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samedi 5 octobre 2019

Lumière froide et torride

Il n'y a rien de plus touchant que d'assister à la mise sur orbite d'un trajet artistique. A l'origine, l'idée plonge dans son terreau - ici la peinture -, prend forme lentement tableau après tableau au fil de l'inspiration, dans le silence de l'atelier, puis s'épaissit, se densifie, conceptualisée, et enfin mise en mots. Puis après quelques essais s'expose au grand jour.
Incontournable pour ceux qui se nourrissent d'art, la Galerie 181 accueille depuis jeudi dernier et jusqu'au 25 octobre à Palaiseau, patrie de George Sand, les œuvres de Gesco. A la venue chaleureuse toujours appréciée des amis accourus dès l'annonce s'ajoutait la présence d'édiles, de voyageurs, de connaisseurs et d'artistes attirés par cette œuvre ainsi mise à nu.
Après "Cités perdues", précédemment exposées, voici "Terres vaines", deuxième volet d'exploration méditerranéenne inspiré, entre autre, par les vers de T.S. Eliot, thème mis en œuvre dont on perçoit la "lumière froide et torride, dixit Philippe Guillot, ancien élève des Beaux-Arts, digne de l'incendie de Londres de Turner." On écrit difficilement compliment plus soutenu.
L'œuvre ici fait chair, au sens où chacun s'implique immédiatement dans l'expression proposée pour la faire sienne, y jeter ses passions et ses troubles, y puiser calme, luxe ou volupté au gré de ses voyages intérieurs. Chaque tableau ne serait, finalement, qu'une invitation non pas à s'éloigner dans les pas de l'artiste mais plutôt à descendre en soi trouver une sensibilité qui s'évoque, à certaines heures, mais ne se partage pas.
De près s'offrent l'épaisseur du propos, la subtilité des éclats, l'enchevêtrement des traits qui forment une histoire, l'association des couleurs. En s'écartant surgit l'explosion des tons et des formes, l'alliage magique qui donne alors vie à l'œuvre. Les peintures de Gesco, qui ont leur existence propre, nous plongent en deuxième intention dans nos songes oubliés, nos rêveries de promeneur solitaire, nos pensées les plus intimes.
L'expression picturale - mais c'est valable aussi pour d'autres supports que sont la musique, la poésie et la sculpture, par exemple - est d'abord un aller-retour entre l'artiste et lui-même. Ce qui rend, et c'est le cas pour Gesco, l'unique universel, ce qui donne une plus large dimension à l'œuvre, touche à l'indicible qui circule d'une évocation personnelle de l'artiste, ce qui est déjà beaucoup, au plaisir partagé par chacun, vibration(s) prolongée(s) que chaque regard soudain ou petit à petit enveloppe et fait sien.








dimanche 2 décembre 2018

Voix de cités

Rien n'est plus difficile que d'évoquer l'intimité artistique de la personne qu'on connait sans doute le mieux, du moins celle avec qui on partage tout depuis vingt-cinq ans. Son atelier est un espace protégé dans lequel il est impossible d'entrer sans y être invité, authentique jardin secret clos sur une manière de peindre qui lui est toute personnelle.

Ainsi il ne me sera pas possible de vous expliquer par le menu comment naissent les tableaux de l'artiste, Gesco, et la magie demeure pour moi intacte à chaque fois que sort de cet antre de couleurs et de formes une nouvelle toile. Juste vous préciser qu'elle a dépassé la dizaine et va donc exposer pour la première fois. Ce sera à Palaiseau (Essonne), dans une salle réservée à cet effet au cœur de la libraire La Fontaine aux Livres.

Cette association est un chemin naturel puisque l'inspiration de Gesco est venue durant la lecture de l'ouvrage de Delphine  Minoui intitulé «Les Passeurs de livres de Daraya». Ceux qui ont pu lire ce témoignage poignant et gorgé d'espoir comprendront pourquoi l'exposition éphémère à laquelle j'espère que vous pourrez assister samedi 8 décembre (10h/13h et 15h/19h) s'intitule «Cités Perdues».

