaient sortis par millions pour manifester contre la présence du père Le Pen au second tour.
Macron n'a pas sauvé la République du péril brun-blanc-bouge. Péril car nous parlons désormais de presque onze millions de voix de fachés qui soutiennent le néo-fachisme. Le double de ce qu'avaient obtenus le papa quinze ans plus tôt et la fifille en 2012. Elle devient exponentielle, cette affaire...Nous en arrivons au souci. Si jamais Macron ne parvient pas à répondre aux attentes de la population après dix ans de sarkozo-hollandisme, il faudra se résoudre à voir Marine au pouvoir. Ou pire, Marion. Alors autant lutter maintenant. Et ce n'est pas en déposant un bulletin, non, c'est en s'occupant de politique sur le terrain de la citoyenneté.
Elle le reconnait, la moitié de ceux qui ont voté pour Macron dimanche l'a fait par défaut. Je n'en étais pas. J'en ai eu marre de me faire avoir. Il faut dire que ça a commencé avec Mitterrand en 1988. Puis j'ai cru en Jospin, et enfin en Hollande. Dimanche, j'ai donc décidé que ça suffisait. Election, piège à con : il nous faut (re)trouver une démocratie participative. La politique ne doit plus être confisquée par des professionnels qui ne pensent qu'à se faire réélire et vivre de cette rente qui n'est plus pour eux fibre ni sacerdoce. Marre de cette Ve République de monarques déguisés en costumes sur-mesure. Il est temps de passer à autre chose.
Croyez-le, ce n'est pas en élisant un avatar du néo-libéralisme que nous allons progresser vers davantage de Lumières. J'ai halluciné en découvrant Ségolène Royal, François Bayrou et Gérard Collomb servis sur le plateau à 20h01, dimanche. Sur le coup, j'ai cru que France 2 organisait un vide grenier... A l'évidence, Manu Macron recycle les croutons, les has been de la politique (Valls, Lepage, Cohn-Bendit, Kouchner, Dutreil, Borloo, Arthuis) comme le Dr. Frankenstein donnait vie à un monstre avec des bouts de cadavres.
Nous sommes arrivés au bout d'un système et j'aimerais bien que l'avenir me donne tort. Mais ça n'en prend pas franchement le chemin. De toute façon, on va vite savoir. Dans quatre semaines, Manu 1er disposera-t-il d'une majorité parlementaire pour gouverner à sa guise ? Rien n'est moins sûr. S'il n'en dispose pas, il n'hésitera pas à relancer la loi El-Khomri à grands coups de 49.3. De quoi nous remettre dans la rue. Car s'il y a indéniablement du Bonaparte en Manu, couve Napoléon.
Electeur votant depuis 1977, je milite désormais pour la reconnaissance du vote blanc. J'aime voter. C'est un devoir civique. Imaginez à quel point ça m'a fait mal de ne pas glisser mon bulletin, dimanche. Mais il me fallait rester honnête avec moi-même. Alors je ne me suis pas présenté devant l'urne. J'avais les boules. Vraiment. Mais trop est assez. Si le nouveau président est "ni-ni" (ni droite ni gauche), je le suis aussi (ni Le Pen, vous vous en doutez, mais aussi ni Macron).
Pourquoi le vote blanc ? Parce que si le pourcentage de votes blancs est supérieur à celui des deux candidats qui arrive en tête (ou dépasse 50%), l'élection sera alors annulée et les candidats ne pourront pas se représenter. Renouvellement assuré, donc. Les Grecs, créateur de la démocratie, avaient aussi inventé le tirage au sort des élus pour ne pas qu'ils se sentent pousser du zèle. Sans aller jusque là, déprofessionnalisons la politique. Qu'elle redevienne vraiment citoyenne. Sinon, dans cinq ans, nous la pleurerons.
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lundi 8 mai 2017
lundi 23 avril 2012
Rossé
En revenant de Naples via Munich, la Comme Fou (enfin du moins ceux qui étaient devant leur téléphone portable entre 19h30 et 20h40 dimanche) m'a permis de vivre ce premier tour comme si j'y étais. Un grand merci : le pont aérien n'en a été que plus agréable.
Sarko rossé, c'est presque une occasion de sabrer le champagne (je sais, elle est facile)... Non, pas de joie car le score du FN a de quoi inquiéter grandement. La fille mieux que le père, c'était possible mais pas à ce point-là, quand même. L'extrème droite, troisième force politique française, ça fait franchement peur. Et j'entends déjà, à droite comme à gauche, les drageurs de mines marines essayer de récupérer au fond de l'océan politique les voix des fachos pour grossir leur pécule et ça, de tout ce que j'ai perçu, c'est vraiment le plus moche...
jeudi 1 septembre 2011
Premières
Entraînement. Enfin. Le premier. Sur un billard (non, Servat n'est pas de nouveau opéré ; oui, son genou va bien. Du moins pour ce qu'on en sait). Soft, l'entraînement. La France travaille son décalage. Pour l'instant, il n'est qu'horaire, le décalage. On peut pas tout faire d'un coup. Retière, en revanche, a pris du poids. Pas dans le staff, non : sur le ventre. Et puis ensuite première conférence de presse. Pas de sonorisation. Placée dans le hall de l'hôtel, la conf'. "Plus le rugby devient pro plus l'équipe de France fait amateur." Des questions générales et des réponses inaudibles. Comme ça au moins ça reste ton sur ton.
vendredi 12 mars 2010
Pendant les travaux

Bon, nous y voilà : quinze jours de Tournoi, Grand Chelem à la clé. Elections régionales, raz de marée annoncé. Autant d'occasion de prendre une claque. J'aime bien mélanger les genres. Sans compter la saison de F1 qui débute dimanche. Je comprends que le sport soit l'opium moderne du peuple parce que, franchement, vous arrivez à vous interesser aux régionales, vous ? Moi pas. Pas une seconde. Le débat est franchement minable. D'ailleurs, il n'y a pas de débat, juste des joutes à qui sortira le bon mot. Seul Real-OL m'a sorti de ma torpeur. Je sais, c'est grave. Même pas le temps d'aller voir Turner au Grand Palais. Non, je déconne. D'accord, j'irai, mais après le Tournoi, OK ?
mardi 16 juin 2009
A table !

Alerte ! Warning ! Information urgente ! La communauté "Comme Fou" se réunit en congrégation gastronomique lundi prochain, à 12 h 30, au restaurant Al Dar. Pas très loin de chez Tonton. Comme d'habitude, vous êtes tous invités à vous rejoindre. Inscrivez-vous ici même pour le Crazy Ruck III. Nous aurons de quoi échanger : le Vert dans l'Europe, le doublé au pays du "long nuage blanc" qui fume, et quelques autres évènements. Un en particulier qui devrait prolonger le débat sur le trottoir. A vous de jouer, ami(e)s, pour lundi 22 juin. Appel, appel !
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