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jeudi 28 janvier 2016

Sept extra !

Antoine, Le Tigre, Ritchie, Vince, Seb, Léon et Chris raidis pour Rio et les J.-O. Bien sûr à 7... Trente-troisième Crazy Ruck, donc, et c'est Ritchie qui toussait, docteur, dites. Quant à la cervelle, ma foi, il y en avait partout. Mais pas dans les assiettes. Du foie, plutôt.

Chris a remarquablement placé Nietzsche dans l'intervalle en fin de match, Léon nous a épaté avec ses sept travaux d'Hercule de la plume alerte, Seb venait de perdre son oncle Jean - grand journaliste de sports devant l'éternel (cf. son dico chez Bordas) - et nous sommes tous passés au rouge à sa mémoire; Vince avait sorti le cigare de président, Le Tigre a testé notre culture ovale et Antoine a donné du temps de jeu effectif à cette agape de belle tenue.

Les livres avaient cours (c'est devenu notre marque pages), les options furent immédiates : coups de cœur, coups gagnants. Des envols sereins portaient haut dans le ciel vers nos Indes, nos horizons, nos projets, philosophies de vie, enchaînements chics, désirs intacts, anecdotes jaillissantes d'un Crazy Ruck fluide et saignant.

Bien sûr, nous avons décerné le prix Novès de litres et ratures, en évaluant les chances de victoires tricolores dans ce Six nations. Elles vont de une à trois, selon... Ah si, j'ai relevé un en-avant montois qui fait tache. Promesse de se revoir jeudi 24 mars, midi, Chez Henri ou au Al-Dar, selon, pour débriefer le Tournoi. D'ici là, bons matches.

samedi 26 décembre 2015

Tony à l'honneur

Regardez bien. Et surtout regardez-le dans les yeux. Tony Moggio est à l'honneur. L'ouvrage qu'il a écrit avec style, "Talonneur Brisé", aux éditions Privat, est une merveille d'espoir, de force, de résilience. Il y a dix ans une mêlée semblable à des millions d'autres. Quand la fatalité s'en mêle. Depuis, Tony évolue sur un fauteuil.

Il nous parle du rugby dans l'adversité. Son pire vis-à-vis ? Lui-même. Et de la vie comme d'un match à ne pas rater. La fraternité du jeu ? "L'effet démultiplicateur a été inchiffrable." Soutien pas mort. "Moi, obscur talonneur de série 2, infoutu de faire une touche droite, j'ai alors compris ce qu'était une "famille" (...) Un sens inné de la solidarité qui s'exprime dès qu'un membre de la fratrie se retrouve dans la nécessité. Ce fil invisible qui parcourt l'inconscient du rugby (...)".

Regardez Tony dans les yeux. Comme un talonneur va entrer en mêlée le fait. Jetez la orde des déclinistes à la poubelle, là d'où ils n'auraient jamais dû sortir. Stop! Et ainsi revivre. Voilà assez d'énergie pour attaquer l'année prochaine. Liez-vous ! Entrez...

vendredi 23 octobre 2015

Vous voyez le tableau

C'est noble comme du Gainsborough. Le grain et la pate en moins. Touchés par le grâce les Springboks dans ce jour descendant. Vont tout donner en mêlée. Dos plat. N'ont pas une large palette. Juste du vert olive et du jaune paille comme l'herbe kikuyu.

Privilégié que d'assister aux dernières séances avant la demi-finale contre les All Blacks. Fouler la pelouse de l'université du Surrey, à Guildford. Coeurs mêlée. Centre du propos, sel du combat, baromètre des volontés. On peut changer les règles, l'art lui demeure.

Il y aura deux Français à l'honneur, on l'espère, samedi à 17h. Et après aussi. L'arbitre, M. Garcès Jérôme. Pour son bâton de maréchal d'emprise. A 40 ans : une finale avant la lettre et dans l'esprit. Enfin, ce sera à lui d'en décider ; de faire en sorte que Twickenham oublie le sprint minable de Joubert de rien.

Et Pieter de Villiers, notre pilier français du Cap, notre Sud-Africain de la porte de Saint-Cloud, agent double et bienfaiteur. Un homme des reins. Il a misé sur ce défi pour obliger les All Blacks à rester au chaud, là où ça fait mal aux cuisses. A suivre...

dimanche 20 septembre 2015

Noel au Japon


Le Japon fête ça, mais c'est l'Afrique du sud qui a pris la bûche. Trêve de bêtises, Japon-Afsud, c'était cadeau. Une distribution de plaisir et de frissons. Ca fait longtemps, depuis la finale 2011, que je n'avais pas vibré comme ça. Non, je n'avais pas vibré, d'ailleurs. Disons depuis la demi-finale 1999, à Twickenham. C'est vous dire. Un pur bonheur de rugby. Comme les Ecossais avant eux, les Japonais n'ont pas voulu se satisfaire d'un match nul. Non, ils voulaient la victoire dans un panache.

Que c'était beau, que c'était grand ! 34 000 personnes debout. 10 000 pour l'Afrique du sud, le reste pour le Japon, y compris les neutres. Tous Japonais, samedi, à Brighton. Pour cette relance de 80 m, ces 20 temps de jeu, ces 5 mêlées devant la ligne, cette dernière action "large-large" et cet essai qui ressemble à celui de Serge Blanco contre l'Australie en demi-finale. Toutes proportions gardées. Mais quand même.