Le style, c'est l'être, écrivons-nous en adaptant Buffon. Alors celui de Gesco est une entrée dans notre inconscient. En sonnant, il réveille chez chacun d'entre nous des images, des voyages et des perspectives à la fois nouvelles et anciennes. Il décrit à sa façon nos paysages intérieurs, ravive  quelques zones perdues, oubliées, refoulées, qu'on croyait à tort effacées et qui revivent sous ce pinceau.

A la fois originale et universelle : voici comment je qualifierais la vision de l'artiste à travers ce qui constitue une première série de onze œuvres à partager entre visiteurs choisis. Le choix des couleurs fait sens, associations aussi variées que réfléchies qui s'enrichissent à distance. J'aurai plaisir à vous retrouver, ami(e)s de la Comme Fou, devant les tableaux de cette exposition.

mardi 25 mars 2014

Le club des cinq

Vingt-cinquième Crazy Ruck, donc, en bleu pour fêter les deux Grands Chelems. Et aucune allusion politique, qu'on se le dise haut et fort. Nous étions rue Princesse, cette fois-ci encore chez celui qui est devenu notre ami David. En prime deux solides tournées de Calvados maison pour affronter sereinement le retour notable du froid en sortant. Il fallait au moins ça. Fred avait, un peu plus tôt, célébré dignement avec du Haut-Médoc l'expression "passe coudée" inventée par Ritchie sur un offload de Picamoles face à Perpignan tandis que Le Tigre annonçait sans détour l'écriture imminente et à trois mains d'un nouvel opus né de l'imagination féconde et fertile d'Antoine, absent remarqué pour cause de deuxième tour à Saint-Mandé. Benoit évoquait ses pérégrinations à Bobigny aux côtés d'un Juanito en alerte verte du côté de Palaiseau. Une pensée pour les absents : Seb descendu à Grenoble relancer "La Firme" et Vince Motorhead retenu pour de tristes raisons familiales... Un Crazy Ruck où il fut question du musée de Twickenham, des vigiles de Jean-Bouin, des arrondissements parisiens en ballottage, de revers au filet, de genou endolori, d'un enfant à venir bientôt, du Népal où se construit une école pour orphelins - projet auquel nous sommes associés -, du Grand Canyon en folie et des feux de l'amour. De quoi nous donner envie d'y revenir.

mercredi 28 novembre 2012

Bouclier de Bonus

Il  l'a reçu ! Mille sabords de mille clients... Le président de la boite s'est même déplacé pour lui remettre... Champion de France, catégories DVD et BluRay qu'il est, notre Seb national. Le voici, l'homme du futur. Ici posant avec fierté en compagnie de son trophée. Premier, sur cent magasins, à avoir atteint les mille abonnés. Et d'après ce que j'en sais, toujours en tête. Il y avait Casque d'or, lui c'est Disque d'or. Une grande fierté pour la Comme Fou que de compter dans ses rangs un authentique Champion de France. Palaiseau est ainsi placé au centre de l'actualité. Nous aurons l'occasion de fêter dignement ça, et autre chose encore, lors du Crazy Rugby du jeudi 6 décembre, midi, chez Al-Dar.

dimanche 14 septembre 2008

Ovalisques

Rosa Puente expose souvent, sourit toujours et d'un coup de poignet trouve l'ovale sous l'encre comme Ingres l'odalisque. Il y aussi du Giacometti pour l'épure de ses sculptures. Du coup, les formes charnelles et la posture nette habitent la toile comme le bronze. Rosa parle aussi et ainsi, sans même le savoir, d'un jeu, le rugby, qu'elle fait naître dans la matrice : de façon sensorielle et donc universelle. Suis allé visiter son atelier à Palaiseau, terre de Pierre Michon et de Georges Sand, et revenu les mains pleines, repu comme un ailier qui aurait touché mille ballons débordés.
A vous de savourer au clic d'en bas et d'en parler, si le coeur ovale vous en dit.