Ce match, on s'en souviendra longtemps et tous les quatre ans, on me demandera d'écrire quelque chose dessus. Je peux dire : j'y étais. Nous n'étions pas nombreux, les Français, en tribune de presse. Deux, me semble-t-il. Pour admirer des plaquages de fous, des coups de génie, et cette volonté de vivre jusqu'au bout, au delà du temps réglementaire. Fuck the rules, disait Webb Ellis en attaquant balle en mains. Goromaru, Sa'u, Ono, Tanaka et Hesketh sont ses héritiers.

La journée avait bien commencé, hier. Je croisais François Pienaar. Abrazo, quelques mots. George Gregan était là, lui aussi. Et Shane Williams, mon voisin de table en salle de presse. J'ai fait la connaissance de Daisuke Ohata, recordman du monde des essais. Devant Campese. Et cette heureuse journée s'est terminée avec Pieter de Villiers et Marc Dal Maso, deux hommes de "mêlée". L'un heureux côté japonais, l'autre détruit avec les Boks. Ils ont échangé, respectueux, anciens complices du XV de France. Il y avait un ciel bleu lumineux sur Brighton.

dimanche 15 mars 2015

Rome tonique

Ce n'est pas ma boisson favorite mais il faut avouer qu'un peu d'accent tonique sous la pluie de Rome n'est pas pour me déplaire. Du moment que le jeu ne reste pas devant, il peut y commencer. D'ailleurs, c'est souvent ainsi : il faut s'en mêler pour qu'avance un projet. Une fois de plus, le rôle du pilier droit s'est avéré crucial. Le législateur a beau vouloir déviriliser cette phase qu'il juste anachronique et dangereuse, si peu spectaculaire et chronophage, il se fourre le doigt dans le fondement du jeu. Quand une équipe bafouille son rugby, relâche les ballons, se perd un peu dans ses lignes, rien ne vaut une bonne poussée pour recadrer l’ensemble. C’est finalement Jacques Fouroux qui avait raison. «Mêlée ! Mêlée !» hurlait-il à ses joueurs durant les entraînements sur le terrain boueux, ou gorgé d’eau après l’apéro, du château Ricard, séances de joug souvent terminées à la nuit tombée, sous les chênes. Qui n’étaient pas de télévision, à cette époque-là... Voilà où nous en sommes aujourd’hui : à nous extasier pour une relance de Spedding, un roulé-moulé de Bastareaud au pied des poteaux pour l’essai du gros score, sdes mêlées qui explosent l’adversaire. Jacques, si tu regardes ce blog, un peu d’indulgence, s’il te plaît ! Longtemps, toi et moi, nous avons bataillé parce que je pensais qu’une attaque de génie valait dix mêlées à la postérité. Dimanche, à Rome, il n’en a fallu que trois, de mêlées, pour briser les cuisses italiennes, changer la face de match jusque là médiocre, redonner confiance aux petits Bleus qui sont en deuxième division mondiale et densifier le score. Est-ce le début - enfin - d’une aventure ? Est-ce seulement ponctuel ? Et surtout, sera-ce suffisant samedi prochain à Twickenham ? Tu en penses quoi, toi ?

jeudi 17 janvier 2013

Bistrot de Gilles

Le vingtième Crazy Ruck réunissait Benoit, Jean-Charles dit Juanito, Nemer dit Le Tigre, Frédéric, Séb, Antoine et Ritchie au Bistrot d'Henri. Mais comme il fut souvent question de Gilles, nous avons décidé de le rebaptiser.
Sur la droite, en bas, vous apercevez une carte du Nepal, portion Pokhara-Jomoson. L'occasion d'évoquer, en appréciant les mille clichés pris par Mina qui défilèrent sur l'ordinateur entre l'os à moelle et le café, le voyage de Ritchie autour des Annapurna.
Un trek bis rue de la soif en toute amitié, deux heures que nous n'avons pas vues passer et que certains ont prolongées jusqu'à la tombée du jour, un regroupement légérement cinglé pour poser les bases du prochain camp pour dans deux ans...
Nous avons évoqué Beni (oui, oui, Antoine, je sais...), Bouddha, Kama et Sutra associés au centre pour la plus grande joie de Séb déchainé comme Django, les gigas à l'ail de Juanito, la veste de Benoit tandis que Fred revenait sur 'Square one' jpeg à l'appui. Quant au Tigre, il prépare sa rentrée télévisuelle en lançant l'invitation au Super Bowl quelques heures après Italie-France... A suivre...

dimanche 21 mars 2010

Flair d'Anglais


Le monde à l'envers. Les Anglais qui relancent de partout et nous plantent un essai tout en passes millimétrées, les Français au gros pack, à l'énorme mêlée, à l'immense défense. Et la pluie, cette pluie so british. Il tombait des chats et des chiens sur Saint-Denis. Comme en 2003 à Sydney. Mais cette fois-ci, les Tricolores l'ont emporté, 12-10, en serrant les fesses jusqu'au bout de la nuit. La malédiction est exorcisée. En tout cas, ça fait du bien d'y croire à dix-sept mois et demi du Mondial 2011.